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L’état du monde face à la pandémie du 20 au 26 juillet

logo de RFI RFI 26/07/2020 RFI
Le Président brésilien Jair Bolsonaro en virée à moto après avoir annoncé sa guérison du Covid-19 © SERGIO LIMA / AFP Le Président brésilien Jair Bolsonaro en virée à moto après avoir annoncé sa guérison du Covid-19

Plus de 16 millions de cas du nouveau coronavirus ont été officiellement recensés dans le monde, depuis sa découverte en Chine en décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles ce dimanche 26 juillet. Le virus a déjà causé plus de 645 000 décès.

Le rythme de la pandémie continue de s’accélérer dans le monde, avec plus de 5 millions de nouveaux cas détectés depuis le 1er juillet, soit plus d'un tiers des cas de Covid-19 déclarés depuis le début de la pandémie. Les États-Unis, pays le plus touché, compte plus de 4 millions de cas dont plus de 146 000 morts. L’Amérique latine et l’Europe font également partie des aires géographies les plus touchées.

Dans les pays où la maladie avait reculé grâce au confinement, des restrictions sont progressivement imposées à nouveau. En s'inscrivant dans la durée, l'épidémie provoque une érosion du soutien des populations aux réponses de leurs gouvernements face à la crise, selon une étude internationale publiée samedi 25 juillet par le cabinet KekstCNC. Aux États-Unis, 44% de la population est ainsi mécontente de la gestion de la crise. Au Japon, plus d’un sondé sur deux estime que les autorités gèrent mal la situation.

Les pays où la pandémie se stabilise

Le Mali a rouvert samedi 25 juillet ses frontières aériennes et rouvrira ses frontières terrestres le 31 juillet, après plusieurs mois de fermeture. Le pays, un des derniers au monde selon le classement du Programme des Nations-unies (Pnud) basé sur l'indice de développement humain, a déclaré 2 494 cas confirmés de coronavirus dont 74 décès, selon un dernier bilan publié le 23 juillet.

La Tunisie, qui a bien géré l’épidémie, en adoptant des mesures drastiques a pu accueillir ses premiers touristes. Le Covid-19 n’a fait que 50 morts parmi un peu plus de 1 400 personnes contaminées dans le pays. Des mesures sanitaires strictes perdurent : à leur arrivée à l’hôtel, les touristes se nettoient les mains avec du gel hydroalcoolique et sont soumis à une nouvelle prise de température, après celle, obligatoire, de la descente d’avion. Les bagages, quant à eux, sont nettoyés au désinfectant.

En Grèce, le ministre de la Santé a déclaré que le pays ne faisait pas face à une seconde vague mais qu’il fallait rester vigilant. Les autorités grecques ont indiqué le 25 juillet que les passagers arrivant de Bulgarie et de Roumanie devront prouver qu'ils ont été testés négatifs au nouveau coronavirus pour pouvoir entrer dans le pays.

Le Chili, qui fait partie des 10 pays les plus infectés par le coronavirus (plus de 13 000 morts) voit les chiffres de ses nouveaux cas baisser. Les autorités ont donc annoncé vendredi 24 juillet une première étape de déconfinement pour les régions de Valparaiso et Santiago. Certaines villes de cette zone étaient confinées depuis mars !

La pandémie de Covid-19 est largement sous contrôle en Norvège, où seules trois personnes porteuses de la maladie étaient hospitalisées le 24 juillet, dont une en soins intensifs.  Au total, la Norvège dénombre à ce jour 9.085 cas de nouveau coronavirus recensés, dont 255 mortels.

Les pays où la pandémie revient

« On dirait que le vicieux virus est entré dans le pays. » C’est ce qu’a annoncé ce 26 juillet Kim Jong Un, le dirigeant nord-coréen. La Corée du Nord a déclaré dimanche l'état d'urgence dans la ville de Kaesong, à la frontière avec la Corée du Sud, et ordonné le confinement de ses habitants après la découverte d'un cas de suspect de contamination au nouveau coronavirus. Selon le régime dictatorial, ce cas est celui d’un individu revenu clandestinement dans le pays le 19 juillet. La Corée du Nord affichait jusqu'ici son imperméabilité face à la pandémie.

