Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

La justice mexicaine suspend à nouveau la construction du «train maya»

logo de RFI RFI 03/08/2022 RFI
Le président mexicain Andres Manuel Obrador lors de la pose de la première pierre du train Maya à El Ideal le 1er juin 2020. © AFP - ELIZABETH RUIZ Le président mexicain Andres Manuel Obrador lors de la pose de la première pierre du train Maya à El Ideal le 1er juin 2020.

Cette ligne de chemin de fer de 1 500 kilomètres doit traverser toute la péninsule du Yucatan sur cinq états. Voulu par le président Andres Manuel Lopez Obrador, le « train maya » est aussi fortement rejeté par une partie de la population et les défenseurs de l’environnement. Plusieurs batailles juridiques sont en cours et une nouvelle suspension définitive des travaux vient d’être prononcée lundi par un tribunal du Yucatan sur le tronçon prévu sur les Caraïbes entre Tulum et Cancun. 

Avec notre correspondante à Mexico, Gwendolina Duval

Cette décision implique la suspension immédiate des travaux qui sont en cours sur le cinquième tronçon du « train maya ». C’est une victoire pour l’association de protection de l’environnement qui défendait cette procédure.


Vidéo: Ignoran suspensión del tramo 5 del Tren Maya (Dailymotion)

Relire la vidéo

Le juge a argumenté que Fonatur, l’organisme en chargé par le gouvernement de mener le chantier, ne disposait pas des permis nécessaires, faute d’étude d’impact environnemental suffisante. Cette seconde décision judiciaire du même tribunal de l’État du Yucatan freine une nouvelle fois l’avancement du chantier.

Pour autant, cette suspension définitive ne signifie en aucun cas l’annulation du train maya. En effet, en mai dernier, après la première décision similaire, le président Andres Manuel Obrador a déclaré sa réalisation comme étant une d’œuvre d’intérêt pour la sécurité nationale.

Ce décret sécurise en quelque sorte le projet juridiquement et a d’ailleurs permis aux travaux de reprendre après trois mois d’interruption. Malgré la polémique, le gouvernement mexicain n’a pas la moindre intention de faire marche arrière :  il vient d’ordonner dans la même zone l’expropriation de plus d’un million de mètres carrés de terrain, certains avec des habitations, pour pouvoir poursuivre la construction du projet. 

►À écouter aussi : Le Mexique, ses plages et son train maya

Publicité
Publicité

Plus de RFI

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon