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Des parlementaires occidentaux se mobilisent pour les prisonniers politiques en Egypte

logo de Liberation Liberation 21/10/2020 Hala Kodmani
Le président égyptien, Abdel Fatah al-Sissi, le 26 février. © Amr Abdallah Dalsh Le président égyptien, Abdel Fatah al-Sissi, le 26 février.

Des élus américains et européens exhortent Abdel Fatah al-Sissi à mettre un terme à sa politique contraire aux droits humains.

Deux appels publics, en quarante-huit heures, viennent d’être adressés au président égyptien Abdel Fatah al-Sissi, s’alarmant du sort des prisonniers d’opinion qui croupissent dans ses geôles. Ils émanent de centaines de parlementaires américains et européens.

Dans une première lettre, diffusée lundi à Washington, une cinquantaine de membres démocrates du Congrès ont fait savoir au «dictateur préféré» de Donald Trump (comme celui-ci a surnommé le président égyptien) que les atteintes aux droits humains ne seront pas tolérées si Joe Biden est élu. Mercredi, c’était au tour de plus de 200 parlementaires européens, dont 84 eurodéputés et 138 membres des Parlements nationaux, y compris 80 élus français, de s’adresser à Abdel Fatah al-Sissi.

Intérêts privilégiés

Première mobilisation de cette ampleur, l’initiative coordonnée des parlementaires revient sur les exigences maintes fois formulées ces dernières années par les organisations des droits de l’homme. Elle vise à mettre un terme à la détention injuste de plusieurs avocats, journalistes, activistes et défenseurs des droits. Parmi eux, les militants Ramy Shaath et Zyad el-Elaimy, en détention préventive depuis plus d’un an ; Alaa Abdel Fatah, emprisonné depuis deux ans (dont la sœur Sanaa Seif a été arrêtée à son tour pour avoir protesté devant la prison de Tora contre les conditions de détention de son frère). Les lettres des parlementaires citent également les noms d’avocats emprisonnés pour avoir défendu des cas de disparitions forcées ou de journalistes arrêtés pour leurs articles critiques du pouvoir égyptien.

An Egyptian court handed down a 15-year jail term to the prominent pro-democracy campaigner Alaa Abdel-Fattah on 11 June, on charges of organizing an unauthorized protest. It was the latest such conviction for a pro-democracy activist who had been prominent in the 2011 ouster of former president Hosni Mubarak. Abdel-Fattah was also charged with attacking a police officer and stealing his walkie-talkie; inciting riot and damaging public property during a protest he staged in November against the referral of © NurPhoto An Egyptian court handed down a 15-year jail term to the prominent pro-democracy campaigner Alaa Abdel-Fattah on 11 June, on charges of organizing an unauthorized protest. It was the latest such conviction for a pro-democracy activist who had been prominent in the 2011 ouster of former president Hosni Mubarak. Abdel-Fattah was also charged with attacking a police officer and stealing his walkie-talkie; inciting riot and damaging public property during a protest he staged in November against the referral of

Des copies de ces appels ont été envoyées aux gouvernements dans les pays concernés, y compris au Quai d’Orsay et au haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, Josep Borrell. Car il est évident que les exhortations de parlementaires européens et américains, quel que soit leur nombre ou leur importance, ne touchent pas le président Al-Sissi. Tant que ces violations n’affectent en rien ses relations et ses intérêts privilégiés avec les pays occidentaux, il y a peu de chances qu’il mette fin à sa politique répressive.

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