De l’autre côté de la frontière, en Corée du Sud, l’épidémie repart. Le pays a enregistré son bilan le plus élevé en près de quatre mois, avec 113 nouveaux cas dont 86 personnes arrivées de l’étranger. Sans imposer de confinement mais avec une stratégie très poussée de tests et de traçage des contacts des personnes contaminées, les autorités sud-coréennes étaient pourtant parvenues à maîtriser la situation.

Même scénario au Vietnam, qui a annoncé hier, samedi 25 juillet, avoir détecté son premier cas de coronavirus localement transmis en près de 100 jours.

En Chine, d’où l’épidémie est partie, la progression des cas de Covid-19 n’a pas empêché la reprise du championnat de foot, après une interruption de cinq mois. Tête baissée vers le sol, les joueurs ont observé une minute symbolique de silence en hommage aux victimes de la pandémie, apparue dans la région de Wuhan en décembre 2019.

Hongkong est durement frappée par une nouvelle vague de coronavirus depuis quelques semaines. Ce regain de la maladie pourrait être dû à la décision des autorités de laisser les équipages de la marine marchande changer d'embarquement dans la ville sans respecter de quarantaine, a estimé vendredi 24 juillet un expert des questions de santé. L’ex-colonie britannique était pourtant parvenue à maîtriser l’épidémie le mois dernier.

En Australie, les autorités ont annoncé mercredi 22 juillet 502 nouveaux cas de Covid-19, soit le chiffre le plus élevé jamais enregistré sur l'île-continent. Selon le gouvernement, le pays entrait désormais dans une phase critique. Le précédent pic de l'épidémie datait du 28 mars quand 459 cas avaient été enregistrés selon des chiffres compilés par l'AFP. Le pays était par la suite parvenu à contenir la propagation du virus, au point que les restrictions avaient pu être levées. Comme la Nouvelle-Zélande voisine, l'Australie avait été saluée pour sa gestion efficace de la crise. À compter de minuit mercredi soir, les habitants de Melbourne, ville où les cas sont de plus en plus nombreux, seront tenus de porter un masque quand ils sortiront de chez eux, au risque d'écoper s'ils n'en ont pas d'une amende de 200 dollars australiens (123 euros). Une mesure plutôt bien respectée.

Le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa a décrété le 21 juillet un couvre-feu et réinstauré des mesures strictes de confinement pour tenter d'endiguer la propagation du nouveau coronavirus, après une récente hausse des cas. Des mesures sanitaires qui auraient pour but de « museler », selon l’opposition. Le nombre de contaminations recensées dans ce pays d'Afrique australe a augmenté de près d'un tiers au cours de la semaine écoulée, pour atteindre 1 713 cas. Le nombre de décès est lui passé de 18 à 26.

En Europe, les mesures sanitaires sont remises en place face au virus qui recommence à circuler. L'OMS s'inquiète pour le continent et note que cette récente résurgence est consécutive à l'assouplissement des mesures de distanciation. Plusieurs pays ont renforcé leur contrôle des voyageurs dans les aéroports, comme l’Allemagne qui propose des tests gratuits aux voyageurs de retour dans le pays.

L’Angleterre a également renforcé les contrôles des voyageurs et généralisé le masque de protection. Londres rétablit la quarantaine pour les personnes arrivant d’Espagne.

