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Invasion russe: le Congrès américain débloque 40 milliards de dollars pour l’Ukraine

logo de Liberation Liberation 19/05/2022 LIBERATION, AFP, Estelle Aubin
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky pose avec des membres du Congrès américain à Kyiv. © Présidence ukrainienne Le président ukrainien Volodymyr Zelensky pose avec des membres du Congrès américain à Kyiv.

En résumé :

- Joe Biden reçoit jeudi les dirigeants suédois et finlandais qui frappent à la porte de l’Otan pour se protéger de Moscou.

- Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres appelle Moscou à ne pas entraver les exportations de céréales ukrainiennes et les Occidentaux à ouvrir l’accès des engrais russes aux marchés mondiaux.

- Les ministres des Finances du G7 (Etats-Unis, Japon, Canada, France, Italie, Royaume-Uni, Allemagne), sont réunis jeudi et vendredi en Allemagne, pour boucler un nouveau tour de table pour couvrir le budget ukrainien du trimestre en cours mais aussi lutter contre la hausse des prix alimentaires.

Les Ukrainiens célèbrent l’unité en enfilant leurs chemises brodées. Elles sont connues sous le nom de «vychyvanka» : ces chemises amples brodées dont chaque région en Ukraine possède ses propres motifs et techniques, revenues à la mode depuis l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014. Les Ukrainiens les ont enfilées ce jeudi pour une journée de célébration annuelle de ce vêtement folklorique, symbole de l’identité ukrainienne et massivement porté par femmes, hommes et enfants chaque troisième jeudi de mai et le 24 août, le jour de l’indépendance de l’Ukraine, qui prend donc un sens particulier cette année.

Le carton de la «bière Otan» en Finlande. Quand son pays a annoncé sa candidature pour rejoindre l’alliance atlantique dimanche, le propriétaire d’une petite brasserie de l’est de la Finlande a décidé de célébrer avec une bière pour l’occasion. Petteri Vänttinen, un brasseur basé à Savonlinna non loin de la frontière russe, est allé se coucher ce soir-là en se demandant toujours si sa bière était une bonne idée. Mais le lendemain, alors que le Parlement débattait de l’adhésion, la «bière Otan» est devenue virale sur les réseaux sociaux, et il peine désormais à suivre la demande. «Ça a juste explosé. J’ai eu des appels de partout dans le monde, les Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne, trop pour m’en souvenir», explique à l’AFP le Finlandais de 42 ans. L’étiquette - d’un bleu semblable au logo de l’Otan - représente un chevalier frappé du blason de l’alliance atlantique. Son nom - «Otan», comme en français - est aussi un jeu de mots en finnois, car complété du mot Olutta («bière»), il signifie : «je vais prendre une bière». Elle a un «goût de sécurité, avec une pointe de liberté», assure son brasseur.

Irina Danilovich, journaliste détenue par les Russes en Crimée. Elle n’avait plus donné de signe de vie depuis le 29 avril. Irina Danilovich, journaliste et activiste pour les droits humains basée en Crimée, serait détenue dans une prison de Simferopol, capitale de la péninsule annexée en 2014 par la Russie. C’est ce qu’a appris le 11 mai son avocat Ayder Azamatov après quasiment deux semaines de recherches. Interrogé par le média en ligne ukrainien Zmina, le conseil a déclaré que sa cliente est visée par des accusations de «fabrication, transport ou possession illégale d’explosifs» et qu’elle encourt, selon la loi russe, jusqu’à huit ans de prison. L’avocat a également assuré qu’il n’avait pu rendre visite à sa cliente. Notre article.

