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Guerre en Ukraine: selon Kyiv, «la campagne militaire russe est entrée dans sa phase la plus active»

logo de Liberation Liberation 24/05/2022 LIBERATION, AFP, Charles Delouche-Bertolasi

En résumé :

- En trois mois de guerre, 85 000 Ukrainiens ont rejoint la France. Pour la plupart, des femmes et des enfants, qui bénéficient d’un hébergement et peuvent travailler grâce au statut de «protection temporaire» rendu possible par l’Etat.

- Lors d’une réunion virtuelle du «Groupe de contact pour la défense de l’Ukraine», 20 pays sur 44 se sont engagés à fournir des armes supplémentaires à Kyiv, et d’autres entraîneront l’armée du pays.

- Sur le plan militaire, le ministère ukrainien de la Défense évalue les pertes russes à plus de 29 200 hommes, 204 avions et près de 1 300 chars depuis le début de l’invasion le 24 février.

L’ex-chancelier allemand Schröder dit avoir renoncé à entrer au conseil de surveillance de Gazprom. L’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, proche du président russe Vladimir Poutine et sous le feux des critiques depuis l’invasion de l’Ukraine, a annoncé mardi qu’il ne rejoindrait pas le conseil de surveillance du géant gazier russe Gazprom. «J’ai renoncé à une nomination au conseil de surveillance de Gazprom depuis longtemps. J’ai aussi informé l’entreprise», assure l’ancien chancelier social-démocrate (1998-2005) dans un court message sur le réseau professionnel LinkedIn.

Orban instaure un état d’urgence en Hongrie à cause de la guerre en Ukraine. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a instauré mardi un second état d’urgence, cette fois pour faire face aux conséquences de la guerre en Ukraine, alors que le premier, lié à la pandémie de coronavirus, devait expirer mardi prochain. «Le monde est au bord d’une crise économique. La Hongrie doit rester en dehors de cette guerre et protéger la sécurité financière de ses familles», a déclaré sur Facebook le dirigeant nationaliste.

«L’Union européenne doit adopter rapidement son sixième train de sanctions contre la Russie». S’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe à Berlin avec son homologue allemand, Catherine Colonna la ministre de l’Europe et des affaires étrangères a souligné la nécessité de «renforcer notre soutien à l’Ukraine». «Nous devons adopter rapidement le sixième paquet de sanctions qui prévoira la fin progressive des importations de pétrole russe», a déclaré la ministre Catherine Colonna fraîchement nommée au Quai d’Orsay. Malgré l’opposition de pays comme la Hongrie, elle s’est dite «optimiste» quant à l’approbation du train de mesures et a salué l’unité «remarquable» dont fait preuve l’UE pour tenir la Russie pour responsable.

Dépendance à l’énergie russe, les Européens «cupides» mais non «naïfs». En confiant en grande partie leur approvisionnement énergétique à la Russie, les Européens se sont montrés «cupides» et non «naïfs», a estimé mardi la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager dans un entretien à plusieurs journaux européens. «Notre industrie s’est beaucoup construite autour de l’énergie russe avant tout car elle n’était pas chère», affirme Margrethe Vestager, également vice-présidente de la Commission européenne. Selon elle, l’attitude des Européens est la même «avec la Chine pour de nombreux produits ou avec Taïwan pour les puces, où nous sommes avant tout allés chercher des coûts de production plus bas». Mais «il y avait une grosse prime de risque - la dépendance - que nous payons aujourd’hui» avec les conséquences de la guerre en Ukraine, explique la commissaire qui juge qu’il «faudra désormais plutôt payer une prime à la sécurité», notamment en misant sur le gaz naturel liquéfié (GNL), plus cher mais qui pourra apporter «la stabilité et la prédictibilité, qui amèneront des investissements», assure-t-elle.

Concernant l’imposition d’un embargo européen sur le pétrole russe, actuellement bloqué par la Hongrie, elle se dit «persuadée qu’un accord sera trouvé». Mais elle ajoute que «nous ne pouvons pas laisser les Etats les plus dépendants du pétrole russe sur le bord du chemin» et qu’il convient de «sécuriser leur approvisionnement».

Le président polonais Andrzej Duda a exprimé mardi sa «profonde déception» face à l’Allemagne qui n’a toujours pas livré ses chars. «Nous avons transmis des chars à l’Ukraine, et c’en était un nombre important», a déclaré le président Duda lors du Forum économique de Davos. «Si nous étions appuyés par nos alliés allemands, avec un nombre de chars qui nous permettraient de remplacer les chars transférés à l’Ukraine, on serait très reconnaissants. Nous avons reçu une telle promesse. (Mais voici qu’) on entend que l’Allemagne ne voudra pas tenir cette promesse. C’est pour nous une profonde déception», a-t-il ajouté.

