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Le G7, un sommet sous haute surveillance sanitaire

logo de Le Monde Le Monde il y a 1 jour Matthieu Limongi

Le G7 qui doit se tenir du 11 au 13 juin dans le sud-ouest de l’Angleterre prévoit des mesures draconiennes pour les médias autorisés à couvrir l’événement.

Une sculpture de Joe Rush, créée à partir de déchets électroniques, reprenant les visages des dirigeants du G7 et imitant le mont Rushmore, sur une colline à Hayle (Cornouailles), en Angleterre, le 9 juin 2021. © Fournis par Le Monde Une sculpture de Joe Rush, créée à partir de déchets électroniques, reprenant les visages des dirigeants du G7 et imitant le mont Rushmore, sur une colline à Hayle (Cornouailles), en Angleterre, le 9 juin 2021.

Des villages portuaires, des plages de sable et des falaises vertigineuses. C’est dans cette péninsule de Cornouailles que doivent se réunir, du 11 au 13 juin, les chefs d’Etat des pays du G7 (Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada, Allemagne, France, Italie, Japon) et les invités du sommet (Australie, Inde, Corée du Sud, Union européenne).

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Si le cadre retenu semble idyllique, de surcroît sous un ciel clément, selon les prévisions de la météo, le sommet lui-même s’annonce cauchemardesque pour les journalistes présents sur place. Premier obstacle : trouver à se loger dans une région aux capacités hôtelières limitées. Puis, faute de navettes, trouver le moyen de rejoindre le centre de presse situé dans la petite ville de Falmouth, à une quarantaine de kilomètres de l’hôtel où se dérouleront les négociations à Carbis Bay.

Une fois ces contingences résolues, il faut ensuite se soumettre à un protocole sanitaire surréaliste, détaillé dans un « livret » envoyé à chaque journaliste accrédité. Une procédure à laquelle pas même les personnes déjà vaccinées ne peuvent espérer échapper. Le guide est clair, « l’état de vaccination des personnes ne change en rien la nécessité de se plier à la réglementation et aux mesures de solidarité en vigueur au Royaume-Uni », alors que le pays s’inquiète d’une recrudescence du nombre de cas du variant indien.

Une batterie de tests

Les organisateurs de l’événement formulent donc des consignes sur une dizaine de pages. Deux mètres au minimum de distanciation entre chaque personne, port du masque obligatoire, limitation du nombre de personnes dans les espaces, comme il est d’usage dans les pays touchés par la pandémie.

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Mais surtout, chaque participant, dûment muni à son arrivée d’un test PCR, devra se soumettre à une véritable batterie de tests supplémentaires : un par jour, chaque matin, à réaliser soi-même trente minutes avant le départ de son logement. Lequel ne pourra être quitté qu’« une fois le résultat négatif renseigné ». Un régime quotidien qui a de quoi en décourager plus d’un.

Les résultats doivent, quant à eux, être déclarés sur une page Internet spécifique, grâce à un numéro d’identification unique et attribué à chacun. Cela ne suffit pas à montrer patte blanche puisqu’il faut finalement se présenter avec un SMS de confirmation du NHS (National Health System, le système de santé publique du Royaume-Uni) pour, enfin, accéder au centre de presse du G7. Enfin, les consignes recommandent « vivement » de ne pas participer à d’autres activités, même « récréatives », en dehors des événements prévus dans le cadre du sommet.

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