Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

"Il y a trop de sang qui coule": le témoignage d'un chauffeur VTC marseillais victime d'une fusillade

logo de BFMTV BFMTV 04/02/2023 L.B

Un chauffeur VTC marseillais, pris dans une fusillade aux Aygalades à Marseille le 11 janvier dernier, témoigne de cette soirée traumatisante.

La cité Air Bel à Marseille (image d'illustration) © BORIS HORVAT / AFP La cité Air Bel à Marseille (image d'illustration)

Il a vu la mort de près alors qu'il effectuait son travail. À Marseille le 11 janvier dernier, Hamza a été pris dans une fusillade aux Aygalades. Ce chauffeur VTC de 27 ans, venu déposer un client (vraisemblablement la cible initiale), a été touché par des balles de kalachnikov. Auprès du journal La Provence, il témoigne d'une nuit de calvaire et de son état de santé dégradé.

"Je ne dors pas la nuit. Je sens l'odeur des balles", confie Hamza.

Touché à deux reprises

Le soir du 11 janvier, alors qu'il dépose un client et se gare sur le bas-côté, près du boulevard de la Padouane, deux hommes cagoulés en voiture s'arrêtent derrière lui.

"Je vois le passager dans mon rétro. Il sort, armé d'une kalachnikov. La scène est toujours dans ma tête, je ne l'oublierai jamais. Je suis descendu de la voiture et je lui ai dit: 'Moi, je n'y suis pour rien. Je ne suis qu'un chauffeur (...) J'attends un client.' Il m'a dit: 'Y a qui derrière? Y a qui derrière? Tu vas voir!'", relate l'homme à nos confrères.

VIDÉO SUIVANTE
VIDÉO SUIVANTE

Le chauffeur VTC tente de partir, mais se retrouve coincé par une deuxième voiture lui coupant la route. "Le tireur commence à tirer en rafale. Il m'a touché. Une balle dans le dos (qui a pu être enlevée) et malheureusement la deuxième, dans l'épaule, je vais vivre avec", affirme Hamza.

Perte de mobilité d'un bras

Alors qu'il réussit à s'enfuir à pied, il entend les balles déferler sur l'arrière de sa voiture, le tireur est persuadé qu'un passager se cache. Hamza s'écroule ensuite dans un snack. "Il y a trop de sang qui coule. Je me dis: 'C'est bon, c'est la fin, je vais mourir'", se souvient le jeune homme.

S'il a finalement survécu grâce à l'intervention de la police et des pompiers, Hamza a perdu toute autonomie. Un lit médicalisé a été installé au milieu de son salon. "Le médecin m'a dit que je ne récupérerai pas la mobilité de mon bras comme avant. Mais de toute manière, je n'ai plus confiance, je ne pourrai pas conduire à nouveau des gens", anticipe-t-il.

La police judiciaire a écarté Hamza de tout soupçon mais son avocat Me Hervé Seroussi s'inquiète de certains délais qui empêchent à son client d'être indemnisé rapidement. "Je suis juste un chauffeur de VTC, victime d'une fusillade", rappelle ce dernier.

Publicité
Publicité

Plus de BFMTV

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon