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Israël : la justice internationale ouvre la première enquête sur les crimes de la guerre de Gaza

logo de Le ParisienLe Parisien 03/03/2021 Le Parisien avec AFP
Le Parisien © Fournis par Le Parisien Le Parisien

C’est une décision qui devrait faire couler beaucoup d’encre et ne pas plaire à tout le monde. La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé, mercredi, avoir ouvert une enquête sur les crimes présumés dans les territoires palestiniens occupés. Une initiative à laquelle Israël est fermement opposé et contre laquelle il s’était déjà soulevé, début février, lorsque la CPI s’était dite compétente pour juger ces faits.

La présidente de la CPI, Fatou Bensouda, avait précédemment déclaré qu’il y avait un « fondement raisonnable » à croire que des crimes avaient été commis par des membres des forces israéliennes, des autorités israéliennes, du Hamas et des groupes armés palestiniens au cours de la guerre de Gaza de 2014.

« Aujourd’hui, je confirme l’ouverture par le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale d’une enquête sur la situation en Palestine », a déclaré Fatou Bensouda dans un communiqué. Et d’ajouter : « L’enquête portera sur les crimes relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis dans la situation depuis le 13 juin 2014. » « Toute enquête que le Bureau entreprendra en définitive sera menée en toute indépendance, impartialité et objectivité, sans crainte ni parti pris », ajoute Fatou Bensouda.

Une décision saluée par les Palestiniens, critiquée par Israël

« Les crimes commis par les dirigeants de l’occupation israélienne contre le peuple palestinien, qui sont des crimes continus, systématiques et généralisés font que l’enquête est nécessaire et urgente », s’est réjouit le ministère palestinien des Affaires étrangères dans un communiqué, après l’annonce de la CPI.

« Il s’agit d’une décision politique d’un procureur à la fin de son mandat (...) qui transforme la cour en un instrument aux mains d’extrémistes et d’organisations antisémites », a déclaré dans un communiqué le chef de la diplomatie israélienne, Gabi Ashkenazi, peu de temps après l’annonce du tribunal de La Haye.

Contrairement à la Palestine, Israël n’est pas membre de la CPI, basée à La Haye, et s’est opposé avec véhémence à toute enquête. En décembre 2019, la Procureure Fatou Bensouda avait affirmé souhaiter une enquête complète après une enquête préliminaire de cinq ans, tout en demandant à la CPI de déterminer si sa portée s’étendait aux territoires palestiniens.

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