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À la Une: soulagement après la condamnation des meurtriers d’Ahmaud Arbery

logo de RFI RFI 25/11/2021 Marie Normand
Travis McMichael, accusé du meurtre d'Ahmaud Arbery, au palais de justice de Brunswick, dans l'État américain de Géorgie, le 23 novembre 2021. © POOL GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP Travis McMichael, accusé du meurtre d'Ahmaud Arbery, au palais de justice de Brunswick, dans l'État américain de Géorgie, le 23 novembre 2021.

Mercredi 24 novembre, trois Américains blancs ont été reconnus coupables du meurtre du joggeur afro-américain Ahmaud Arbery. Pour le Miami Herald, cela n'a pas seulement été un soulagement, mais une véritable « expiration », après des semaines d'inquiétudes. La famille craignait que la défense ne parvienne à influencer un jury majoritairement blanc. L'avocate de la défense était allée jusqu'à décrire les « ongles d'orteil sales » de la victime pour justifier la réaction de ses clients, rappelle le journal.

Pour le Daily News, à New York, c'est « une leçon à une Amérique habituée à sauter par réflexe sur des conclusions politiques erronées ». Quelques jours après avoir reconnu l'acte de « Kyle Rittenhouse comme un acte de légitime défense, un autre jury a rejeté à juste titre des demandes de légitime défense sans fondement. Et quelques jours seulement après que certains défenseurs et hommes politiques ont déclaré le système judiciaire américain incapable de rendre justice dans une affaire à connotation raciale (...) ce même système a condamné trois hommes blancs pour le meurtre d'un homme noir ». De quoi « restaurer la confiance dans le système judiciaire », renchérit le Washington Post.

Un meurtre qui s’apparente à un « lynchage »

Et maintenant ? C’est la question posée par le Savannah Morning News. Le journal rappelle que les trois condamnés peuvent et vont probablement faire appel. Le Washington Post estime en tout cas que « justice est rendue », mais rappelle que « le meurtre d'Arbery a failli être étouffé par les autorités de Géorgie. Les trois hommes sont restés en liberté pendant plusieurs semaines, et les procureurs initialement chargés de l'affaire ont soutenu que la fusillade ne constituait pas un véritable crime », avant la publication d'une vidéo qui a suscité l'émoi et entraîné ces arrestations. Pour USA Today, la « tâche de parvenir à l'égalité raciale reste inachevée tant qu'il existera des coins de la société où un Ahmaud Arbery peut être tué », « pour aucune autre raison que celle de la couleur de sa peau ». Un meurtre qui selon le journal présente toutes les caractéristiques d'un « lynchage ».

Nouvelle vague d'arrestations au Nicaragua

Au Nicaragua, une nouvelle voix critique a été arrêtée il y a trois jours. Il s’agit d’Edgar Parrales, ancien représentant du Nicaragua auprès de l'Organisation des États américains (OEA). Ce politologue de 79 ans, ancien sandiniste, a l'habitude de donner son avis sans cacher son identité. Selon La Prensa il est le détenu le plus âgé de cette vague d'emprisonnement débutée il y a 181 jours.

Chili : l’équipe de campagne d’un candidat agressée

Direction le Chili, maintenant, où la campagne pour le second tour de la présidentielle, le 19 décembre, est lancée. La presse chilienne fait sa Une sur les incidents qui ont émaillé, mercredi, un déplacement du candidat d'extrême droite José Antonio Kast, arrivé en tête du premier tour. « Son attachée de presse [une femme enceinte] a été bousculée et un de ses principaux conseillers s'est fait cracher dessus », écrit La Tercera. Le candidat a dû quitter cette activité de campagne dans le sud de Santiago, « sous les insultes et les cris », « escorté par la police ». Des œufs ont été jetés sur sa voiture. José Antonio Kast considère que tout était « organisé ». Son adversaire a appelé au dialogue et rejeté cette agression, qualifiée de « violente » par El Mercurio.

Mexique : 3 200 visas humanitaires accordés

Au Mexique, l'Institut national des Migrations accorde plus de 3 200 visas humanitaires à des migrants qui traversent actuellement son territoire. Cette nouvelle caravane de migrants se trouve actuellement à Veracruz, selon La Razon. Le journal précise que ce visa leur permet « d'accéder à un emploi, de se déplacer dans le pays sans aucun problème » et de poursuivre leur processus de demande d'asile. Une autre caravane composée d'Haïtiens partira vendredi de Tapachula, au sud du pays, à la frontière avec le Guatemala, explique le même journal. Il précise que 40 000 personnes originaires d'Haïti ont déjà déposé une demande d'asile au Mexique et attendent une réponse de la Commission mexicaine d'aide aux réfugiés.

Selon Milenio, les États-Unis « vont commencer à remettre en œuvre le Protocole de protection des migrants de l'ancien président Donald Trump, plus connu sous le nom de Stay in Mexico [« Rester au Mexique »] dans les villes de San Diego, Brownsville et El Paso, qui bordent respectivement Tijuana, Matamoros et Ciudad Juárez ». Ce protocole contraint les migrants « à rester sur le territoire mexicain pendant que les autorités américaines étudient leurs demandes d'asile ». La Cour suprême avait donné raison en août à un juge du Texas. Pourtant, note Milenio, « le Mexique n'a pas encore accepté les conditions ordonnées par la Cour suprême. L'efficacité de la politique dépendra donc de la volonté du Mexique d'accepter les migrants renvoyés ».

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