Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Espagne : le nouveau gouvernement augmente les retraites

logo de BFMTV BFMTV il y a 4 jours H.S. avec AFP

Cette augmentation de 0,9% devrait concerner 11 millions de personnes d'ici avril 2021.

Pedro Sanchez, président du gouvernement espagnol (Photo d'illustration) © Emilio Naranjo-AF Pedro Sanchez, président du gouvernement espagnol (Photo d'illustration)

C'est au terme du premier conseil des ministres de son gouvernement de coalition inédit avec le parti de gauche radicale Podemos que le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sánchez a annoncé mardi une revalorisation des retraites.

Nous avons approuvé "un décret pour augmenter les retraites de 0,9% cette année", a-t-il annoncé. Cette première mesure du nouveau gouvernement devrait bénéficier à plus de 11 millions de retraités, a précisé le ministère de la Sécurité sociale.

Les pensions espagnoles seront ainsi de nouveau indexées sur la hausse des prix, ce qui n'était plus le cas depuis 2014, à la suite des mesures d'austérité du gouvernement conservateur de l'époque. 

Si l'inflation dépasse les 0,9%, "les retraités recevront par un paiement unique la différence entre les 0,9% et l'inflation" effective, "d'ici à avril 2021", a précisé le chef du gouvernement dans son allocution. 

Travail commun avec Podemos 

Par ailleurs, Pedro Sánchez a annoncé vouloir renégocier les objectifs de déficit public de l'Espagne avec la nouvelle Commission européenne pour les prochaines années. 

En effet, son accord avec Podemos prévoit une hausse des dépenses publiques et des mesures comme l'augmentation progressive du salaire minimum, déjà relevé de 22% l'année dernière.

Madrid table actuellement sur un déficit public contenu à 2% du PIB en 2019 et vise 1,7% en 2020, un objectif auquel ne croit pas le patronat espagnol.

Avec tous les dépenses prévues, "nous avons l'impression que le déficit de cette année sera de 3,5% et c'est déjà un problème avec l'Europe", a déclaré le président de la première organisation patronale (CEOE), Antonio Garamendi, au cours d'un petit-déjeuner mardi.

La Catalogne également abordée 

Abordant la question catalane, Pedro Sanchez a dit privilégier le "dialogue" au recours aux tribunaux pour contrer chacune des initiatives des séparatistes au pouvoir en Catalogne, comme le faisait son prédécesseur conservateur Mariano Rajoy.

"S'il y a un dialogue, si nous normalisons et rationalisons le débat et la crise catalane, alors très probablement la voie judiciaire n'aura pas le poids qu'elle a malheureusement eu ces derniers mois et ces dernières années", a expliqué Pedro Sánchez.

L'abandon de la judiciarisation du conflit est une des réclamations des séparatistes catalans dont les voix seront indispensables au chef du gouvernement minoritaire pour faire adopter un budget en 2020 et plus généralement pour faire voter des lois.

Publicité
Publicité

Plus d'info: BFMTV

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon