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La CIA aurait disposé d’une « taupe » dans l’entourage de Vladimir Poutine

logo de Le Monde Le Monde 10/09/2019 Gilles Paris

Cette thèse a été défendue coup sur coup par la chaîne d’information CNN et par le « New York Times », lundi.

Donald Trump lors d’un meeting de campagne à Fayetteville, en Caroline du Nord, le 9 septembre. © EVAN VUCCI / AP Donald Trump lors d’un meeting de campagne à Fayetteville, en Caroline du Nord, le 9 septembre.

Les accusations d’interférences russes lors de la présidentielle de 2016 avancées par le renseignement américain reposaient sur une source sûre : un espion haut placé dans la verticale du pouvoir de Vladimir Poutine. Cette thèse a été défendue coup sur coup par la chaîne d’information CNN et par le New York Times, lundi 9 septembre.

Le récit qu’ils en font met en évidence un recrutement remontant des décennies en arrière. Un pari réussi compte tenu de la trajectoire du Russe concerné, qui a fini, selon ces deux médias, par accéder au second ou au troisième cercle des conseillers du président Poutine. Un poste suffisamment important pour pouvoir collecter des informations de première main sur la décision de Moscou d’intervenir discrètement dans la campagne présidentielle aux Etats-Unis, au bénéfice de Donald Trump.

Crainte d’une maladresse

Cette place de choix va aussi précipiter l’exfiltration de cet « atout ». A ce point, les deux récits divergent. Le correspondant de CNN chargé des questions de sécurité nationale, Jim Sciutto, assure que l’exfiltration a été motivée en partie par la crainte que Donald Trump grille cette source par inadvertance.

Le président des Etats-Unis a exaspéré le renseignement en 2017 en communiquant à la Russie, à l’occasion d’une visite à la Maison Blanche du ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, des renseignements « top secret » fournis par Israël concernant l’organisation Etat islamique. Il a de nouveau étonné, le 30 août, en publiant sur son compte Twitter une photo aérienne probablement classifiée d’une base spatiale iranienne.

L’espion identifié

Le New York Times, de son côté, estime que les fuites publiées dans la presse américaine auraient fini, par leur précision, à identifier l’espion. Après une première offre rejetée en 2016, qui avait alimenté à Washington l’hypothèse qu’il soit un agent double, ce dernier aurait accepté de quitter la Russie un an plus tard. Le quotidien n’a fourni aucun nom. Un ancien agent russe réfugié à Londres, Alexandre Litvinenko, y a été mystérieusement empoisonné en 2006. Un second, Sergueï Skripal, a réchappé de justesse à une tentative similaire en 2018.

Alors que Donald Trump a fait crédit à de nombreuses reprises aux dénégations de son homologue, consternant ses propres services, le New York Times ajoute que le départ de l’espion a privé Washington d’une source irremplaçable à propos d’éventuelles opérations similaires à celles de 2016 pour la prochaine présidentielle.



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