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Madagascar: la multiplication des cas de Covid-19 inquiète les étudiants d'Antananarivo

logo de RFI RFI 23/01/2021 RFI
Logements étudiants à l'université d'Ankatso, dans le centre d'Antananarivo. © Laetitia Bezain/RFI Logements étudiants à l'université d'Ankatso, dans le centre d'Antananarivo.

Depuis le début de la semaine, le nombre de cas de Covid-19 prend de l'ampleur à l'université d'Ankatso, dans le centre d'Antananarivo. Ces dernières semaines, l'université de Diego Suarez, dans l'extrême nord du pays, et celle de Majunga, sur la côte nord-ouest, ont aussi été les foyers de nouvelles contaminations. Des lieux de promiscuités où les étudiants peinent à se protéger du virus.

Avec notre correspondante à Antananarivo, Laetita Bezain

Douze lits superposés pour 17 étudiants. C'est dans cette chambre d'environ 20m2 de la cité universitaire d'Ankatso que Franco, en 3e année de licence en énergies renouvelables, passent son temps après les cours.

« Vous voyez, c'est vraiment petit par rapport à notre nombre. Quand je rentre, j'essaie de faire le maximum pour ne pas entrer en contact physique avec mes camarades de chambre. Je ne touche pas leurs affaires. Je vais directement sur mon lit. Mais ce n'est pas étonnant qu'il y ait beaucoup de cas ici parce qu'on ne peut pas respecter tous les gestes barrières. On est collés les uns aux autres. »

Malgré les cas détectés dans les cités universitaires, l'enseignement en salles de classe continue. Autre lieu où se protéger du virus est quasi impossible, poursuit l'étudiant originaire de Sambava, ville située à environ 1 000 kilomètres de la capitale.

« On met juste notre masque et on utilise du gel désinfectant. Mais la distanciation d'un mètre dans les salles, on ne peut pas la respecter vu le nombre d'étudiants. C'est chacun pour soi ici en ce moment. Je suis peut-être porteur sain et je peux contaminer les autres. On n'a pas le choix. On est obligé d'aller en cours pour notre avenir. C'est pour cela que nos parents nous ont envoyés ici. »

De la résignation, c'est aussi ce que ressent Ntsoa, 18 ans, l'un des occupants de la chambre. « Ça me fait peur mais plus comme avant parce que vivre comme ça avec le coronavirus, c'est devenu notre quotidien. On se sent délaissés parce qu'on a déjà vécu une période très difficile pendant le confinement. C'est comme si les étudiants n'avaient aucune importance. »

Pour contenir la propagation du virus, les salles de classe et les logements étudiants ont été désinfectés, fait savoir l'université. Un centre de prélèvement pour effectuer des tests a aussi été mis en place, précise-t-elle.

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