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Des chercheurs alertent sur la mort de certains des plus vieux baobabs d'Afrique

logo de Franceinfo Franceinfo 12/06/2018 Franceinfo

Note de l'éditeur : La société de demain se construit aujourd'hui. Ses piliers : égalité des sexes, inclusion économique, droits des minorités, écologie, laïcité, bioéthique. Microsoft News vous fait vivre ces révolutions du quotidien. Retrouvez chaque jour les histoires de celles et ceux qui font évoluer la société.

© Fournis par Francetv info

Selon eux, neuf des treize plus vieux baobabs sont entièrement ou partiellement morts lors de ces douze dernières années.

"Il est choquant et spectaculaire d'assister au cours de notre vie à la disparition de tant d'arbres d'âges millénaires". Adrian Patrut, de l'université Babes-Bolyai en Roumanie, et d'autres chercheurs alertent sur la mort de certains des plus vieux baobabs d'Afrique, dans une étude publiée par la revue Nature Plantslundi 11 juin. Ils supposent que le réchauffement climatique pourrait être la cause de cette disparition "d'une ampleur sans précédent".

"Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, les grands baobabs d'Afrique australe ont commencé à mourir, mais depuis 10/15 ans, leur disparition a rapidement augmenté à cause des températures très élevées et de la sécheresse", poursuit Adrian Patrut. Au cours des 12 dernières années, neuf des treize plus vieux baobabs sont partiellement ou totalement morts, selon l'étude.

Morts dans une région où le réchauffement climatique est rapide

Parmi les victimes, trois monstres symboliques : Panke, originaire du Zimbabwe, le plus vieux baobab avec 2 450 ans au compteur ; l'arbre de Platland d'Afrique du Sud, l'un des plus gros du monde, avec un tronc de plus de 10 mètres de diamètre ; et le célèbre baobab Chapman du Botswana, sur lequel Livingstone grava ses initiales, classé monument national.

Les chercheurs n'ont étudié qu'une soixantaine de baobabs, les plus grands d'Afrique (et donc généralement les plus vieux) pour tenter, au départ, de percer le secret de leur longévité. C'est ainsi qu'ils ont découvert, sans s'y attendre, leur disparition massive."Avant de commencer nos recherches, nous avions été informés de l'effondrement du baobab Grootboom en Namibie mais nous pensions que c'était un événement isolé", explique Adrian Patrut.

"Ces décès n'ont pas été causés par une épidémie", affirment les auteurs de l'étude, qui suggèrent que le changement climatique pourrait affecter la capacité du baobab à survivre dans son habitat. La région dans lesquelles les arbres millénaires sont morts "est l'une de celles où le réchauffement est le plus rapide en Afrique". Reste que "d'autres recherches seront nécessaires pour soutenir ou réfuter cette hypothèse".

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