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Congo-Brazzaville: le PCT revient sur l’absence des chefs d’État au sommet de Montpellier

logo de RFI RFI 15/10/2021 RFI
Le président français Emmanuel Macron entouré de jeunes Africains à Montpellier, lors du sommet Afrique-France le 8 octobre 2021. © AFP - LUDOVIC MARIN Le président français Emmanuel Macron entouré de jeunes Africains à Montpellier, lors du sommet Afrique-France le 8 octobre 2021.

Le Parti congolais du travail (PCT), au pouvoir au Congo-Brazzaville, n’a pas encore digéré l’organisation, du 7 au 9 octobre 2021, à Montpellier du sommet Afrique-France qui n’a réuni que le président français et la jeunesse africaine.

Avec notre correspondant à Brazzaville, Loïcia Martial

Pour le Parti congolais du travail (PCT), il s’est plutôt agi d’une simple réunion et non d’un sommet. Son secrétaire permanent à la communication et porte-parole, Parfait Iloki, se demande ce qui adviendrait si un dirigeant africain avait eu une telle initiative en faisant venir la jeunesse française : « Bien sûr que la jeunesse africaine est représentative, mais dans quel cadre ? Ici, il s’agit d’un sommet. Mais, pour nous c’est une réunion. Ce n’est pas du tout un sommet parce que la définition ne vient pas du Parti congolais du travail. Un sommet c’est la réunion supérieure entre chefs d’État, selon la Convention de Vienne », a tempêté le porte-parole du PCT. 

« Vous pouvez aussi vous poser la question de savoir ce que ferait la France si c’était un chef d’État africain qui avait organisé ce type de sommet avec des ONG françaises cooptées en France et amenées en Afrique, à coup de billets payés, pour réfléchir sur l’avenir de la France ? », s’est encore interrogé Parfait Iloki. 

« Nous nous sommes interrogés »

« Les relations internationales sont aussi simples qu’il faut les interpréter simplement. C’est la vraie question. Sinon, pour le reste, on est en démocratie, les gens peuvent se réunir n’importe quand et n’importe comment. Ce n’est que normal », a souligné le porte-parole du PCT après avoir lu une déclaration de protestation devant la presse. 

« Là, il s’agit d’un chef d’État qui réunit les peuples africains. Encore que s’il s’agit de la diaspora africaine, ou de la diaspora congolaise en ce qui nous concerne, basée en France c’est une autre paire de manche. Mais, il s’agit des Africains qui ont été cooptés en Afrique, transportés en Europe pour une réunion. Bon ! Nous nous sommes interrogés simplement », a enfin conclu M. Iloki. 

►À lire aussi Quel rôle pour la diaspora dans la nouvelle relation Afrique-France?

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