La France renforce elle aussi les contrôles dans les aéroports pour les voyageurs en provenance de 16 pays. Des tests seront imposés aux passagers à leur arrivée à l'aéroport, et cela pourra déboucher sur une « quatorzaine » pour les cas positifs.La circulation virale est en « nette augmentation », selon les autorités sanitaires. « Ce qu'il faut éviter par-dessus tout, c'est le reconfinement général », une mesure qui serait « catastrophique » au niveau économique et social, a déclaré le Premier ministre Jean Castex. Dans l'hexagone, le nombre de nouvelles contaminations au coronavirus s'est élevé à 1.130 entre jeudi et vendredi, dépassant le seuil du millier pour le deuxième jour consécutif et retrouvant un niveau comparable à celui de la fin du confinement.

En Belgique, une fillette de trois ans, souffrant de plusieurs autres pathologies, est morte des suites du Covid-19. C'est la plus jeune victime dans ce pays qui connaît une recrudescence des cas. La première ministre Sophie Wilmès a annoncé samedi 25 juillet envisager de nouvelles mesures supplémentaires, le jour même de l'entrée en vigueur de mesures renforcées

En Espagne, le gouvernement catalan (nord-est) a ordonné la fermeture des discothèques et bars de nuit, face à une augmentation des cas. Depuis la levée des mesures de confinement en juin, le pays s'est efforcé de contenir la hausse des nouvelles infections mais la découverte de nouveaux foyers de contamination a conduit au rétablissement de restrictions dans plusieurs régions du pays.

Les pays où la pandémie progresse

Le Brésil est le deuxième pays le plus touché au monde par la pandémie, après les États-Unis. Samedi 25 juillet, le nombre de cas était de 2,3 millions, dont 1 200 nouvelles contaminations rien que pour la journée. Le coronavirus y a fait plus de 86 000 morts. En conséquence, la traditionnelle fête de fin d'année à Rio de Janeiro, qui rassemble habituellement des millions de spectateurs sur la plage de Copacabana pour y admirer les feux d'artifice, a été annulée. Le président brésilien Jair Bolsonaro, contaminé par le Covid-19, a, lui, annoncé sa guérison sur Twitter, avant d'entreprendre une virée à moto jeudi dans les rues de Brasilia pour saluer ses partisans, faisant fi des gestes barrières et sans porter de masque.

Les États-Unis, qui détiennent le triste palmarès du pays le plus touché par le virus, ont encore décompté 68 000 nouveaux cas samedi 25 juillet. Ces 12 derniers jours, le nombre de nouveaux cas quotidiens a dépassé à chaque fois les 60 000 et le nombre de décès quotidien est supérieur à 1 000 depuis 4 jours. En raison de l’épidémie, le président Donald Trump a renoncé à la convention républicaine qui devait avoir lieu en Floride en août pour l'introniser comme candidat à la présidentielle du 3 novembre. Donné en mauvaise position dans les sondages, Donald Trump a changé de ton concernant le coronavirus : « Cela va sûrement, malheureusement, empirer avant de s'améliorer. Je n'aime pas dire ça mais c'est comme ça », a-t-il notamment déclaré lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche. 

En Israël aussi le coronavirus s’invite sur la scène politique. Benjamin Netanyahu est vivement critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire. Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés le 25 juillet à Jérusalem devant la résidence du Premier ministre, inculpé pour corruption, pour exiger sa démission. Ils dénoncent aussi ce qu'ils considèrent comme la mauvaise gestion de l'épidémie de nouveau coronavirus par le Premier ministre et ses « attaques contre la démocratie ». Le nombre de cas confirmés de contamination au nouveau coronavirus en Israël a dépassé samedi la barre des 60 000, pour un total de 455 décès

En Iran, pays le plus touché du Moyen-Orient, les autorités ont annoncé mardi 21 juillet avoir enregistré un record de morts : 229 victimes. Le nombre total de victimes est désormais de plus de 15 000 personnes, selon le pouvoir. Face au regain de l'épidémie de nouveau coronavirus depuis le début du mois de mai, l'État a rendu le port du masque obligatoire dans les lieux publics couverts et réimposé des restrictions dans les provinces les plus touchées.

