Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Salvador: près de 42 000 arrestations dans la «guerre aux gangs», et aux droits humains

logo de RFI RFI 17/06/2022 RFI
Des policiers lourdement armés surveillent les rues du centre-ville de San Salvador, El Salvador, dimanche 27 mars 2022. © AP - Salvador Melendez Des policiers lourdement armés surveillent les rues du centre-ville de San Salvador, El Salvador, dimanche 27 mars 2022.

Le procureur général a fait jeudi 16 juin un point sur la « guerre » déclarée par le président Nayib Bukele aux bandes criminelles, les « maras ».

Nayib Bukele avait lancé sa guerre contre les « maras » fin mars, après une vague d’assassinats qui avait fait 87 morts. Le président salvadorien avait alors déclaré l’État d’exception, qui a permis à la police et à l’armée d’arrêter en masse les membres présumés des gangs – en se basant, a indiqué hier le procureur général, sur leurs tatouages et des saisies de drogue. 

42 000 mareros présumés en ont donc rejoint 16 000 autres dans des prisons déjà surpeuplées. Sur ces 42 000, seuls 8 800 attendent une première comparution : les autres, plus de 33 000, sont « détenus à titre provisoire », pour six mois – une détention que le Parquet pourra ensuite prolonger de six mois supplémentaires. Les tatouages sur le corps, utilisés par les membres pour s'identifier à leur « mara », ainsi que des saisies de drogue, figurent parmi les « preuves » retenues contre les suspects, indique le procureur général Rodolfo Delgado.


Vidéo: En direct : trois combattants étrangers condamnés à mort par la justice de Donetsk (France 24)

VIDÉO SUIVANTE
VIDÉO SUIVANTE

Les « maras », dont les deux principales sont Mara Salvatrucha (MS-13) et Barrio 18, compteraient environ 70 000 membres, mais Nayib Bukele est déterminé à faire sortir le Salvador du palmarès des pays au taux de criminalité le plus élevé, hors zones de conflit.

► À lire aussi : Salvador: le président Nayib Bukele se félicite de l'arrestation de 6000 membres de gangs

Inquiétudes des organisations des droits humains

Il y a dix jours, l’ONG Amnesty International dénonçait « des milliers d’arrestations arbitraires et des violations des droits de la défense, des tortures et des mauvais traitements », et la mort d’au moins 18 personnes en détention. Le média en ligne El Faro affirme de son côté que les 87 assassinats à l’origine de cette vague d’arrestation ont en fait été provoqué par le non-respect par Nayib Bukele d'un pacte secret qu'il avait scellé avec les bandes criminelles.

Mais tout cela n’empêche pas le président salvadorien de profiter, avec cette « guerre » déclarée aux gangs, d’une popularité record dans le pays. 

 ► Réécoutez le Journal d'Haïti et des Amériques : Salvador: «la population soutient Nayib Bukele»

Publicité
Publicité

Plus de RFI

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon