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Rwanda: nouvelle extradition par les Pays-Bas d'un Rwandais soupçonné de génocide

logo de RFI RFI 27/07/2021 RFI
Au bureau de l'Unité de recherche des fugitifs du génocide, à Kigali, ici le 22 mai 2020, une nouvelle croix rouge va pouvoir être tracée sur le visage d'un présumé génocidaire recherché. © Simon Wohlfahrt / AFP Au bureau de l'Unité de recherche des fugitifs du génocide, à Kigali, ici le 22 mai 2020, une nouvelle croix rouge va pouvoir être tracée sur le visage d'un présumé génocidaire recherché.

L’association de rescapés du génocide rwandais, Ibuka salue l’extradition par les Pays-Bas de Venant Rutunga. L’homme, âgé de 72 ans, a atterri lundi soir à Kigali. Il a été remis entre les mains des autorités du Rwanda où il est accusé d’avoir fait partie des cadres qui ont organisé le massacre des Tutsis dans le sud du pays.

En 1994, Venant Rutunga est directeur régional à l'Isar Rubona, un institut de recherche agricole proche de Butare. Quand les tueries commencent, plus d'un millier d'habitants viennent se réfugier dans l'enceinte de l'institut. Venant Rutunga est soupçonné d'avoir alors fait venir les militaires et les miliciens interahamwe. Egide Nkuranga est président par interim d'Ibuka, une ONG française qui oeuvre pour la mémoire du génocide des Tutsis au Rwanda. Pour lui, aucun doute : Venant Rutunga a joué un rôle actif dans la mise en œuvre du génocide dans cette partie du pays.

Venant Rutunga est soupçonné d'avoir alors fait venir les militaires et les miliciens interahamwe. Egide Nkuranga est président par intérim d'Ibuka. Pour lui, aucun doute : Venant Rutunga a joué un rôle actif dans la mise en œuvre du génocide dans cette partie du pays. « Il était parmi les dirigeants de l'Isar. Il a été très très sollicité, explique-t-il. Il a été un membre des gens qui faisaient vraiment exécuter le génocide qui était préparé. Donc il était vraiment à la tête des opérations du génocide qui se passait à la tête du pays. »

Statut de réfugié refusé

En 2000, Venant Rutunga a demandé le statut de réfugié aux Pays-Bas, qui lui a été refusé, en raison des soupçons sur son passé. Près de deux décennies plus tard, en mars 2019, fruit de la coopération entre justice rwandaise et neerlandaise, Venant Rutunga est arrêté dans un village près d'Utrecht. 

Après avoir épuisé toutes ces voies de recours pour éviter d'être renvoyé au Rwanda pour y être jugé, il devient le troisième Rwandais soupçonnés de crimes de génocide à être extradé par les Pays-Bas. 

Quant à l'ex-directeur général de l'Isar Rubona Charles Ndereyehe, accusé d'avoir planifié les massacres de 1994 dans cette partie du Rwanda, il a également été arrêté aux Pays-Bas en septembre 2020. Le Rwanda attend son extradition. 

► À lire aussi : Deux Rwandais extradés des Pays-Bas vers Kigali

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