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L’état de santé du journaliste algérien incarcéré, Khaled Drareni, « préoccupant »

logo de L’Obs L’Obs 12/09/2020 www.nouvelobs.com
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Les comités de soutien au journaliste algérien Khaled Drareni, condamné à trois ans de prison, ont réclamé vendredi sa libération « immédiate » en raison de son état de santé « particulièrement préoccupant », selon un communiqué de Reporters sans Frontières (RSF).

« Les comités de soutien de Khaled Drareni, algérien et international, appellent conjointement les autorités algériennes à revenir à la raison, au droit et à libérer immédiatement et sans conditions Khaled Drareni, dont l’état de santé devient particulièrement préoccupant », a indiqué RSF.

Qui est Khaled Drareni, le journaliste algérien condamné à trois ans de prison ?

« Il devient urgent de mettre fin au harcèlement judiciaire dont il est la cible, car la procédure inique engagée contre lui met en danger sa santé », est-il ajouté dans le communiqué.

Amaigri et affaibli

Lors de son procès en appel mardi à Alger, le directeur du site d’information en ligne Casbah Tribune et correspondant de TV5 Monde et RSF en Algérie « est apparu très amaigri, mais aussi très affaibli », affirme RSF.

Son frère, Chekib Drareni, s’est dit, sur Twitter, inquiet de son état de santé : « L’aggravation de l’état de santé de Khaled Drareni ainsi que sa perte de poids ne sont pas des rumeurs. Après presque 6 mois en détention dans des conditions absolument inconnues, mon frère ne ressemble plus au Khaled que nous connaissons tous.»

Le parquet a requis, comme en première instance, quatre années de prison ferme et une amende de 50 000 dinars (330 euros) contre le journaliste qui a rejeté à nouveau catégoriquement les accusations portées contre lui, affirmant avoir simplement fait son métier.


Vidéo: Arrivée du journaliste algérien Khaled Drareni au tribunal, jugé en appel (AFP)

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Le verdict est attendu mardi prochain.

Le comité national de soutien à M. Drareni, créé le 12 août, est composé d’avocats, de journalistes, d’associations et de citoyens algériens.

Il organise des rassemblements tous les lundis à Alger qui réunissent à chaque fois des dizaines de journalistes, de militants des droits humains et de sympathisants.

Le comité de soutien international, qui a vu le jour le 23 juillet, a pour sa part lancé une campagne de sensibilisation sous le hashtag #WeAreKhaled.

Une sévérité sans précédent

Incarcéré depuis le 29 mars au centre pénitentiaire de Koléa près d’Alger, Khaled Drareni a été condamné le 10 août à trois ans d’emprisonnement et à une amende de 50 000 dinars (330 euros) pour « incitation à attroupement non armé » et « atteinte à l’unité nationale ». Un verdict d’une sévérité sans précédent qui a surpris et indigné ses confrères.

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Il avait été arrêté à Alger le 7 mars alors qu’il couvrait une manifestation du « Hirak », le soulèvement populaire qui a secoué l’Algérie pendant plus d’un an jusqu’à sa suspension il y a quelques

L’Algérie figure à la 146e place sur 180 du classement mondial de la liberté de la presse 2020 établi par RSF. Elle a perdu cinq places par rapport à 2019 et 27 par rapport à 2015

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