Varsovie avait reconnu en avril avoir envoyé en Ukraine des chars T-72 de conception soviétique, sans toutefois préciser leur nombre. Selon les médias, il s’agirait de plus de deux cents engins. L’armée polonaise dispose aussi d’environ 250 chars allemands Leopard 2 et selon les médias, elle attendait que l’Allemagne lui en fournisse d’autres. Mardi, la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock, a reconnu lors d’une conférence de presse avec son homologue polonais que les deux parties discutaient du sujet et de la manière dont ils pouvaient «clarifier les incertitudes qui existent peut-être à l’heure actuelle». «Nous ne pouvons pas fournir de matériel lourd en appuyant sur un bouton ou en claquant des doigts, surtout pas à partir des stocks allemands», a-t-elle souligné, avant d’ajouter qu’il fallait plutôt veiller «à ce que le matériel qui sera livré lors de l’échange circulaire soit disponible, réparé ou commandé à nouveau».

La tenaille russe se resserre sur Sievierodonetsk. Marioupol vient à peine de céder pour de bon qu’une nouvelle ville clé de la défense ukrainienne menace d’être à son tour encerclée dans le Donbass. Sievierodonetsk, le point plus à l’est du pays encore tenu par les Ukrainiens, subit les assauts russes depuis les premières semaines de la guerre, comme sa ville jumelle Lisichansk. Ses lignes ont toujours tenu et tiennent encore. Mais c’est au sud de l’agglomération que la défense ukrainienne commence à craquer. La petite ville de Popasna, à 45 kilomètres au sud, a été prise par les Russes le 7 mai après six semaines de combat. Avec cette percée, ils ont resserré leur tenaille et, surtout, se sont emparés des positions les plus élevées de la zone. Lire notre article.

Selon le chef du Conseil de sécurité de la Russie, leurs forces «ne courent pas après les délais» en Ukraine. Nikolai Patrushev, le chef du Conseil de sécurité de la Russie, a déclaré dans des remarques publiées mardi que les forces russes ne «courent pas après les délais» en Ukraine. De quoi laisser supposer que le calendrier de l’invasion russe pourrait être ouvert et laisser entendre une opération qui s’inscrit dans la durée. Dans une interview accordée au journal national Argumenti et Fakti, Nikolai Patrushev a souligné que «le nazisme doit être éradiqué à 100 %, sinon il refera surface dans quelques années sous une forme beaucoup plus laide», faisant référence aux propos du président Vladimir Poutine qui justifie l’invasion en Ukraine par une campagne de «dénazification». Patrushev, ancien chef des services d’espionnage, est considéré comme un membre belliciste du cercle restreint de Poutine.

La campagne militaire russe en Ukraine est entrée «dans sa phase la plus active». Ce sont les mots du porte-parole du ministère ukrainien de la défense, Oleksandr Motuzyanyk. Les forces russes tentent d’encercler les troupes ukrainiennes dans deux villes situées à cheval sur la rivière Siverskyi Donets dans l’est de l’Ukraine - Sievierodonetsk et Lisichansk. Olekansdr Motuzyanyk a déclaré que les forces russes n’avaient pas abandonné leurs tentatives de traverser la rivière.

«Il est vraiment important que le monde entier ne supplie pas la Russie, quelles que soient les circonstances, ou ne fasse pas de concessions à la Russie». C’est ce qu’a déclaré ce mardi le président Volodymyr Zelensky dans une allocution vidéo retransmise lors du Forum de Davos. «[Les pays occidentaux] doivent maintenir la pression politique de toutes les manières possibles, par le biais de puissantes relations d’affaires, par la fermeture d’entreprises, l’embargo pétrolier, et par des menaces, des menaces réelles de sanctions, en contrariant les affaires, nous pouvons intensifier activement l’échange de notre peuple contre des militaires russes», a-t-il ajouté.

Український дім у Давосі. Розмова про світову підтримку, ситуацію на Донбасі, шлях до миру та спільні цінності усіх українців.

Posted by Володимир Зеленський on Tuesday, May 24, 2022

La Colombie va envoyer des experts pour former les Ukrainiens au déminage. Lundi dans la soirée, le ministre colombien de la Défense Diego Molano Aponte a indiqué que les forces armées colombiennes allaient envoyer une équipe en Ukraine afin de former ses militaires aux opérations de déminage. Les 11 ingénieurs militaires seront déployés dans un pays voisin de l’Otan dont le nom n’a pas été révélé. C’est là que la formation sera dispensée, selon le communiqué publié par le ministère. «La Colombie est comme toujours attachée aux valeurs de liberté et de droits de l’homme et, dans ce cas, elle apporte une contribution concrète en tant que pays membre et partenaire mondial de l’Otan», a déclaré le ministre colombien de la Défense.

Les autorités pro-Moscou de la région ukrainienne de Kherson vont demander la création d’une base militaire russe dans la région. C’est l’information rapportée ce mardi par les agences de presse russes RIA Novosti et TASS, qui citent Kirill Stremousov, le chef adjoint de l’administration de la région de Kherson installée par les Russes : «Il devrait y avoir une base militaire de la Fédération de Russie dans la région de Kherson. Nous allons le demander, et toute la population s’y intéresse». Les autorités ukrainiennes estiment qu’environ la moitié de la population de Kherson a désormais quitté la région, beaucoup d’entre eux affirmant avoir fui la lourdeur de la domination russe. Les efforts déployés par la Russie pour organiser un référendum sur une «République populaire de Kherson» semblent être suspendus pour le moment.

L’Ukraine va recevoir des missiles antinavires Harpoon. Pour la première fois depuis le début de la guerre, l’Ukraine va recevoir des armes plus perfectionnées qui devraient largement augmenter sa portée de frappe. Le Danemark a promis au pays des missiles antinavires Harpoon de fabrication américaine ainsi qu’un lanceur. Ces armes pourraient être utilisées pour éloigner la marine russe des ports de la mer Noire, ce qui permettrait pour l’Ukraine de reprendre les exportations de céréales et de produits agricoles.

Le Harpoon utilise un guidage radar actif et navigue aux ras des flots pour améliorer sa survivabilité et son efficacité. Sa portée oscille entre 140 et 280 km et peut être lancée d’un avion, d’un navire ou bien d’un sous-marin. L’Arabie saoudite, le Brésil, la Belgique ou encore l’Allemagne en sont dotés.

Depuis des semaines, l’Ukraine ne cesse de demander des armes plus avancées, telles que des défenses aériennes, des missiles antinavires et des roquettes à longue portée. Jusqu’à présent, la majorité de l’aide a été consacrée à des systèmes à courte portée tels que les armes antichars Javelin et l’artillerie. Le secrétaire américain à la défense Lloyd Austin a déclaré hier qu’il était «particulièrement reconnaissant» au Danemark de fournir des armes «pour aider l’Ukraine à défendre ses côtes».

Des images satellites montrent les forces russes en train de voler des céréales dans les ports ukrainiens. Les dernières images satellites de la compagnie américaine Maxar Technologies révèlent que les soldats russes pillent les ports ukrainiens à la recherche de céréales à voler. Selon l’enquête de CNN, des images satellites des 19 et 21 mai montrent ainsi deux navires battant pavillon russe au port de Sébastopol chargeant ce qui semble être du grain ukrainien volé.

Pour Ursula von der Leyen, un embargo sur le pétrole russe pourrait bientôt voir le jour. «Nous y travaillons dur en ce moment, c’est une question de semaines mais nous devons vraiment trouver une solution pour les besoins d’investissement. Et donc, c’est important, nous devons l’adapter de manière que nous n’ayons pas la situation où Poutine peut prendre le pétrole. Il ne nous le vend pas et le vend à un prix plus élevé sur le marché mondial», a déclaré la présidente de la Commission européenne au Forum de Davos. Elle a ajouté que la Russie devait jouer un rôle dans la reconstruction de l’Ukraine. «Les besoins de la reconstruction, les besoins financiers sont massifs, et nous devons tous y contribuer, y compris les institutions financières internationales, a-t-elle souligné. Et je pense qu’il serait juste que la Russie paie également sa part. C’est pourquoi nous examinons actuellement les possibilités juridiques d’ajouter les actifs gelés à cet effort de reconstruction. Ce n’est pas trivial, ce n’est pas facile sur le plan juridique, mais nous y travaillons.»

Certains membres de l’UE, dont la Hongrie, continuent de s’opposer à une proposition de la Commission européenne visant à éliminer progressivement le pétrole russe d’ici début 2023. Un embargo sur le pétrole russe constituerait le sixième train de sanctions de l’UE à l’encontre de la Russie depuis son invasion de l’Ukraine le 24 février.

La BBC confirme la mort d’un général russe à la retraite. Plus tôt ce mardi, l’armée ukrainienne avait affirmé avoir abattu dimanche un avion russe dans lequel se trouvait le général de division russe à la retraite Kanamat Botashev. L’information vient d’être confirmée par la BBC. Le général de division russe à la retraite Kanamat Botashev est bien mort en vol, après avoir été probablement visé par un tir de missile Stinger MANPADS, alors qu’il se trouvait à bord d’un avion d’attaque Soukhoï Su-25 près de Popasna dans la région de Louhansk. «Botashev est le pilote le plus haut gradé dont la mort est devenue connue. Avant sa retraite, il était le commandant d’un régiment d’aviation. La participation d’un officier aussi haut gradé à des batailles aériennes peut témoigner à la fois de la difficulté des tâches que Moscou impose aux pilotes militaires et du manque de spécialistes hautement qualifiés», note la BBC dans son article.

«Adieu commandant… Il y a peu de gens sur cette planète qui vivaient dans le ciel comme vous. Le ciel prend le meilleur, aujourd’hui il vous a pris», a écrit dans un post la chaîne de télégramme Fighterbomber, faisant autorité dans les cercles des pilotes militaires russes. Sur la base de sources ouvertes, le média britannique a répertorié la mort en Ukraine d’au moins 31 pilotes militaires russes. Des chiffres qui pourraient être bien plus élevés.

La Russie a interdit à 154 membres de la Chambre des Lords d’entrer sur son territoire. Les représailles russes continuent. Ce mardi, la Russie a annoncé avoir interdit l’entrée de son territoire à 154 membres de la Chambre des Lords, la chambre haute du Parlement britannique. Des représailles aux sanctions visant la quasi-totalité des membres du Conseil de la Fédération, a annoncé mardi la diplomatie russe. «En réponse à la décision prise en mars par le gouvernement de Grande-Bretagne d’établir une liste de sanctions concernant presque tout le Conseil de la Fédération […], des restrictions sont introduites à l’encontre de 154 membres de la Chambre des Lords», écrit le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

Pour Viktor Orban, il n’y aura pas d’accord autour d’un embargo sur le pétrole russe. Dans une lettre au président du Conseil européen Charles Michel consultée mardi par l’AFP, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui bloque l’adoption d’un embargo européen sur le pétrole russe, a estimé «très improbable» un accord dans les prochains jours. Dans ce courrier daté du lundi 23 mai, le dirigeant hongrois ajoute qu’il serait «contre-productif» de discuter de ce sixième paquet de sanctions lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des 27 prévu les 30 et 31 mai «en l’absence de consensus».


Vidéo: Le point sur la guerre en Ukraine: les forces de Kiev repoussent l'armée russe autour de Karkhiv (Dailymotion)

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Les affabulations d’Adrien Bocquet, ex-militaire français revenu d’Ukraine. Depuis plusieurs jours, les différentes interventions médiatiques d’Adrien Bocquet sont massivement relayées en France et à travers le monde. Cet ancien militaire français explique revenir d’un séjour en Ukraine, et dénonce des crimes de guerre dont il prétend avoir été témoin. Il affirme que ces actes auraient été commis par des membres des forces ukrainiennes, plus précisément des militaires d’Azov. Un récit largement relayé par Moscou et les sphères pro russes. Pourtant, si le Français est bien allé en Ukraine, son témoignage n’est appuyé par aucune preuve. Au contraire, CheckNews a pu rassembler plusieurs éléments qui le contredisent. A l’épreuve des faits, les différentes versions du récit d’Adrien Bocquet oscillent entre affabulations et mensonges grotesques. Lire ici notre article.

La Commission européenne réitère son soutien à l’Ukraine, après trois mois de guerre. Dans sa boucle Telegram créé spécialement à l’occasion de la guerre en Ukraine, l’instance européenne a une nouvelle fois apporté son soutien à l’Ukraine. «Aujourd’hui, cela fait trois mois que la Russie a commencé son invasion méprisable de l’Ukraine. Nous soutenons l’Ukraine en lui apportant une aide immédiate, en créant des voies de «solidarité» pour aider le pays à exporter des produits agricoles et à importer les biens dont il a besoin, tout en mettant en place une plateforme pour coordonner sa reconstruction», rappelle la Commission européenne dans sa publication. L’instance indique également son souhait «d’éliminer rapidement les combustibles fossiles russes», gage d’indépendance énergétique vis-à-vis de la Russie «tout en accélérant la transition écologique».

Pas de navire de guerre britannique pour venir chercher les céréales bloquées à Odessa. Le Royaume-Uni n’a pas l’intention d’envoyer des navires de guerre pour aider à faire sortir les produits alimentaires exportés, tels que les céréales, du port ukrainien d’Odessa, qui fait l’objet d’un blocus par l’armée russe. Selon le Times, l’idée d’un «corridor de protection» à partir d’Odessa a été évoquée par le ministre lituanien des affaires étrangères et la ministre britannique des affaires étrangères, Liz Truss, avec la possibilité qu’une «coalition de volontaires» fournisse des navires. Le porte-parole a déclaré que le Royaume-Uni continuerait à travailler «intensivement» avec ses partenaires internationaux pour reprendre l’exportation de céréales dans le cadre du blocus «méprisable» de Poutine. Mais il a précisé que le Royaume-Uni ne déploie pas de navires de guerre en mer Noire.

Des tanks russes détruits et exhibés dans le centre-ville de Kyiv. Sur cette photo, des personnes examinent du matériel russe détruit, installé sur la place Mikhailіvska, dans le centre-ville de la capitale ukrainienne.

