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À Ramallah, des centaines de Palestiniens continuent de demander le départ de Mahmoud Abbas

logo de RFI RFI 11/07/2021 RFI
Rassemblement dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie occupée le 11 juillet 2021. © AFP - ABBAS MOMANI Rassemblement dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie occupée le 11 juillet 2021.

Les jours passent et se ressemblent. Une nouvelle manifestation contre le gouvernement a eu lieu ce dimanche en fin d’après-midi 11 juillet à Ramallah, le siège de l’autorité palestinienne en Cisjordanie Occupée. Des centaines de Palestiniens ont bravé la peur des arrestations, des violences, de la répression, pour se faire entendre et demander le départ de leur président et la fin des dérives autoritaires du gouvernement. Cette fois, elle s'est déroulée « dans le calme », mais une importante présence policière encadrait les manifestants. Si le mouvement prend de l’ampleur également aux quatre coins du territoire (Hébron, Naplouse, Bethleem ou Jénine) c’est à Ramallah qu'il est le plus important et le plus réprimé.

Avec notre correspondante à Ramallah, Alice Froussard

Il a été arrêté, battu sévèrement, sa femme aussi, alors qu’elle se trouvait avec leurs trois enfants devant le commissariat. Et son père de 77 ans, qui s’est pris du gaz poivré sur le visage, a été hospitalisé. C’était il y a une semaine, mais Ubai al-Abudeh, directeur du centre Bisan, une organisation de recherche et développement, était dans les rues pour manifester ce dimanche.

«  Pour nous, c’est aberrant, explique-t-il. Et nous exigeons qu’ils rendent des comptes, à tous les niveaux du gouvernement. Je pense qu’on est sous dictature. Le pire, c’est que c’est une dictature sous occupation. Ce que nous demandons, c’est que Mahmoud Abbas laisse son siège, et on le demande démocratiquement. »

► À lire aussi : Territoires palestiniens : manifestation à Ramallah pour demander le départ de Mahmoud Abbas

Plusieurs personnes le saluent, lui demandent comment il va, mais ils sont presque une vingtaine comme lui à avoir été arrêtés ce fameux lundi.

Depuis, l’Autorité palestinienne est restée silencieuse. Mais Ousama Bdeir, un dentiste à Ramallah, l’affirme : les habitants continuent de descendre dans les rues malgré le risque d’arrestation : « Et ce n’est pas seulement le fait d’être arrêté, c’est aussi toute cette violence. La plupart des personnes ici ont été battues par la police en civil. Donc je me sens heureux quand je vois mes collègues venir même après avoir été violentés ou arrêtés. »

Sur la place, toujours ces pancartes, « dégage Abbas », et des portraits de Nizar Banat, le célèbre militant tué le 24 juin. Et au loin, sur les immeubles de Ramallah, une vieille bannière avec un portrait du président parlant de sa légitimité.

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