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Strasbourg: la famille de l'octogénaire mort aux urgences demande des réponses

logo de BFMTV BFMTV il y a 2 jours Lola Colomba et Sarah Boumghar

Les proches de la victime envisagent de déposer plainte.

L'entrée des urgences du nouvel hôpital civil de Strasbourg. © BFMTV L'entrée des urgences du nouvel hôpital civil de Strasbourg.

Il avait passé près de vingt heures sur un brancard. Un octogénaire est mort le 1er septembre dernier, alors qu'il se trouvait au sein du service des urgences du Nouvel hôpital civil de Strasbourg. Sa famille envisage aujourd'hui de porter plainte pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

"Ce patient a été découvert, à la fin de sa prise en charge il est bien indiqué "découvert mort", alors que des démarches auraient dû être faites puisque c'était un patient connu des services de l'hôpital, et notamment du service urologie. Il aurait dû être transféré plus tôt, selon la famille, dans le service concerné", avance l'avocat de la famille de la victime, maître Mathieu Airoldi, au micro de BFM Alsace.

"On a le sentiment qu'il a été abandonné"

Ce dernier indique par ailleurs qu'une partie du dossier a été transmise par le chef du service des urgences à la famille. "Cette transmission pose question puisqu'il est indiqué que les urgences auraient contacté l'urologie et que l'urologie aurait répondu qu'il n'y avait pas de place", a-t-il raconté.

Or, toujours selon maître Mathieu Airoldi, le chef du service d'urologie aurait indiqué qu'il n'avait pas été contacté par le service des urgences à ce propos. "On a un peu le sentiment que ce monsieur a été abandonné parce que trop de travail -on connaît tous la surcharge de l'hôpital actuellement- mais sans véritable prise en charge aux urgences et sur ça, la famille veut des lumières", a ajouté l'avocat.

Ce dernier affirme que la famille de la victime "n'est pas dans une logique de vengeance", mais "dans une logique de questionnement et de volonté d'avoir des réponses sur ce décès.

36 heures avant sa mort, un droit d'alerte avait été déposé par des personnels de l'hôpital pour dénoncer leurs conditions de travail. Au mois de mars dernier, un premier patient était décédé dans le même service après avoir attendu d'être pris en charge pendant une douzaine d'heures.

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