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Guerre en Ukraine : Kiev affirme avoir progressé dans sa contre-offensive contre les Russes à Kherson

logo de leJDD leJDD 14/08/2022 Clément Legros
Le pont d'Antonivsky et celui de Nova Kakhovka, qui permettent à la Russie de traverser le Dniepr et d'assurer le ravitaillement de la ville occupée de Kherson dans le sud de l'Ukraine, ont été rendus impraticables par l'armée Ukrainienne, privant ainsi la Russie d'un maillon essentiel de la chaîne d'approvisionnement qui maintient la ville sous son contrôle. © STRINGER / AFP

Le pont d'Antonivsky et celui de Nova Kakhovka, qui permettent à la Russie de traverser le Dniepr et d'assurer le ravitaillement de la ville occupée de Kherson dans le sud de l'Ukraine, ont été rendus impraticables par l'armée Ukrainienne, privant ainsi la Russie d'un maillon essentiel de la chaîne d'approvisionnement qui maintient la ville sous son contrôle.

Dans le sud de l'Ukraine, à Kherson, l’occupation russe serait–elle à deux pontons de la fin ? C'est ce que laisse sous–entendre ce dimanche le député régional ukrainien Serguiï Khlan : « Les seuls moyens de traverser le fleuve pour l’occupant sont des pontons près du pont Antonivsky, mais ils ne pourront pas totalement répondre à leurs besoins ». Selon lui, « la Russie transfère ses centres de commandement de la rive droite du fleuve vers la gauche, consciente qu'en cas d'escalade, ils ne pourront pas être évacués à temps ».

La ville, située sur les berges du Dniepr dans le sud de l'Ukraine, est la seule capitale régionale occupée depuis le 3 mars dernier par la Russie. À l'Ouest, les forces armées ukrainiennes font barrage à l'avancée russe dans la région et cible avec intensité l'occupant depuis le mois de juillet dans le cadre d'une entreprise de reconquête. L'occupation de la ville dépend donc des ponts qui relie Kherson à l'arrière–garde russe plus à l'Est, sur la rive gauche du Dniepr. Mais les récents bombardements qui ont fortement endommagé les ponts routiers et ferroviaires d'Antonivsky et de Nava mettent en péril la chaîne de ravitaillement russe.

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Un ravitaillement rendu impossible

L'Ukraine a affirmé être en passe d'isoler une partie des forces russes dans la région de Kherson, après y avoir détruit ou endommagé tous les ponts existants. « Les deux principaux ponts routiers donnant accès à la poche du territoire occupée par la Russie sur la rive ouest du Dniepr sont probablement hors d'usage » , confirme ce samedi le ministère de la Défense britannique dans son bulletin d'information.


Vidéo: Guerre en Ukraine : Russie et Ukraine s'accusent mutuellement des frappes contre la centrale nucléaire de Zaporojie (Dailymotion)

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Le plus important est le pont de Antonivsky, en banlieue de Kherson, plusieurs fois touché par des missiles depuis fin juillet et encore ce dimanche. Un autre est le pont de Nova Kakhovka, 50 kilomètres au Nord–Est, fortement endommagé par les tirs ukrainiens cette semaine. « Hier (vendredi), nos forces armées ont finalement et avec efficacité frappé le pont près de Nova Kakhovka. Les Russes ne peuvent plus transférer de matériel, de munitions, et même, de nourriture pour leurs troupes », avait affirmé samedi soir Serguiï Khlan. Le principal pont ferroviaire a également été plus amplement touché la semaine dernière.

Pour pallier ces dommages qui causent de sérieuses difficultés d'approvisionnement humain et matériel, la Russie a mis en place à la fin du mois de juillet des pontons aux abords du pont ferroviaire d'Antonivski. Ces ferrys assurent désormais la majeure partie de ces ravitaillements, estime le ministère de la Défense britannique qui note que ces ponts resteront « des points faibles » pour la Russie. « La Russie n'est parvenue à réparer que partiellement le pont routier de Antonivsky, qui reste fortement endommagé ».

Annexion par référendum

L'administration militaire russe dans la région de Kherson a annoncé la tenue d'un référendum en vue de l'annexion des régions de Donetsk à la Russie. « En effet, nous nous préparons à un référendum. Et nous le ferons », a promis fin juin Kirill Stremousov, dirigeant russe de la ville, dans u ne vidéo publié sur Télégram .

À ce jour, la Russie annonce qu'un « référendum » se tiendra dans la région de Zaporijia et de Kherson le 11 septembre prochain, « mais même cette date n'est pas définitive », note l'ONG Tchèque European Values Center dans son briefing du 10 août.

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