200 morts découverts dans un gratte-ciel de Marioupol. Selon Petro Andriushenko, le conseiller du maire de Marioupol Vadym Boichenko, environ 200 corps ont été découverts lors du démantèlement des décombres d’un gratte-ciel près d’une station-service de banlieue. «Les corps ont été trouvés dans un sous-sol sous le bâtiment en ruines, dans un état de décomposition avancé», a-t-il ajouté. Selon les autorités ukrainiennes, plus de 20 000 habitants de la ville sont morts au cours des trois mois de guerre et de nombreux morts ont été enterrés à la hâte dans des cours. D’après Petro Andriouchtchenko, le processus de ré-enterrement des morts a été compliqué par l’insistance des responsables russes. Selon le responsable ukrainien, les soldats russes exigent que les corps soient apportés à une morgue et que la personne réclamant la dépouille d’un proche accepte d’enregistrer une vidéo dans laquelle elle affirme que le défunt a été tué par l’armée ukrainienne.

Le chef de l’Otan est convaincu que l’Alliance répondra aux préoccupations de la Turquie. S’exprimant au Forum économique mondial de Davos, le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg a déclaré qu’il était convaincu que l’Alliance parviendrait à répondre aux préoccupations de la Turquie concernant les demandes d’adhésion de la Finlande et de la Suède. Et ajouté qu’il avait bon espoir que l’Otan accueille ces deux pays en tant que membres. Toutefois, il a également mis en garde les chefs d’entreprise réunis devant lui contre le risque d’échanger la sécurité contre des gains économiques à court terme, la guerre en Ukraine ayant mis en évidence selon lui les dangers de la dépendance à l’égard des «régimes autoritaires». «La liberté est plus importante que le libre-échange», a-t-il déclaré.

Les forces russes ont pris la ville de Svitlodarsk. Selon Serhiy Hoshko, le chef de l’administration militaire de Svitlodarsk, les occupants russes sont entrés dans la ville de Svitlodarsk ce mardi matin et ont hissé un drapeau russe sur le bâtiment du conseil municipal. La ville est située à 57 km au nord-est de Donetsk. L’information a été partagée par le média ukrainien indépendant The Kyiv Independent.

Des hauts responsables russes admettent que le conflit en Ukraine va durer. Le ministre russe de la Défense et le secrétaire du puissant Conseil de sécurité de Russie ont tous deux laissé entendre ce mardi que Moscou allait devoir combattre longtemps en Ukraine pour atteindre les objectifs de son intervention, entrée dans son quatrième mois. «Nous continuons l’opération militaire spéciale jusqu’à la réalisation de tous les objectifs, peu importe l’énorme aide occidentale au régime de Kyiv et la pression sans précédent des sanctions», a dit le ministre Sergueï Choïgou, lors d’une visioconférence avec des homologues de l’ex-URSS partiellement retransmise à la télévision. Selon lui, les efforts russes pour éviter de faire des victimes civiles «ralentissent, bien sûr, le tempo de l’offensive, mais cela est délibéré».

L’Ukraine sommée de mettre en sécurité des migrants retenus près du front. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a demandé à Kyiv de mettre «immédiatement» en sécurité deux migrants retenus près d’Odessa, non loin du front, une situation dénoncée par des ONG qui pointent d’autres cas similaires. Le gouvernement ukrainien «devrait déplacer immédiatement les requérants vers une zone plus sûre (dans le pays) et prendre toutes les mesures jugées nécessaires pour assurer leur sécurité face au conflit armé en cours», a indiqué la Cour dans sa décision rendue vendredi, dont l’AFP a obtenu copie ce mardi.

L’opposant Alexeï Navalny reste en prison. La justice russe a confirmé ce mardi en appel la peine à neuf ans de prison d’Alexeï Navalny, jugé pour «escroquerie» et «outrage à magistrat». «Le verdict du tribunal de Lefortovo du 22 mars est inchangé», a déclaré un juge du tribunal municipal de Moscou, indiquant qu’il entrait «en vigueur immédiatement». En première instance, le charismatique militant anticorruption, qui purgeait déjà une peine en colonie dite en «régime normal», avait aussi été condamné à un régime «sévère», où les conditions de détention sont plus rudes. La juge avait ajouté à cette peine un an et demi de liberté surveillée et 1,2 million de roubles d’amende, soit environ 10 000 euros au taux du jour, alors qu’il est déjà emprisonné depuis plus d’un an.

Le métro fonctionne à nouveau à Kharkiv. Après près de trois mois d’interruption en raison de l’offensive russe sur la deuxième ville d’Ukraine, le métro de Kharkiv, qui a longtemps servi d’abri contre les bombes pour les habitants, a repris son fonctionnement mardi. Le métro de Kharkiv, ville de 1,4 million d’habitants avant la guerre, accueillait 158 millions de personnes par an sur ses trois lignes avec une trentaine de stations. L’étau autour de la ville, située au Nord-Est, est desserré, les forces russes semblant pour le moment avoir renoncé à essayer de prendre Kharkiv pour concentrer plus de troupes au sud et à l’est, où les combats continuent.