Le Bélarus achète des systèmes S-400 et des missiles Iskander à la Russie. «Nous nous sommes mis d’accord avec (le président russe Vladimir) Poutine», confirme le chef d’Etat du Bélarus Alexandre Loukachenko, cité par son service de presse dans un communiqué sur la messagerie Telegram. Il affirme avoir acquis la quantité «nécessaire» de ces armes, sans plus de précisions. Le Bélarus, principal allié de la Russie et frontalier de l’Ukraine, est devenu base arrière de l’offensive russe. «Avec de telles armes, c’est déjà une armée complètement différente», assure Alexandre Loukachenko, en soulignant que ces armes «sont capables d’infliger des dommages colossaux».

L’ONU exhorte la Russie et l’Ukraine à reprendre les pourparlers en Turquie. L’organisation mondiale compte s’appuyer sur les contacts pris pour les opérations d’évacuation à Marioupol, alors que ces pourparlers sont au point mort. Les opérations d’évacuation de civils menées conjointement par le CICR et l’ONU mais aussi la reddition de combattants d’Azovstal ces derniers jours «n’auraient pas pu avoir lieu bien sûr sans la coopération entre les autorités de la Fédération russe et de l’Ukraine», déclare le responsable de l’ONU pour les situations d’urgence, Martin Griffiths lors d’un point de presse à Genève. «J’aime à croire que le fait que cette coopération a fonctionné relativement bien, en tout cas beaucoup mieux que les semaines précédentes, est quelque chose sur quoi on peut bâtir. Nous devons insister sur la vertu du dialogue pour mettre fin à cette guerre», souligne-t-il.

Le Congrès américain débloque 40 milliards de dollars pour l’Ukraine. Cette gigantesque enveloppe, nouvelle illustration du soutien indéfectible promis par Joe Biden à Kyiv, comprend un volet macroéconomique et humanitaire mais aussi des armes et des munitions, a été approuvée très largement par le Sénat en début d’après-midi après avoir été adoptée à la Chambre la semaine dernière. Elle doit désormais être ratifiée par Joe Biden.

Premier entretien des chefs d’état-major américain et russe depuis le début de l’invasion. Ils se sont parlé jeudi au téléphone, pour la première fois depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine, annonce le Pentagone. Le général Mark Milley et le général Valéri Guerassimov «ont discuté de plusieurs sujets de préoccupation en matière de sécurité», précise le porte-parole de l’état-major américain, le colonel Dave Butler. D’un commun accord, ils ont décidé de ne pas publier les détails de leur conversation.

Serebrennikov à Cannes : «Êtes-vous prêts à effacer Tchekhov ou Dostoïevski ?» Sa montée des marches, mercredi, pour présenter son nouveau long-métrage La femme de Tchaïkovski, en lice pour la Palme d’or, a suscité de vives critiques de la part de la part de représentants de cinéastes ukrainiens, qui ont appelé à «effacer tout ce qui est russe». «D’abord, je dois dire que je comprends pourquoi ils disent ce qu’ils disent. Je comprends qu’ils sont dans une situation terrible, que des gens perdent leur vie, leur maison […] Pour eux, c’est même difficile d’entendre la langue russe. Je comprends très bien ça», a-t-il d’abord dit auprès de l’AFP. Avant d’ajouter : «Mais couper tout ce qui est Russe serait une grande erreur et je suis heureux que le Festival de Cannes ait choisi la bonne solution.» Une position saluée par le réalisateur de 52 ans, qui estime qu’il ne faut pas «bannir des gens à cause de leur nationalité. Êtes-vous prêts à effacer Tchekhov, Dostoïevski, Tolstoï et d’autres génies russes ? Ce n’est pas juste. Il n’est pas juste de bannir des gens à cause de leur nationalité».

