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Manifestation avant l’invasion du Capitole : trois élus républicains auraient aidé à l'organiser

logo de Paris Match Paris Match 13/01/2021 Kahina Sekkai

Ali Alexander, un des organisateurs de la manifestation «Stop the steal», dont certains participants ont envahi le Capitole, a assuré que trois élus républicains l’avaient aidé.

Paul Gosar © Andrew Harnik/AP/SIPA Paul Gosar

Une vidéo depuis effacée, mais qui risque de causer des remous. Mercredi, alors que les débats sur la mise en accusation de Donald Trump pour «incitation à l’insurrection» démarraient à la Chambre des représentants, Ali Alexander, militant d’extrême droite qui est un des organisateurs de la manifestation «Stop the steal», a assuré que trois élus républicains l’avaient aidé à mettre au point le rassemblement, dont certains participants ont envahi le Capitole et interrompu la certification des résultats de l’élection présidentielle. «Tous les quatre, nous nous sommes assemblés pour mettre une pression maximum sur le Congrès pendant qu’il votait», a-t-il assuré, selon le «Washington Post». Les trois élus sont de fervents défenseurs du président sortant : Andy Biggs (Arizona), Mo Brooks (Alabama) et Paul Gosar (Arizona). Tous trois s’étaient opposés, sans succès, à la certification des résultats.

A lire : La mise en accusation de Donald Trump fracture le parti républicain

Le but de cette manifestation, au cours de laquelle Donald Trump a appelé ses partisans à se battre «comme des diables», était de «faire changer d’avis les républicains qui se trouvaient à l’intérieur, qui nous entendaient rugir à l’extérieur», a poursuivi Ali Alexander dans la vidéo : «Ceux qui n’étaient pas décidés ou qui ont vu tout le monde dehors et se sont dit : "Je ne peux pas être de l’autre côté que cette foule"». Le mois dernier, rappelle CNN, Paul Gosar avait assuré à des partisans de Donald Trump rassemblés devant le Capitole de l’Arizona : «Une fois que nous aurons conquis le Capitole, Donald Trump redeviendra président». Une promesse qui a une saveur particulière après les violences de mercredi dernier, au cours desquelles quatre émeutiers et un policier sont morts. Un cinquième, mis en examen en Géorgie, et un policier, déployé ce jour-là, se sont suicidés samedi.


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"Vous n'avez rien lu à propos de la punition du goudron et des plumes?"

Andy Biggs a nié toute «discussion ou rencontre» avec Ali Alexander, «encore plus toute collaboration pour organiser une manifestation». Il faut dire que l’homme est bien connu des sphères d’extrême droite et avait même été invité à la Maison-Blanche en juillet dernier, à l’occasion d’un sommet sur les réseaux sociaux. Paul Gosar a eu de nombreuses interactions avec lui sur les réseaux sociaux, surtout depuis la défaite de Donald Trump en novembre.

Depuis l’invasion du Capitole, il a été banni de Twitter et Facebook pour incitation à la violence, mais aussi d’Instagram, PayPal et Venmo. En décembre dernier, lors d’une manifestation de soutien à Donald Trump, Ali Alexander avait déclaré, selon Politico : «Un des organisateurs dans un Etat a dit : "Nous sommes de gentils patriotes, nous ne jetons pas de briques". Je me suis penché et j’ai dit : "Pas encore, pas encore !" Vous n’avez rien lu à propos de la punition du goudron et des plumes ? Ca laissait des brûlures au second degré ! Nous allons les convaincre de ne pas certifier l’élection le 6 janvier, en marchant par centaines de milliers, sinon par millions de patriotes, pour les surveiller à Washington et fermer cette ville, n’est-ce pas ? Et si nous devons explorer les options après cela… Encore. Encore ! Nous n’allons pas disparaître calmement. Nous fermerons ce pays si nous devons le faire.»

Mardi, l’élue démocrate du New Jersey Mikie Sherrill a accusé certains de ses collègues républicains d’avoir accueilli, à la veille de la manifestation, plusieurs personnes dans ce qu’elle a qualifié de «reconnaissance» pour l’invasion du lendemain. Dans une vidéo publiée sur Facebook expliquant pourquoi elle votera la mise en accusation de Donald Trump, elle a assuré : «Je compte bien m’assurer que les membres du Congrès qui l’ont aidé, ceux qui ont accueilli les groupes à travers le Capitole le 5 janvier pour une reconnaissance pour le lendemain, ceux qui ont incité la foule violente, ceux qui ont tenté d’aider notre président à saper notre démocratie, je m’assurerai qu’ils en soient tenus pour responsables.» Interrogée par Politico, elle a répondu réserver ses réponses aux autorités : «Nous demandons une enquête auprès de certaines agences».

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