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Albert sans Charlène à la Fête du prince : c’est peut-être un détail pour vous

logo de Le Monde Le Monde 28/11/2021 Marc Beaugé

Mais pas pour Marc Beaugé. Dans la Principauté monégasque, on célébrait, le 19 novembre, la Fête nationale de Monaco. Mais sans son épouse absente pour raisons de santé, Albert II et les siens n’étaient pas d’humeur très festive…

L’hymne à la joie

Regardez comme ils s’éclatent. La semaine passée, à Monaco, la famille princière au grand complet, ou presque – l’absence de la princesse Charlène, hospitalisée pour divers soucis de santé, n’est pas passée inaperçue –, ­célébrait la Fête du prince, soit la Fête nationale de la Principauté. Au programme ? Trois jours de dîners mondains, de célébrations religieuses, de pince-fesses diplomatiques, de shows pyrotechniques et, surtout, d’euphorie collective.

Protection rapprochée

Pour l’occasion, Albert a sorti le grand jeu. Il a revêtu en effet l’uniforme de la Compagnie des carabiniers du Prince, ­fondée en 1817. Forte de 119 hommes, elle comprend une formation musicale, un groupe de plongeurs sous-marins et un peloton motocycliste, et a pour mission principale d’assurer la garde du palais et de veiller à la sécurité du souverain et de ses proches. Mais pourquoi le prince porte-t-il l’uniforme de la compagnie censée assurer sa propre sécurité ? Sans doute parce qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même.

Son truc en plumes


Vidéo: Monaco: la princesse Charlène ne participera pas à la fête nationale (BFMTV)

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Sur la tête du jeune prince Jacques, 6 ans, est posé un casque orné d’un spectaculaire plumet blanc et rouge, baptisé « casoar ». Pourquoi ? En 1855, à l’occasion de la venue de la reine Victoria en France, l’empereur Napoléon III imposa aux élèves de Saint-Cyr, qui défilaient devant elle, le port d’un plumet blanc et rouge sur leur habituel couvre-chef.

Peu séduits par cette accessoirisation, les saint-cyriens le surnommèrent immédiatement « casoar », en référence à l’oiseau d’Australie du même nom, tout juste introduit au Jardin d’acclimatation, à Paris, et lui aussi affublé d’un drôle de casque à plumes.

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Jeter l’encre

Puisque nous parlons animaux, nous ne résistons pas à orienter notre regard sur les pieds de Stéphanie de Monaco. Les ballerines ? Non. Sur la cheville gauche de la princesse figure, dans une encre délavée, un dauphin. Ce tatouage-là, le premier des neuf réalisés par Stéph’ au fil des ans, nous offre l’occasion de rappeler que les tatouages furent un temps l’apanage des aristocrates. Au XIXe siècle, d’aucuns se rendaient même au Japon pour se faire tatouer par un maître tatoueur, comme le firent le futur roi d’­Angleterre George V, le tsar Nicolas II, ou plusieurs membres de la famille royale du Danemark.

Patte blanche

Finalement, la plus sobre de la famille, et d’assez loin, était bien Caroline de Hanovre. Habillée d’un manteau Chanel et chaussée d’escarpins de la même maison, celle-ci avait même pris soin d’­enfiler des gants blancs. Impeccable ? A un détail près, tout de même. S’il est tout fait autorisé d’ôter son gant droit dans le cadre d’une cérémonie, notamment dans la perspective de serrer une main, le protocole prévoit en effet que le gant enlevé soit strictement tenu en main gauche. On mettra cet impair sur le compte de l’euphorie.

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