Les grands argentiers du G7 lèvent des fonds pour l’Ukraine. Il y a urgence : fournir des liquidités à l’Ukraine pour le trimestre en cours alors que le conflit provoque un effondrement des rentrées d’argent. Les ministres des Finances du G7 tentent donc ce jeudi de boucler un nouveau tour de table pour maintenir à flot le budget de l’Ukraine sans perdre de vue les répercussions économiques mondiales de la guerre lancée par Moscou. Réunis en Allemagne, ministres et banquiers centraux des sept puissances industrielles (États-Unis, Japon, Canada, France, Italie, Royaume-Uni, Allemagne) ont commencé à faire le compte des sommes que chaque pays pouvait débourser rapidement. Les États-Unis confirment mettre au pot 7,5 milliards de dollars, pris sur la colossale enveloppe d’aide de 40 milliards que le Congrès américain doit valider ce jeudi, tandis que l’Allemagne annonce une contribution d’un milliard d’euros.

La Serbie reçoit des centaines d’alertes à la bombe, voit un lien avec l’Ukraine. «Depuis le 11 mars […] des centaines de messages au sujet de bombes placées dans des endroits publics ou des institutions sont arrivés à 48 reprises aux adresses de différentes institutions», précise le ministère de l’Intérieur serbe. Ces alertes se matérialisent notamment par des courriels envoyés de l’étranger, visant des écoles, des centres commerciaux, des hôpitaux et des ponts. Les autorités locales y voient des «pressions» en raison du refus de Belgrade de s’aligner sur les sanctions occidentales contre la Russie. «Nous sommes le seul pays d’Europe qui n’a pas imposé de sanctions à la Russie et les pressions sont incroyables de jour en jour», a déclaré cette semaine la Première ministre serbe Ana Brnabic. Toutes les alertes se sont avérées fausses, tempère toutefois le ministère de l’Intérieur, alors qu’aucune organisation ou groupe n’a revendiqué ces messages.

Au moins 12 morts dans des bombardements russes sur Severodonetsk. Au moins 12 personnes ont été tuées et 40 autres blessées jeudi dans des bombardements russes nourris sur la ville de Severodonetsk, dans l’est de l’Ukraine, quasiment encerclée par les forces de Moscou, a annoncé le gouverneur régional. Les Russes «ont commencé à bombarder dans la matinée le centre régional de manière aléatoire avec des armes lourdes. Les bombardements se poursuivent», a indiqué sur Telegram Serguiï Gaïdaï.

Biden affirme que la Suède et la Finlande remplissent «tous les critères» pour entrer dans l’Otan. Le président des Etats-Unis Joe Biden a affirmé jeudi que la Suède et la Finlande remplissaient «tous les critères» pour adhérer à l’Otan, et a annoncé saisir le Congrès américain pour qu’il approuve «le plus rapidement possible» leur candidature. «Aujourd’hui je suis fier de leur assurer qu’elles ont le soutien total et complet des Etats-Unis d’Amérique», a-t-il lancé aux côtés de la Première ministre suédoise Magdalena Andersson et du président finlandais Sauli Niinistö, en visite à la Maison Blanche au lendemain de leur candidature formelle.

A Cannes, des personnalités ukrainiennes demandent une exclusion totale des Russes. Des représentants du cinéma ukrainien ont demandé jeudi à Cannes l’exclusion totale des films russes à l’international, y compris ceux de Kirill Serebrennikov, au lendemain de l’ouverture par ce dernier, en rupture avec le régime, de la compétition. «Nous pensons vraiment que tout ce qui est russe doit être effacé», a indiqué Andrew Fesiak, producteur ukrainien de films, lors d’une conférence sur la «propagande russe», hébergée par le pavillon américain au Marché du film. «Les cinéastes russes ne peuvent pas prétendre que tout va bien et qu’ils n’ont rien à se reprocher», a-t-il affirmé, «au moment où les cinéastes ukrainiens sont forcés d’arrêter de faire des films parce qu’ils doivent, ou fuir pour sauver leur vie, ou prendre les armes».

McDonald’s va revendre ses activités russes à un exploitant local. Alexander Govor est l’heureux élu. L’homme d’affaires, qui exploite déjà vingt-cinq restaurants du groupe américain en Sibérie, a accepté d’acheter 850 restaurants russes McDonald’s, et de les exploiter sous un nouveau nom. Il a par ailleurs accepté de conserver les salariés actuels - soit 62 000 petites mains - pendant au moins deux ans, dans des conditions équivalentes à celles dont ils bénéficiaient jusqu’à présent. Il versera également le salaire des employés de bureau travaillant dans 45 régions du pays jusqu’à la finalisation de l’opération, et paiera les dettes aux fournisseurs, aux propriétaires ainsi que les charges en cours. Le groupe américain, qui avait fermé ses enseignes en Russie début mars, a annoncé, ce lundi, se retirer de Russie en vendant toutes ses activités, suite à l’invasion russe de l’Ukraine.


Vidéo: Otan : l’adhésion de la Suède et la Finlande «pas une menace», mais Moscou réagira, assure Poutine (Dailymotion)

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L’Otan veut rassurer la Turquie, vent debout contre l’adhésion de la Suède et de la Finlande. L’Organisation affirme vouloir répondre aux «inquiétudes» avancées par la Turquie pour bloquer les candidatures d’adhésion de la Suède et de la Finlande, a affirmé jeudi son secrétaire général Jens Stoltenberg. L’Otan veut trouver coûte que coûte un «accord pour aller de l’avant», a déclaré à Copenhague le patron de l’alliance, réaffirmant sa «confiance» en une «décision rapide» pour accueillir les deux pays nordiques.

Pas de «cessez-le-feu» sans «retrait total des troupes russes». Les termes de la transaction sont posés. Ce jeudi, le principal conseiller présidentiel ukrainien et membre de l’équipe de négociation, Mykhailo Podolyak, a déclaré sur Twitter qu’un cessez-le-feu avec la Russie est «impossible sans un retrait total des forces russes». Selon lui, Kyiv n’est pas intéressée par un nouveau «Minsk». Il fait ici référence à l’accord de Minsk de 2015, négocié par la France et l’Allemagne, pour imposer un cessez-le-feu entre le gouvernement ukrainien et les séparatistes pro-russes, dans l’est de l’Ukraine.

La Russie «n’ouvrira les ports ukrainiens» que si «les sanctions sont réexaminées». Telle est la condition posée par le ministère russe des Affaires étrangères. Son vice-ministre, Andrei Rudenko, a déclaré que le pays n’envisagerait d’ouvrir l’accès aux ports ukrainiens de la mer Noire que si la levée des sanctions contre la Russie était également dans les tuyaux, rapporte l’agence de presse Interfax. «Ce sont les sanctions imposées à la Russie par les États-Unis et l’UE, qui interfèrent avec le libre-échange normal», qui ont provoqué la crise alimentaire actuelle, selon Andrei Rudenko. La justification russe intervient après que le chef de l’alimentation des Nations Unies, David Beasley, a plaidé auprès de Vladimir Poutine, affirmant que des millions de personnes mourraient dans le monde à cause du blocus russe des ports de la mer Noire.

La perpétuité requise contre le soldat russe jugé pour crime de guerre. C’est le premier procès de cette envergure en Ukraine. Le premier combattant russe à passer devant la barre pour répondre des faits de «crime de guerre». Le Parquet ukrainien a requis, ce jeudi, la prison à perpétuité, la peine maximale, à l’encontre du soldat, Vadim Chichimarine, 21 ans. Il est accusé d’avoir abattu un civil fin février. Il a plaidé coupable. S’exprimant au deuxième jour du procès, le procureur a demandé au tribunal de prononcer «une peine de privation de liberté à vie» contre le sous-officier, selon un journaliste de l’AFP présent dans la salle d’audience.

