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Guerre en Ukraine : ce que l’on sait des scandales de corruption qui secouent le gouvernement

logo de Le Parisien Le Parisien il y a 4 jours Le Parisien
Volodymyr Zelensky a fait savoir que le gouvernement prendrait des mesures fortes contre la corruption. Ukrainian Presidential Press Service/Handout via REUTERS © UKRAINIAN PRESIDENTIAL PRESS SER Volodymyr Zelensky a fait savoir que le gouvernement prendrait des mesures fortes contre la corruption. Ukrainian Presidential Press Service/Handout via REUTERS Ce sont des accusations auxquelles le pays avait échappé depuis le début de la guerre. Mais, ces derniers jours, plusieurs affaires de corruption présumée ont éclaté en Ukraine, révélées par les médias. Au point que des hauts responsables ont annoncé leur démission ce mardi. Quelles sont les accusations ? Les faits reprochés sont pour le moins embarrassants pour Kiev, presque un an après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Selon plusieurs médias, le ministère ukrainien de la Défense aurait signé des contrats à des prix gonflés - « deux à trois fois » supérieurs aux tarifs normaux - pour acheter des produits alimentaires destinés aux soldats. Pour l’année 2023, le contrat s’élève à 350 millions de dollars, selon le site d’information ZN.UA. En parallèle, une tout autre affaire a éclaté au même moment. Ce week-end, le premier vice-ministre du Développement des Communautés et des Territoires, Vasyl Lozynkiï, a été arrêté par le Bureau national ukrainien de lutte contre la corruption (NABU) pour des soupçons de détournements de fonds en lien avec des contrats d’achat d’équipements et de générateurs électriques à des prix gonflés. Valentin Reznitchenko, gouverneur de la région de Dnipropetrovsk (centre), est quant à lui accusé par plusieurs médias d’avoir attribué des contrats sur la réparation de routes portant sur des dizaines de millions d’euros à un groupe co-fondé par sa petite-amie. S’ajoutent divers scandales, dont l’utilisation par un responsable de véhicules destinés à l’aide humanitaire ou le départ en vacances d’un autre, en plein conflit. Qui a démissionné ? Plusieurs membres du gouvernement et proches du président, Volodymyr Zelensky, ont présenté leur démission ces derniers jours et la liste s’est encore allongée ce mardi. Dès ce week-end, le vice-ministre de la Défense, Viatcheslav Chapovalov, en charge de l’appui logistique des forces armées, a été démis de ses fonctions. Pavlo Galimon, le chef adjoint du parti présidentiel « Serviteur du peuple », a lui été limogé ce lundi, sur fond d’accusations de corruption liée à l’achat d’une propriété à Kiev pour un montant supérieur à ses revenus déclarés. Kyrylo Tymochenko, chef adjoint de l’administration présidentielle, a également démissionné, après des révélations sur l’utilisation d’un véhicule destiné à l’aide humanitaire. Il est l’un des rares collaborateurs à travailler avec le chef de l’État depuis son élection en 2019. Il supervisait notamment des projets de reconstruction des installations endommagées par des frappes russes. Le procureur général adjoint, Oleksiï Simonenko, a lui aussi quitté ses fonctions après s’être vu reprocher un départ en vacances à l’étranger en plein conflit - alors que les déplacements en dehors de l’Ukraine sont interdits pour les hommes en âge de combattre, sauf pour des raisons professionnelles. Selon Taras Melnytchouk, représentant du gouvernement auprès du Parlement, les gouverneurs des régions de Dnipropetrovsk (centre) Valentin Reznitchenko, de Zaporijjia (sud) Oleksandre Staroukh, de Soumy (nord) Dmytro Jivytsky, de Kherson (sud) Iaroslav Ianouchevitch et de la capitale Kiev, Oleksiï Kouleba, vont quitter leurs postes. Pour autant, le départ de ce dernier serait uniquement lié à sa nomination prochaine au sein de l’administration présidentielle. Trois vice-ministres supplémentaires ont également été démis de leurs fonctions : celui de la Politique sociale, Vitali Mouzytchenko, et deux vice-ministres du Développement territorial, Ivan Loukeria et Viatcheslav Negoda. S’ajoutent à cette liste déjà longue Anatoliï Ivankevitch et Viktor Vychniov, tous deux chefs adjoints du service ukrainien des transports maritimes et fluviaux. Que répondent les autorités ? Dimanche - et avant la série de démissions -, le ministère de la Défense a réfuté les accusations, assurant que les achats étaient « pertinents » et les contrats conformes « à la procédure établie par la loi ». Il a même réaffirmé un principe de « tolérance zéro » face à la corruption. Une réunion d’urgence s’est tenue ce lundi autour du ministre Oleksiï Reznikov. De son côté, Volodymyr Zelensky a fustigé les affaires de corruption dès ce dimanche, dans une vidéo. « Bien sûr, actuellement, la principale préoccupation est sur la défense, la politique étrangère et la guerre », a-t-il entamé. « Mais il y aura des décisions appropriées cette semaine. Elles ont déjà été envisagées (…) et elles seront justes », a promis le président ukrainien.

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Il a assuré que toutes les accusations « seraient analysées dans le détail », tant celles sur l’énergie que celles concernant les fournitures pour les soldats, ainsi que les relations entre le gouvernement et les régions. « La population aura toutes les informations et l’État fera les démarches fortes nécessaires », a encore affirmé Volodymyr Zelensky, assurant être reconnaissant envers les journalistes qui ont levé le voile sur ces affaires.
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