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En plein confinement, l’Inde et le Bangladesh affrontent le cyclone Amphan

logo de L’Obs L’Obs 20/05/2020 www.nouvelobs.com
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Le cyclone, le plus puissant à se former depuis 20 ans dans le golfe du Bengale, a touché terre ce mercredi dans l’est de l’Inde.

Le cyclone Amphan (prononcé « um-pun »), le plus puissant depuis le début du siècle dans le golfe du Bengale, a touché terre ce mercredi 20 mai dans l’est de l’Inde avec des vents jusqu’à 190 km/h, ont annoncé les services météorologiques indiens. Le cyclone menace également le Bangladesh.

« Le cyclone a touché terre. L’œil se trouve au-dessus de l’île de Sagar », située dans l’estuaire du fleuve Hoogly à une centaine de kilomètres au sud de Calcutta, a déclaré à l’AFP Sanjib Banerjee, directeur du centre météorologique régional.

Des pluies torrentielles et des vents violents déferlent sur Calcutta, déracinant des arbres, provoquant des inondations et perturbant les télécommunications. De larges parties de la capitale du Bengale occidental sont plongées dans le noir, l’électricité ayant été coupée préventivement par les fournisseurs pour éviter les accidents.

L’évacuation compliquée par le coronavirus

L’Inde et le Bangladesh ont évacué plus de trois millions de personnes à l’approche du cyclone et s’attendent à des dégâts considérables. Leur tâche est cependant compliquée cette fois-ci par la pandémie de coronavirus, les déplacements de populations risquant de favoriser la propagation du virus. Des confinements nationaux sont actuellement en place en Inde et au Bangladesh depuis fin mars.

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En Inde comme au Bangladesh, les autorités ont demandé aux évacués de porter des masques à l’intérieur. « Nous avons dit aux gens de maintenir une distanciation physique dans les refuges à cause du coronavirus », a déclaré Shah Kamal, responsable de l’autorité de gestion des catastrophes du Bangladesh. Par peur d’attraper la maladie Covid-19, une partie des habitants de zones à risques a pourtant choisi de rester à la maison, en dépit du danger posé par le cyclone.

Les météorologues redoutent une potentielle onde de tempête (raz-de-marée) qui pourrait aller jusqu’à cinq mètres de haut. Avant même d’atteindre les côtes, le cyclone a déjà fait un premier mort au Bangladesh. Un bénévole du Croissant-Rouge local s’est noyé lorsque des rafales de vents ont renversé son bateau sur une rivière pendant l’évacuation de villageois dans la ville côtière de Kalapara.

Si l’intensité des cyclones s’est accentuée ces dernières années dans le golfe du Bengale, un phénomène partiellement attribué au réchauffement climatique, les bilans humains sont généralement bien moindres que par le passé grâce à un système de surveillance plus développé et à des mesures préventives bien rodées.

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