Des voyageurs dans le métro de Kharkiv, le 24 mai 2022. Près de trois mois après son interruption, le métro reprend du service dans la deuxième ville la plus importante d'Ukraine. Longtemps les habitants se sont réfugiés dans les les couloirs des stations du métro qui ont servi d'abris face aux bombes russes. © Fournis par Liberation Des voyageurs dans le métro de Kharkiv, le 24 mai 2022. Près de trois mois après son interruption, le métro reprend du service dans la deuxième ville la plus importante d'Ukraine. Longtemps les habitants se sont réfugiés dans les les couloirs des stations du métro qui ont servi d'abris face aux bombes russes.

Le ministre français chargé de l’Europe «convaincu que l’Ukraine fera partie de l’UE». Après un entretien avec la vice-Première ministre ukrainienne Olga Stefanichyna, en visite à Paris, le ministre délégué français chargé de l’Europe, Clément Beaune, s’est dit «convaincu» ce mardi que l’Ukraine ferait un jour partie de l’Union européenne, tout en insistant sur l’idée d’une communauté politique européenne permettant d’«ouvrir une perspective» à Kiev en attendant une adhésion effective. Dimanche, il avait déclaré que l’adhésion de l’Ukraine à l’UE prendrait «10 à 15 ans».

Une majorité d’Ukrainiens contre le moindre compromis territorial avec la Russie. Un sondage réalisé par l’Institut international de sociologie de Kyiv révèle que 82 % des Ukrainiens s’opposent à tout type de compromis avec la Russie qui impliquerait de sacrifier des territoires nationaux.

Dmytro Kuleba dénonce les «voleurs russes» qui pillent les céréales ukrainiennes pour les revendre à l’étranger. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba a indiqué ce mardi matin que des «voleurs russes» subtilisent les céréales ukrainiennes pour les vendre à l’étranger. Selon lui, les céréales chargées sur des navires passent ensuite par le Bosphore – l’étroite voie navigable qui sépare les côtés européen et asiatique de la Turquie – afin d’y être revendues à l’étranger. «J’appelle tous les Etats à rester vigilants et à refuser toute proposition de ce type. N’achetez pas ce qui a été volé. Ne devenez pas complices des crimes russes», a déclaré Dmytro Kuleba sur Twitter.

L’Ukraine va recevoir de nouvelles armes, «y compris des lourdes» de la part des Etats-Unis. Dmytro Kuleba, le ministre des Affaires étrangères ukrainien, s’est entretenu avec le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken. Il l’a remercié les Etats-Unis pour leur soutien «à toute épreuve à l’Ukraine» et annoncé que davantage d’armes, «y compris des lourdes», sont en train d’être acheminées vers l’Ukraine. «Nous avons également discuté des moyens de débloquer les exportations ukrainiennes et d’assurer la sécurité alimentaire mondiale», a-t-il précisé dans un tweet.

Pour Ursula von der Leyen, la Russie s’attaque aussi au secteur alimentaire. A Davos, la présidente de la Commission européenne a déclaré que l’invasion de l’Ukraine par la Russie – «le grenier à blé» du monde – et les sanctions imposées en réponse ont fait grimper les prix mondiaux des céréales et des engrais, déclenchant une crise alimentaire. Selon elle, l’armée russe confisque les fournisseurs de céréales et les machines dans certaines régions d’Ukraine et bloque les exportations à partir des ports de la mer Noire. Ursula von der Leyen a exhorté la communauté internationale à s’unir pour contrer ce qu’elle a appelé le «chantage» de Moscou. Les approvisionnements en provenance de Russie et d’Ukraine représentent près de 30 % du commerce mondial du blé.

Il n’y a pas que des chiens démineurs en Ukraine, mais aussi des chiens plongeurs. On connaissait Patron, le chien démineur décoré par Volodymyr Zelensky, un jeune Jack Russel spécialiste de la détection d’explosifs. Ce dernier a ainsi permis de retrouver plus de 200 engins explosifs. Mais hormis Patron, il y a aussi Naida, la nouvelle recrue de l’équipe de sauvetage et de recherche de l’oblast de Cherkasy. Si Patron est maître dans l’art de débusquer les bombes, Naida est spécialisée dans les opérations de sauvetage sous l’eau.

Depuis le début de la guerre, 415 civils ont été tués dans la région de Donetsk. Selon le gouverneur Pavlo Kyrylenko, 1 146 civils ont été blessés dans la région et 415 civils tués depuis le 24 mai. Ces chiffres ne tiennent pas compte des victimes dans les régions occupées de Marioupol et de Volnovakha. L’information a été communiquée par The Kyiv Independent.

Selon Ursula von der Leyen, les sanctions contre la Russie «assèchent la machine de guerre de Poutine». Dans un discours spécial prononcé devant les délégués à Davos mardi, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré que la guerre de la Russie n’est pas seulement une question de survie de l’Ukraine ou de sécurité de l’UE, mais qu’elle «remet en question l’ensemble de notre ordre mondial». Pour elle, les sanctions contre la Russie imposées par l’UE, les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux «assèchent la machine de guerre de Poutine». Dans son allocution vidéo retransmise au Forum, le président Volodymyr Zelensky a une nouvelle fois appelé à des sanctions «maximales» contre la Russie.

