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Biélorussie : réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU jeudi

logo de Le Point Le Point 10/11/2021 Source AFP
Biélorussie, Immigration, Tensions, Polémique, © Russian Foreign Ministry / Sputnik via AFP Biélorussie, Immigration, Tensions, Polémique,

Les tensions au sujet de la crise migratoire, à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie, se poursuivent. Selon l'Otan, c'est Loukachenko, le président biélorusse, qui alimente lui-même ce conflit, enfreignant le droit international. La Biélorussie a riposté, mercredi 10 novembre, en accusant à son tour l'Occident d'orchestrer la crise migratoire en cours à la frontière polonaise, où des milliers de migrants souhaitant se rendre dans l'Union européenne sont bloqués.

« En vue d'une cinquième série de sanctions, dont ils parlent déjà à l'Ouest, le prétexte utilisé cette fois est la crise migratoire provoquée par l'UE et ses membres frontaliers de la Biélorussie », a déclaré le chef de la diplomatie biélorusse Vladimir Makeï, lors d'une rencontre avec son homologue russe à Moscou. Vladimir Makeï a dit espérer un « travail renforcé » avec la Russie, son principal allié, notamment « une réaction commune » face « aux actes inamicaux » visant la Biélorussie.

La Pologne dénonce un « terrorisme d'État »

De son côté l'ONU dénonce une « situation intolérable », a déclaré mercredi la haute-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, réclamant un accès humanitaire « immédiat ». « J'exhorte les États concernés à prendre des mesures immédiates pour désamorcer et résoudre cette situation intolérable conformément aux obligations qui leur incombent en vertu du droit international des droits humains et du droit des réfugiés », a déclaré Michelle Bachelet dans un communiqué.

L'Estonie, la France et l'Irlande ont demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU qui devrait se tenir jeudi dans l'après-midi, ont indiqué à l'Agence France-Presse des diplomates. Cette réunion se tiendra à huis clos, ont précisé les mêmes sources.


Vidéo: Communiqué de la réunion du Conseil National de Sécurité du 4 novembre 2021 (Dailymotion)

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Le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, parle, lui, de « terrorisme d'État » dans la crise des migrants massés à leur frontière commune, qui constitue aussi la frontière orientale de l'Union européenne. Lors d'une conférence de presse conjointe avec le président du Conseil européen, Charles Michel, il a dénoncé une « vengeance discrète » du président biélorusse Alexandre Loukachenko pour le soutien de la Pologne à son opposition.

Des milliers de migrants bloqués à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a abondé en affirmant que Minsk et Moscou avaient renforcé « efficacement leur collaboration pour contrer une campagne contre la Biélorussie déclenchée par Washington et ses alliés européens au sein d'organisations internationales ».

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Des milliers de migrants souhaitant entrer en Pologne sont actuellement coincés à la frontière avec la Biélorussie, par un froid glacial. Des soldats ont été déployés de chaque côté, faisant craindre une escalade. Depuis des mois, les Européens accusent Minsk de délivrer volontairement des visas de transit à ces migrants, venus principalement du Proche-Orient, afin de déstabiliser l'Union européenne.

Selon Bruxelles, le président biélorusse Alexandre Loukachenko alimente cette crise pour se venger des sanctions décidées contre son régime après l'écrasement d'un mouvement d'opposition déclenché à la suite de sa réélection contestée en août 2020. Mardi, le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a, lui, accusé le dirigeant russe Vladimir Poutine, principal allié de Minsk, d'être le « commanditaire » de cette vague de migrants.

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