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Vincent Lambert : l'arrêt des traitements a commencé, le décès devrait intervenir d'ici quelques jours

logo de leJDD leJDD 20/05/2019 Redaction JDD
Le médecin Vincent Sanchez du CHU de Reims a annoncé lundi à la famille l'arrêt de soins de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans. © Sipa

Le médecin Vincent Sanchez du CHU de Reims a annoncé lundi à la famille l'arrêt de soins de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans.

Le médecin Vincent Sanchez du CHU de Reims a annoncé lundi à la famille l'arrêt de soins de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans.

L'arrêt des soins de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis plus de 10 ans, a débuté lundi matin au CHU de Reims. "C'est une honte, un scandale absolu, ils n'ont même pas pu embrasser leur fils", a réagi auprès de l'AFP Me Jean Paillot, avocat des parents, farouchement opposés à l'interruption des traitements, qui a commencé lundi matin à l'hôpital Sébastopol sur décision du médecin Vincent Sanchez. "C'est des monstres! Des monstres! C'est des nazis!", a lancé en larmes depuis une voiture Viviane Lambert, la mère de Vincent, en passant devant le CHU de Reims. 

Les avocats des parents ont annoncé trois nouveaux "recours"

Le Dr Sanchez "en violation de tous ses devoirs et de ce qu'il avait laissé croire, vient d'annoncer à la famille qu'il avait initié le processus de mort sans préavis, sans tenir compte des recours, sans tenir compte des mesures provisoires. (...). Le coup de force continue. Il est encore temps d'arrêter cette folie", écrivent dans un communiqué Me Paillot et Me Jérôme Triomphe, également avocats des parents.

"L'arrêt des traitements" et "la sédation profonde et continue" ont été "initiés ce matin", a écrit le Dr Sanchez, chef de service des soins palliatifs, dans un mail à la famille dont l'AFP a obtenu copie. "Dans cette période douloureuse, j'espère pour Monsieur Vincent Lambert que chacun saura ouvrir une parenthèse et se rassembler, auprès de lui, afin que ces moments soient le plus paisibles, intimes et personnels possible", ajoute ce médecin.

Les avocats des parents ont annoncé dimanche trois nouveaux "recours" contre cette décision, visant notamment le Dr Sanchez, dont ils réclament la radiation. Sur RTL lundi matin, Me Paillot a détaillé ces recours :

  1. Le Conseil d'Etat a été saisi ;
  2. la Cour européenne des droits de l'homme a été saisie ;
  3. L'avocat s'est dit "sur le point de saisir la cour d'appel de Paris".

Le 31 janvier 2019, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a validé la procédure d'arrêt des soins lancée par le CHU. Saisis par les parents, le Conseil d'Etat puis la CEDH ont confirmé cette décision en avril. Le 11 mai, le médecin traitant de Vincent Lambert a annoncé à la famille l'interruption des traitements la semaine du 20 mai.  

Avec l'arrêt simultané de l'hydratation et de l'alimentation, la mort survient aux alentours d'une semaine

Comment les traitements vont-ils être arrêtés? Les médecins vont stopper la nutrition et l'hydratation artificielles qui sont prodiguées à Vincent Lambert, tout en mettant en oeuvre une "sédation profonde et continue" jusqu'à sa mort. Cette procédure est encadrée par la loi Claeys-Leonetti de 2016, qui interdit l'euthanasie et le suicide assisté mais autorise l'arrêt des traitements en cas "d'obstination déraisonnable".

Selon cette loi, les traitements peuvent être "suspendus" lorsqu'ils "apparaissent inutiles, disproportionnés ou lorsqu'ils n'ont d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie". La décision doit être prise par les médecins de façon "collégiale".

Dans le cas de personnes qui ne peuvent pas exprimer leur volonté, comme Vincent Lambert, la "sédation profonde et continue jusqu'au décès" est "une mesure de précaution" pour être sûr "que le patient ne souffre pas", selon des recommandations publiées l'an dernier par la Haute autorité de santé (HAS).

Pour la sédation, on utilise le midazolam en voie intraveineuse. Ce médicament de la famille des benzodiazépines est puissant et son action rapide. Avec l'arrêt simultané de l'hydratation et de l'alimentation, la mort survient aux alentours d'une semaine, explique à l'AFP le Dr Bernard Devalois, spécialiste des soins palliatifs à la maison de santé protestante de Bordeaux Bagatelle.

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