L’opération russe dans le Donbass est «la plus grande offensive sur le territoire européen depuis la Seconde Guerre mondiale». Selon Dmytro Kuleba, le ministre des Affaires étrangères ukrainien, «l‘offensive russe dans le Donbass est une bataille impitoyable, la plus importante sur le sol européen depuis la Seconde Guerre mondiale». Il précise qu’il est trop tôt pour savoir si l’Ukraine «dispose déjà de toutes les armes dont elle a besoin». Enfin, il exhorte les pays occidentaux à «accélérer les livraisons d’armes et de munitions», en particulier les lance-roquettes multiples MLRS américains, l’artillerie longue portée ou encore des véhicules blindés de transports de troupes.

La Finlande et la Suède veulent négocier avec Ankara. Les deux pays enverront demain des délégations à Ankara afin de tenter de résoudre l’opposition turque à leurs demandes d’adhésion à l’alliance militaire de l’Otan. «Nous envoyons nos délégations à Ankara […] Cela se fera demain, le dialogue se poursuit donc», a déclaré Pekka Haavisto lors d’un débat à Davos. Recep Tayyip Erdogan s’est positionné contre l’adhésion des deux pays nordiques. Pour rejoindre l’Otan, les 30 pays membres de l’Alliance doivent décider de manière unanime s’ils acceptent ou non la demande du pays candidat.

La Russie intensifie ses attaques autour de Sieverodonetsk, Lisichansk et Rubizhne. Dans son dernier rapport, le ministère de la Défense britannique détaille les dernières opérations menées en territoire ukrainien. Ils indiquent que les forces russes intensifient leurs attaques autour des villes de Sieverodonetsk, Lisichansk et Rubizhne. «Les Ukrainiens ont opposé une forte résistance, les forces occupant des positions défensives bien retranchées. L’opération des forces conjointes de l’Ukraine, établie de longue date, conserve probablement le commandement et le contrôle effectifs de ce front. La Russie a cependant obtenu quelques succès localisés, dus en partie à la concentration d’unités d’artillerie», notent les Britanniques. Avant d’avertir : «Si la ligne de front du Donbass se déplace plus à l’ouest, les lignes de communication russes seront étendues et les forces russes seront probablement confrontées à de nouvelles difficultés de réapprovisionnement logistique.»

Un blogueur russe menacé d’arrestation sur fond de guerre en Ukraine. Un tribunal de Moscou a ordonné ce mardi le placement en détention par contumace du blogueur russe Michaïl Nake, accusé de discréditer l’invasion de l’Ukraine en diffusant des informations mensongères sur sa chaîne YouTube, qu’il anime depuis l’étranger et qui compte plus de 700 000 abonnés. En vertu d’une loi votée quelques jours après le début du conflit, il est désormais interdit en Russie d’employer les termes de guerre ou d’invasion au sujet de l’offensive russe, ou d’accuser l’armée de crimes de guerre.

85 000 Ukrainiens ont rallié la France. Trois mois après le début de la guerre, la France accueille 85 000 Ukrainiens bénéficiant de l’allocation pour demandeurs d’asile, selon le patron de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) Didier Leschi. Depuis plusieurs semaines, l’Ofii, organe sous tutelle du ministère de l’Intérieur, délivre ces allocations à des Ukrainiens au rythme de «300 par jour», précise le préfet. Parmi les 85 000 personnes, 8 000 sont «en logement», tandis que les autres sont hébergées dans des structures d’accueil ou par le biais d’hébergements chez l’habitant.

Les forces ukrainiennes utilisent désormais les armes lourdes livrées par leurs alliés. Finis les obusiers hérités de l’époque soviétique : les troupes ukrainiennes pilonnent désormais les positions russes avec des systèmes d’artillerie livrés par des pays étrangers et tout nouvellement acheminés. Par exemple, les M777 américains sont arrivés récemment sur la ligne de front et sont utilisés dans la bataille du Donbass, au grand bonheur des soldats ukrainiens. «Au nom des hommes qui utilisent à présent le M777, je dirais que c’est comme passer du train à vapeur à la voiture électrique», déclarait à l’AFP, lundi, le capitaine Dmytro Pletentchouk, de l’administration militaire de Mikolaïv, dans le sud du pays.

Quatre morts dans des bombardements à Sievierodonetsk, selon les autorités ukrainiennes. Encerclée et bombardée par les troupes russes, la ville de Sievierodonetsk compte ses morts. Quatre civils, deux femmes et deux hommes, ont péri dans un gratte-ciel à la suite d’une nouvelle frappe aérienne, annonce ce mardi Serguïi Gaïdaï, le gouverneur de la région de Louhansk. Ces informations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.