Sanctions russophobes contre Gerhard Schröder, un intime de Poutine. L’ancien chancelier allemand de 1998 à 2005, Gerhard Schröder, proche de Poutine et détenteur de plusieurs mandats dans des groupes russes, a été privé d’une partie de ses avantages, indique le Bundestag ce jeudi. De nombreuses voix s’étaient insurgées en Europe, dénonçant les liens entre l’homme politique de 78 ans et Vladimir Poutine. L’ancien chancelier social-démocrate avait obtenu, juste après sa défaite électorale de 2005, plusieurs postes grassement rémunérés dans les conseils de surveillance des géants russes du gaz et du pétrole. Ainsi, il conserve sa protection policière et sa pension de retraite d’ex-chancelier, mais perd notamment l’attribution de ses bureaux, a-t-on appris de source parlementaire.

Une frappe aérienne ravage plusieurs bâtiments à Bakhmut, dans le Donetsk. Le gouverneur de l’oblast de Donetsk, Pavlo Kyrylenko, révèle sur Telegram, ce jeudi, que des obus russes lancés lors d’une frappe aérienne russe ont touché plusieurs bâtiments. Les sauveteurs ont sorti 6 personnes des décombres, toutes dans un état stable. Le 18 mai, les sauveteurs avaient également retrouvé les corps d’une femme et d’un enfant de 2 ans sous les décombres d’une maison détruite dans la ville de Bakhmut, dans l’oblast de Donetsk.

Le Kremlin s’était préparé dès la fin 2021 à la crise alimentaire qui touche le monde. Le conseiller au Kremlin Maxim Orechkine a relevé lors d’un forum de la jeunesse à Moscou que «la principale cause de la faim dans le monde qui aura lieu cette année, ce sont les mesures économiques irréfléchies des Etats-Unis, de l’UE», en référence aux sanctions qui frappent la Russie et qui minent ses capacités à exporter. Face à cette situation, le président Vladimir Poutine avait préparé le pays aux conséquences d’une telle crise alimentaire dès la fin 2021, soit un an avant l’invasion de l’Ukraine. Moscou démentait jusqu’à présent avoir préparé l’invasion de son voisin. «Vladimir Vladimirovitch (Poutine) avait compris que ces questions (alimentaires) pouvaient toucher la Russie. Ainsi, on a commencé dès la fin de l’année dernière à préparer activement la Russie à la faim dans le monde», a ainsi déclaré le conseiller du Kremlin.

La Russie aurait licencié des haut gradés accusés d’erreurs lors de l’invasion de l’Ukraine, selon Londres. Le ministre de la Défense britannique affirme dans son dernier point de situation sur la guerre en Ukraine que la Russie a licencié, au cours des dernières semaines, des commandants supérieurs pour leurs mauvaises performances. «Le lieutenant-général Serhiy Kisel, qui commandait la 1ère armée de chars d’élite de la garde, a été suspendu pour son incapacité à capturer Kharkiv», note ainsi le ministère. Après le naufrage du croiseur Moskva en avril, le vice-amiral Igor Osipov aurait également été suspendu. D’autres haut gradés sont toujours en poste, ajoute Londres, mais une «culture de dissimulation et de bouc émissaire est probablement répandue au sein du système militaire et de sécurité russe».

Le président turc Erdogan redit son opposition à l’entrée de la Finlande et de la Suède dans l’Otan. «Nous sommes résolus à maintenir notre position, nous avons informé nos amis que nous dirons non à la Finlande et à la Suède qui veulent rejoindre l’Otan et nous persisterons dans cette voix», a déclaré le chef de l’Etat turc à l’occasion de la Journée de la jeunesse. «Cette Suède et cette Finlande sont les pays qui hébergent les terroristes chez eux, le PKK et l’YPG», a-t-il martelé à propos du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) et de ses alliés kurdes irakiens de l’YPG, des opposants historiques du pouvoir turc. Le PKK est considéré comme organisation terroriste par Ankara, mais aussi par les Etats-Unis et l’Union européenne. «Nous sommes très préoccupés par ces deux pays, surtout par la Suède qui est un foyer de terreur, un absolu nid de terroristes», a encore insisté Erdogan. Ses propos pourraient donner lieu à un bras de fer avec les autres pays membres de l’organisation, dont la France, qui s’est dite favorable à l’entrée des deux pays nordiques dans l’Otan.