En Afrique du Sud, un ministre a été testé positif au Covid-19, samedi 25 juillet. C’est le quatrième ministre atteint par la maladie, dans le pays le plus affecté du continent africain. À ce jour, 434 200 cas ont été recensés en Afrique du Sud, dont 6 655 mortels. Près de 13 000 agents de santé ont été infectés par le nouveau coronavirus et une centaine en sont morts, a annoncé jeudi 23 juillet le ministère sud-africain de la Santé.

Du côté de l’Amérique du Sud, le bilan ne cesse de s’aggraver. Le Mexique a enregistré un nombre record de contaminations en 24h avec 8 438 nouveaux cas. C’est le quatrième pays le plus endeuillé au monde.

La Colombie a elle aussi battu un triste record : 315 morts en 24h. Ce pays de 50 millions d'habitants, compte au total 7 688 décès officiels du Covid-19.

Au Pérou, les hôpitaux d’Arequipa, deuxième ville du pays, sont débordés. Ils manquent de lits et d'oxygène, et des patients attendent aux abords des établissements dans l'espoir d'être soignés. La gravité de la situation a amené le 23 juillet le gouvernement de Lima à prendre le contrôle des hôpitaux de cette grande ville du sud du Pérou, qui sont habituellement gérés par les autorités régionales. Les médias locaux ont rapporté que des patients atteints du Covid-19 dormaient sous des tentes installées près des hôpitaux et que d'autres passaient la nuit dans leurs voitures garées à proximité, dans l'espoir d'obtenir un lit et d'être soignés. Le président péruvien Martin Vizcarra a assuré que le gouvernement avait l'intention de ramener la situation à la normale dans les meilleurs délais.

L’info santé

Une étude menée au Brésil et publiée par leNew England Journal of Medicineconfirme l'inefficacité de l'hydroxychloroquine pour traiter les formes légères ou modérées du Covid-19. Menée dans 55 hôpitaux du pays, l'essai clinique visait à établir si ce médicament controversé, combiné ou non à l'antibiotique azithromycine, peut améliorer l'état des patients atteints d'une forme légère ou modérée du Covid-19. Conduite sur 667 patients, l’étude brésilienne a établi que ceux traités à l'hydroxychloroquine s'exposaient à davantage de problèmes au coeur et au foie.

Le président brésilien Jair Bolsonaro fait pourtant publiquement la promotion de ce traitement. Testé positif au Covid-19, le dirigeant d’extrême-droite a affirmé à plusieurs reprises avoir vu son état de santé s'améliorer grâce à l'hydroxychloroquine. Le week-end dernier, il a même brandi une boîte de ce médicament controversé - dont le président américain Donald Trump a lui aussi vanté les mérites.

Les infos insolites

En Suède, ce sont des chevaliers médiévaux qui sont chargés de faire respecter la distanciation sociale. Des cavaliers déguisés ont été enrôlés par les autorités de l’île de Gotland pour faire appliquer les gestes barrières aux touristes. Les cavaliers travaillent pour la société de reconstitution Torneamentum, qui organise habituellement des tournois de joute chaque été. Or, cette année, le tournoi a dû être annulé suite à la pandémie de coronavirus… C’est donc une reconversion responsable et engagée pour ces cavaliers.

Au Pérou, quatre enfants ayant entre 10 et 16 ans ont escaladé chaque jour une colline escarpée de la cordillère des Andes, guidés par leur mère, pour capter du réseau avec leur téléphone portable et suivre les cours dispensés à distance pendant l’épidémie de Covid-19.

Des escargots sont coincés en Ukraine à cause du virus. L’héliciculture, l’élevage d’escargots comestibles est une filière en plein boom dans le pays. Avant le confinement, les entrepôts étaient pleins, les caisses d'escargots prêtes à s'envoler pour l'Union européenne. L'épidémie de coronavirus a tout mis à l'arrêt, menaçant de briser une filière économique en pleine expansion en Ukraine, un des pays les plus pauvres d'Europe.

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