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Procès pour viols: Georges Tron acquitté

logo de BFMTV BFMTV 15/11/2018 M.J. avec AFP

L’avocat général avait requis six ans de prison ferme contre l'ex-secrétaire d'État et maire en exercice de Draveil, Georges Tron, pour les viols de deux de ses anciennes employées.

Georges Tron le jour de son procès, le 15 novembre 2018 à Bobigny © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP Georges Tron le jour de son procès, le 15 novembre 2018 à Bobigny

Plus de sept ans après le début de l'affaire ayant entraîné sa démission du gouvernement, l'ex-secrétaire d'État et actuel maire de Draveil Georges Tron a été acquitté ce jeudi par la cour d’assises de Bobigny.

Il était jugé pour les viols de deux anciennes employées municipales. Virginie Ettel et Éva Loubrieu l’accusaient de leur avoir, avec la complicité de la co-accusée Brigitte Gruel, imposé des attouchements et des pénétrations digitales entre 2007 et 2010. Brigitte Gruel, ex-adjointe à la Culture de Georges Tron à la mairie de Draveil, a également été acquittée.

À l'annonce du verdict, l'une des plaignantes, Virginie Ettel, a fait un malaise. Les secours sont en cours d'intervention.

Quatre semaines de débats

Six ans de prison ferme avaient été requis mercredi contre Georges Tron, et quatre ans avaient été réclamés contre Brigitte Gruel. Au cours des quatre semaines de débat aux assises de Seine-Saint-Denis, les deux accusés ont toujours clamé leur innocence.

La durée des débats a été relativement exceptionnelle, trois jours étant généralement consacrés à un dossier de viol - et des dizaines de personnes ont été entendues.

Le scandale avait contraint Georges Tron à démissionner le 29 mai 2011 de son poste de secrétaire d'État à la Fonction publique du gouvernement Fillon.

"Système Tron"

Au cours des débats, le président de la cour d'assises, Philippe Coirre, avait une seule fois mis en garde les accusés: plusieurs témoins ont rapporté qu'il y avait un "climat sexualisé" à la mairie "qui pourrait rendre plausibles les scènes décrites" par les plaignantes. Georges Tron a reconnu uniquement un "flirt" avec une ex-attachée parlementaire et une relation extraconjugale -toujours en cours- avec son adjointe à l'Urbanisme Sylvie Doncarli.

Pour l'avocat général, l'élu a "abusé de son pouvoir avec ses subordonnées" puis tenté de "politiser une affaire purement sexuelle" en dénonçant un complot. L’élu de l’Essonne s'est en effet dit convaincu que les plaignantes avaient été “déçues” de ne pas obtenir ses faveurs amoureuses et avaient été manipulées par ses ennemis politiques, les frères Philippe et Jacques Olivier, figures centrales de l’ex-Front national.

Comme les parties civiles, l'avocat général a dénoncé un "système Tron", où la pratique par le maire de la réflexologie plantaire servait de "piège" pour toucher les femmes et leur imposer davantage.

Le ministère public s'était jusque-là toujours opposé au renvoi devant les assises de l'élu et de son ex-adjointe. La tenue d'un procès avait finalement été décidée en 2014 par la chambre de l'instruction.

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