Quid de l’accès aux ports ukrainiens de la mer Noire contrôlés par la Russie ? Le ministère russe des affaires étrangères a déclaré qu’il n’envisagerait d’ouvrir l’accès aux ports ukrainiens de la mer Noire que si la levée des sanctions contre la Russie était également envisagée, rapporte ce jeudi l’agence de presse Interfax, citée par le Guardian. Cette déclaration fait suite aux récents propos de David Beasley, le responsable de l’alimentation à l’ONU. «Si vous avez le moindre cœur pour le reste du monde, quels que soient vos sentiments à l’égard de l’Ukraine, vous devez ouvrir ces ports», a-t-il ainsi lancé à Vladimir Poutine, affirmant que des millions de personnes mourraient dans le monde en raison du blocus russe des ports de la mer Noire. Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a également prévenu que les pénuries alimentaires provoquées par la guerre en Ukraine pourraient entraîner «la malnutrition, la faim de masse et la famine» dans le monde entier.

La filiale russe de Google va déposer le bilan. Le géant a fini par plier. Se soumettre à la pression de Moscou. «La saisie par les autorités russes du compte en banque de Google Russia empêche notre bureau en Russie de fonctionner, d’employer et de payer nos employés sur place, de payer les fournisseurs et vendeurs, et d’honorer d’autres obligations financières», a expliqué un porte-parole du groupe dans un message transmis à l’AFP, ce jeudi. Google ne pouvait plus lutter. Son compte en banque avait été saisi, il y a quelques semaines, par les autorités russes. Le 21 avril, un tribunal russe avait condamné le groupe à une amende de 11 millions de roubles (plus de 126 000 euros au taux de l’époque) pour ne pas avoir supprimé des contenus «interdits» sur l’offensive. Mais le groupe a précisé qu’il continuera de fournir des services gratuits dans le pays, tels que Search, YouTube, Gmail, Maps, Android et Play : «Les gens en Russie comptent sur nos services pour avoir accès à une information de qualité.»

Un «pardon» du soldat russe jugé pour crime de guerre. Le premier combattant russe, actuellement jugé pour crime de guerre dans les coursives judiciaires de Kyiv, a «demandé pardon», ce jeudi, à Katerina Chelipova, la veuve du civil ukrainien de 62 ans tué, a constaté une journaliste de l’AFP durant l’audience dans un tribunal de Kyiv. «Je sais que vous ne pourrez pas me pardonner, mais je vous demande pardon», a murmuré le sous-officier de 21 ans, Vadim Chichimarine, et a reconnu l‘avoir assassiné dans le nord-est de l’Ukraine, le 28 février dernier.

La Russie annonce l’expulsion de cinq diplomates portugais. C’est ce qu’a déclaré, ce jeudi, le ministère des Affaires étrangères, en guise de représailles à l’expulsion «provocatrice», fin mars, de dix diplomates russes du Portugal. Les fonctionnaires portugais ont quatorze jours pour quitter le pays, a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué. De nombreux autres pays européens, comme l’Allemagne, la Slovénie, l’Autriche, la Pologne, la Grèce ou la Croatie, ont massivement expulsé des diplomates russes ces dernières semaines. Moscou a promis de répondre à chacune de ces mesures. Des dizaines de diplomates occidentaux ont pour l’heure été expulsés de Russie. Mercredi, le Kremlin a annoncé l’expulsion de 34 diplomates français, 27 diplomates espagnols et 24 diplomates italiens, en riposte à des mesures similaires dans ces pays, mises en place après le début de l’offensive russe en Ukraine.

