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Hommage national mercredi aux Invalides au soldat français mort au Mali

logo de Paris Match Paris Match 28/09/2021 La Rédaction - AFP

Le soldat français a été tué au cours d’une opération de reconnaissance et de harcèlement conduite par la force antijihadiste Barkhane dans la région de Gossi, à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso.

© Etat major des armées/AFP

Un hommage national présidé par Emmanuel Macron sera rendu mercredi à 16h30 à l'Hôtel des Invalides au caporal-chef français Maxime Blasco, un soldat au "parcours exceptionnel" tué en opération au Mali, a annoncé mardi l'Elysée. Le cortège funéraire franchira auparavant le pont Alexandre III à Paris, comme de tradition. Jeudi, un autre hommage lui sera rendu à Varces (Isère, sud-est) par ses frères d'armes du 7e bataillon de chasseurs alpins.

Le soldat français a été tué au cours d’une opération de reconnaissance et de harcèlement conduite par la force antijihadiste Barkhane dans la région de Gossi, à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso. Plusieurs fois décoré, le caporal-chef Blasco, 34 ans, avait reçu en juin la médaille militaire "pour la valeur exceptionnelle de ses services". "C'était quelqu'un qui avait un parcours opérationnel exceptionnel", selon le colonel Pascal Ianni, porte-parole des armées.

En 2019, il avait sauvé la vie à deux de ses camarades après le crash de leur hélicoptère Gazelle. Grièvement blessé, notamment avec de multiples fractures vertébrales, il avait réussi à les extraire sur une cinquantaine de mètre avant de les installer "de façon un peu artisanale sur les patins" d'un hélicoptère Tigre pour les extraire de la zone de combat, selon l'état-major. Son décès porte à 52 le nombre de soldats français tués au combat au Sahel depuis 2013. Mardi, l'Assemblée nationale a observé une minute de silence en sa mémoire.

Contexte très tendu entre Paris et Bamako

Sa mort intervient à l'heure d'une réarticulation et d'une réduction du dispositif militaire français au Sahel, dans un contexte très tendu entre Paris et Bamako. La junte au pouvoir à Bamako envisage de conclure un contrat avec la sulfureuse société paramilitaire russe Wagner, décrite comme proche du pouvoir russe. Un déploiement de ces mercenaires serait "incompatible" avec le maintien au Mali des troupes françaises, a averti Paris. Le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga a accusé samedi à l'ONU la France d'un "abandon en plein vol", défendant les réflexions en cours à Bamako de s'adjoindre d'autres partenaires.

"C'est beaucoup d'hypocrisie, c'est beaucoup de mauvaise foi, beaucoup d'indécence surtout parce que ces propos ont été tenus le samedi 25 septembre, or le vendredi 24 septembre un 52e militaire français a donné sa vie pour combattre le terrorisme au Sahel", s'est indignée lundi la ministre des Armées Florence Parly, en assurant que "la transformation de notre dispositif militaire au Sahel ne constitue pas un départ du Mali". La France prévoit de quitter les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit), tout en maintenant sa présence à Gao, Gossi et Ménaka. Les effectifs français au Sahel seront réduits d'ici 2023 à 2.500-3.000 hommes, contre plus de 5.000 aujourd'hui.

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