Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Attentat contre une base française au Mali

logo de Le Figaro Le Figaro 23/07/2019 Tanguy Berthemet
© PHILIPPE DESMAZES/AFP

Une attaque à la voiture piégée a frappé, lundi, le camp militaire de Gao, principale base de l’opération Barkhane. «Il y a eu une attaque par un VBIED (véhicule piégé) à 15h45 à l’entrée de la partie française du camp de Gao», a confirmé l’état-major français. Le bilan de cet attentat n’est pas totalement établi. Selon l’armée française, «trois militaires français et estoniens ont été blessés». Ils ont été pris en charge par l’hôpital militaire de la base et leurs jours ne sont pas en danger.

Les soldats estoniens font partis des contingents des casques bleus de la mission de l’ONU (Minusma) qui, avec l’armée malienne, partagent le camp de Gao. Cette cinquantaine d’hommes assure notamment la protection de la base.

Une source militaire malienne a affirmé à l’AFP, qu’«il y a aussi eu des victimes, plusieurs blessés, dans le camp malien qui se trouve à côté de la partie française du camp, dont deux enfants de moins de huit ans».

Des attaques aux véhicules piégés assez rares au Mali

Le raid aurait été conduit par trois kamikazes dans une voiture peinte aux couleurs de l’ONU. Les attaques aux véhicules piégés restent relativement rares au Mali. Il y a un an, en juillet 2018, des soldats français de Barkhane en patrouille avaient été visés à Gao par une attaque à la voiture piégée, qui avait fait quatre morts et une vingtaine de blessés civils. En janvier 2017, une nouvelle fois à Gao, un 4X4 remplis d’explosif avait sauté au cœur d’une base regroupant d’anciens mouvements rebelles signataires avec le gouvernement malien d’un accord de la paix faisant entre 54 et 77 morts.

Mais l’offensive terroriste la plus spectaculaire reste celle qui a touché en avril 2018 le vaste camp de l’ONU et de la force française Barkhane à Tombouctou, dans le nord du Mali. Les djihadistes avaient tenté de s’emparer des lieux. Dans cet assaut de quatre heures, un casque bleu avait été tué et sept militaires français blessés.

Publicité
Publicité

Plus d'info : le figaro.fr

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon