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Émeutes de New Delhi: arrestation de militants contre la réforme de la loi sur la citoyenneté

logo de RFI RFI 17/09/2020 RFI
Emeutes à New Delhi, 24 février 2020, entre partisans et opposants d'une loi controversée sur la citoyenneté. © REUTERS/Danish Siddiqui Emeutes à New Delhi, 24 février 2020, entre partisans et opposants d'une loi controversée sur la citoyenneté.

En Inde, la police de New Delhi vient de mettre en examen 15 personnes pour complot criminel et sédition, les accusant d’avoir planifié les violences communautaires entre hindous et musulmans qui ont eu lieu en février dernier, et qui avaient coûté la vie à 53 personnes. Ces mises en examen sont dénoncées par une partie de la société civile, car tous ces accusés sont des militants contre la loi controversée du gouvernement sur la citoyenneté, et aucun hindouiste n’a été inquiété, alors qu’il a été prouvé qu’ils ont incité voire participé aux violences.

De notre correspondant en IndeSébastien Farcis

Le dossier de mise en examen se veut convaincant. 17 000 pages où la police de New Delhi soutient la thèse que les violences communautaires de New Delhi ont été préparées pendant des semaines par ces 15 militants et membres de l’opposition, qui ont en commun d’être opposés à la loi controversée sur la citoyenneté.

Il sont ainsi accusés de complot criminel, sédition et meurtre. Cela permet à la police de la capitale qui dépend du ministère de l’Intérieur, d’entacher tout un mouvement pacifique qui représenta, en fin d’année dernière, la plus importante opposition populaire au gouvernement depuis 6 ans.

Cependant, beaucoup dénoncent une enquête biaisée, comme l’avocat de la Cour suprême, Prashant Bhushan : « La police affirme que le groupe WhatsApp de solidarité aux manifestations a servi à comploter contre la nation, mais il n’était question que d’actions pacifiques. Par contre, des membres du parti au pouvoir, comme Kapil Mishra ont été filmés en train d’appeler à la violence contre les manifestants, et ils ne sont même pas interrogés par la police. La police ne cherche pas à punir les comploteurs, elle complote pour punir des manifestants pacifiques qui s’opposent au gouvernement ».

Un ancien chef de la police a critiqué cette immunité dont jouissent trois membres du parti nationaliste hindou. Ils avaient publiquement incité leurs partisans à attaquer les manifestants.

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