Le malheureux lapsus de George W. Bush. La langue de l’ancien président des Etats-Unis George W. Bush a fourché, ce mercredi, lors d’un discours à Dallas. Son lapsus est vite devenu viral sur les réseaux sociaux. Et pour cause : le républicain a dénoncé la guerre lancée par le Kremlin fin février sur le sol ukrainien, déplorant une «invasion totalement injustifiée et brutale de… l’Irak.» Puis s’est repris, après une seconde de silence : «Je veux dire… de l’Ukraine.» «75», ajoute-t-il dans la foulée, en référence à son âge, comme pour s’excuser de sa bourde. Libération raconte le moment de gêne.

L’Ukraine bientôt privée de sa centrale nucléaire de Zaporijjia ? La Russie l’occupe depuis plusieurs semaines. Elle veut désormais la stopper. Un vice-Premier ministre, Marat Khousnoulline, a menacé de couper la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, sauf si les autorités ukrainiennes payent l’électricité produite à Moscou. Cette déclaration rejoint celle d’autres responsables russes ces dernières semaines qui laissent entendre que la Russie prépare une occupation durable, voire une annexion des zones du sud de l’Ukraine. Celles qu’elle contrôle, à l’instar de la région de Kherson et d’importante partie de celle de Zaporijjia. «Si le système énergétique de l’Ukraine est prêt à prendre et payer, alors (la centrale) pourra tourner pour l’Ukraine. Si (l’Ukraine) n’accepte pas, alors (la centrale) tournera pour la Russie», a déclaré Marat Khousnoulline, lors d’un déplacement, ce mercredi, sur le site de l’installation nucléaire, ont rapporté les agences russes.

Gazprom : les clients étrangers ouvrent des comptes en roubles pour honorer leurs paiements. Environ la moitié des entreprises étrangères qui ont conclu un contrat de fourniture de gaz avec le géant russe Gazprom ont ouvert un compte en roubles auprès de Gazprombank pour honorer leurs paiements, a indiqué jeudi le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak, cité par Ria Novosti. Selon le ministre, «54 entreprises» sont liées par un contrat avec Gazprom Export. «Selon mes chiffres, environ la moitié ont déjà ouvert dans notre banque des comptes spéciaux pour permettre le virement en devises, leur conversion en roubles et le paiement du gaz fourni en roubles», a-t-il précisé. «Dans les prochains jours, nous aurons la liste définitive de ceux qui ont payé en roubles et ceux qui ont refusé de payer», a-t-il ajouté.

Adhésion à l’UE : Kyiv dénonce un «traitement de seconde zone» de la part de «certaines capitales de l’UE». «L’ambiguïté stratégique sur la perspective européenne de l’Ukraine, pratiquée par certaines capitales de l’UE au cours des dernières années, a échoué et doit cesser», a affirmé sur Twitter le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba, évoquant un «traitement de seconde zone». Une réaction qui survient après que le chancelier allemand Olaf Scholz se soit montré, un peu plus tôt dans la matinée, défavorable à un «raccourci» en vue d’une adhésion à l’UE.

1 730 combattants ukrainiens de l’usine d’Avovstal se sont rendus, depuis lundi. C’est un chiffre, annoncé ce jeudi, par le ministère russe de la Défense. «Au cours des 24 dernières heures, 771 combattants du régiment nationaliste Azov se sont rendus sur le site sidérurgique d’Azovstal à Marioupol. Au total depuis le 16 mai, 1 730 combattants, dont 80 blessés, se sont constitués prisonniers», indique le ministère dans un communiqué. Les autorités russes ont déclaré que les soldats ayant «besoin d’un traitement hospitalier reçoivent une assistance dans les établissements médicaux» à Novoazovsk et Donetsk. Le Comité international de la Croix-Rouge a de son côté déclaré avoir enregistré «des centaines» de prisonniers de guerre ukrainiens venant de quitter l’aciérie d’Azovstal cette semaine.