La Colombie va aider l’Ukraine à déminer. Allié majeur de l’Otan, la Colombie annonce ce mardi l’envoi d’une équipe chargée de former les soldats ukrainiens aux opérations de déminage, un enjeu crucial car les sols ukrainiens comptent parmi les plus minés au monde. Au total, onze ingénieurs militaires seront déployés dans un pays voisin de l’Ukraine et membre de l’Otan, dont l’identité n’est pas précisée.

Moscou renonce à l’Exposition universelle 2030. Le ministère russe des Affaires étrangères a retiré ce lundi la candidature de Moscou à l’organisation de l’Exposition universelle 2030. Un geste justifié par la crainte d’une «campagne anti-russe» qui nuirait à une attribution «équitable» de l’événement. «Il est clair que la candidature de Moscou à l’organisation d’Expo 2030, confrontée à la concurrence des quatre autres candidats, ne sera pas évaluée de manière équitable et impartiale», dénoncent les autorités russes dans un communiqué.

Autour de Sievierodonetsk, l’étau se resserre. Dans la région du Donbass, Sievierodonetsk, ville la plus à l’est du pays encore tenue par l’armée ukrainienne menace d’être encerclée. Depuis plusieurs jours, les troupes russes progressent dans la zone. Notre analyse.

Sergueï Lavrov dénonce la «russophobie» des pays occidentaux. Interrogé au détour d’une séance de questions-réponses à Moscou, le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov se dit convaincu que les Occidentaux souhaitent modifier les règles du jeu international au détriment de la Russie, une attitude qu’il qualifie de «russophobe». «S’ils veulent proposer quelque chose pour reprendre les relations, alors nous étudierons avec sérieux si c’est quelque chose dont nous avons besoin ou non», a-t-il ajouté, précisant que l’objectif du Kremlin était désormais de renforcer les liens avec la Chine.

En Grèce, la gauche fidèle à sa ligne «Ni pour l’Otan, ni pour la Russie». Comme dans de nombreux autres pays européens, la gauche grecque, face à la guerre en Ukraine, prône le non-alignement et tire à boulets rouges sur l’aide militaire, y voyant notamment l’extension «impérialiste» des Etats-Unis. «La guerre aurait pu être évitée», déclare l’ancien ministre des Affaires étrangères Yorgos Katrougalos. Il fallait «construire une nouvelle architecture de sécurité en Europe, incluant la Russie pendant la première décennie du XXIe siècle», estime aussi celui qui est responsable des questions internationales au sein du principal parti d’opposition, Syriza. Ce parti de gauche radicale, qui a fermement condamné l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février, se dit opposé à une aide militaire. L’ancien Premier ministre Alexis Tsipras qualifie l’envoi d’armes à l’Ukraine de «grande erreur» et demande au Parlement quels sont les «bénéfices» pour la Grèce de «s’impliquer dans la guerre», après avoir œuvré pour «des initiatives de paix».

Un embargo européen sur le pétrole russe est possible «d’ici quelques jours», affirme l’Allemagne. Alors que le sujet est -pour l’instant- loin de faire l’unanimité parmi les pays de l’UE, le ministre allemand de l’Économie, Robert Habeck, assure que seuls «quelques États», dont la Hongrie, «signalent» encore «des problèmes». Malgré tout, «les discussions se poursuivent» et Habeck «pense» qu’«une percée» est possible rapidement. Si les Européens ont d’ores et déjà annoncé la fin des importations de charbon russe dès le mois d’août, la question d’un embargo sur le pétrole d’ici la fin de l’année est encore en cours de discussion. «Il est à portée de main», veut croire le ministre allemand. Toute sanction européenne doit être décidée à l’unanimité.

Les trois mois de guerre auraient fait 14,5 millions de déplacés. En trois mois, des milliers de personnes, civils et militaires, ont péri, sans qu’il n’existe un bilan chiffré. Pour la seule ville de Marioupol, les autorités ukrainiennes parlent toutefois de 20 000 morts. La guerre a également chamboulé la démographie du pays : plus de huit millions d’Ukrainiens ont été déplacés à l’intérieur de leur pays, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR). S’y ajoutent 6,5 millions qui ont fui à l’étranger, dont plus de la moitié – 3,4 millions – en Pologne.

Une situation «extrêmement difficile» dans le Donbass, alerte Volodymyr Zelensky. «Les prochaines semaines de guerre seront difficiles, a prévenu lundi soir Volodymyr Zelensky dans son allocution télévisée quotidienne. Les occupants russes s’efforcent de montrer qu’ils n’abandonneront pas les zones occupées de la région de Kharkiv [nord-est], qu’ils ne rendront pas la région de Kherson (sud), les territoires occupés de la région de Zaporijjia [sud-est] et le Donbass [est]. Ils avancent quelque part. Ils renforcent leurs positions ailleurs.» Les Russes cherchent à y «éliminer tout ce qui est vivant», a accusé le président ukrainien.

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