Scholz défavorable à un «raccourci» pour une adhésion rapide de l’Ukraine à l’UE. Le chancelier allemand Olaf Scholz a affirmé ce jeudi qu’il ne souhaitait pas octroyer un «raccourci» à l’Ukraine, pour intégrer rapidement l’UE. «Le fait qu’il n’y ait pas de raccourci sur la voie de l’adhésion à l’UE (de l’Ukraine) est un impératif d’équité envers les six pays des Balkans occidentaux» qui souhaitent de longue date rejoindre le bloc européen, a-t-il souligné lors d’un discours devant les députés du Bundestag. Le président français «Emmanuel Macron a raison de souligner que le processus d’adhésion n’est pas une affaire de quelques mois ou de quelques années», a-t-il précisé.

Le président russe Vladimir Poutine accusé de détruire les approvisionnements alimentaires. C’est au moins ce qu’affirme, ce jeudi, un rapport du Daily Telegraph britannique. Citant des responsables occidentaux anonymes, le Telegraph indique que l’armée russe a ciblé «des silos et d’autres infrastructures de production alimentaire dans des villes telles que Kherson, Luhansk et Donetsk». Dans leur viseur, les tonnes de céréales - l’Ukraine est l’un des plus importants exportateurs au monde - et le matériel agricole notamment. Leur but ? Créer des pénuries et menacer «la sécurité alimentaire mondiale», explique un administrateur repris par le journal. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a de son côté averti que la crise alimentaire «pourrait durer des années».

28 500 soldats russes morts depuis le début du conflit, se félicite Kyiv. Dans son bilan quotidien, le ministre ukrainien de la Défense indique que près de 28 500 soldats russes ont perdu la vie depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, le 24 février dernier. 203 avions ou encore 1 254 tanks ont par ailleurs été détruits.

Une attaque meurtrière en Russie, près de la frontière ukrainienne. Les forces ukrainiennes ont bombardé Tetkino, un village de la région russe de Koursk, à la lisière entre les deux pays, a annoncé ce jeudi Roman Starovoït, le gouverneur régional, sur Telegram. Des obus ont touché une usine d’alcool de Tetkino. Un mort et des blessés sont pour l’heure à déplorer, a-t-il indiqué. Selon les premières informations, la victime est un chauffeur routier qui effectuait des livraisons dans la distillerie frappée «à plusieurs reprises», a assuré le gouverneur.

Un millier de combattants encore retranchés dans l’usine Azovstal. C’est le chiffre annoncé, ce mercredi, par un chef séparatiste pro russe, Denis Pouchiline. «Les commandants et les combattants de haut rang du (régiment) Azov ne sont pas encore sortis» du dernier bastion de la résistance ukrainienne de Marioupol, a-t-il déclaré. Selon lui, un millier de soldats de cette unité paramilitaire intégrée à l’armée ukrainienne s’y terraient toujours. Des informations que l’Ukraine n’a pas commentées. Le pays avait pourtant transmis ce même chiffre, mais la semaine dernière. Pour rappel, plusieurs centaines de civils s’étaient réfugiés dans les sous-sols d’Azovstal, avant d’être évacués fin avril.

Pertes russes en Ukraine : brouillard de guerre. Depuis le début de l’offensive russe en Ukraine, peu de données auront été aussi secrètes et débattues que le nombre de soldats russes tués. Véritable enjeu de communication, ces pertes servent à illustrer – au choix – la puissance ou la fragilité de l’armée de Vladimir Poutine face à la résistance ukrainienne. Ce mercredi 18 mai, l’état-major ukrainien indiquait que 28 300 soldats russes avaient péri depuis le 24 février. Un chiffre considérable qui devrait, selon les Ukrainiens, encore augmenter. Lire notre article.

Le «pep talk» du jour de Zelensky. Le président Volodymyr Zelensky s’est voulu rassurant : «Les forces armées ukrainiennes […] vont libérer notre terre pas à pas. Combien de temps cela prendra-t-il ? Seule la situation réelle sur le champ de bataille donnera la réponse à cette question. Nous tentons de le faire le plus vite possible, c’est sûr», a-t-il insisté dans son message vidéo quotidien dans la soirée.

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