Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Sergio Marchionne, l'homme a sauvé Fiat, est mort

logo de Le Figaro Le Figaro 25/07/2018 Le figaro.fr, AFP agence

Malade, Sergio Marchionne est décédé à l'âge de 66 ans, a fait savoir Exor, la holding de la famille Agnelli, dans un communiqué.

figarofr: Il était hospitalisé à Zurich depuis fin juin. © ALBERTO PIZZOLI/AFP Il était hospitalisé à Zurich depuis fin juin.

«L'homme qui a révolutionné Fiat», peut-on lire en Une du site du Corriere della Sera. «L'homme qui a sauvé la voiture italienne» puis «l'homme qui a changé le destin de Fiat», écrit de son côté La Repubblica. «L'homme qui a amené Fiat vers le futur» ou «Le “Martien” qui a révolutionné le monde des voitures», salue La Stampa. L'Italie pleure un des patrons les plus emblématiques du pays. Sergio Marchionne, qui a dirigé Fiat Chrysler (FCA) - premier employeur privé d'Italie - durant quatorze ans, est mort à l'âge de 66 ans, a annoncé Exor, la holding de la famille Agnelli, dans un communiqué.

«Malheureusement, ce que nous craignions est arrivé», a déploré le patron d'Exor, John Elkann, petit-fils de Gianni Agnelli, la figure historique de Fiat. «Sergio Marchionne, l'homme et l'ami, est parti. Je pense que le meilleur moyen d'honorer sa mémoire est de construire sur l'héritage qu'il nous a laissé, cultiver les valeurs d'humanité, de responsabilité et d'ouverture morale dont il a toujours été le promoteur le plus convaincu». «Ma famille et moi-même serons toujours reconnaissants de ce qu'il a fait, et nos pensées vont vers (sa compagne) Manuela et ses fils Alessio et Tyler. Je renouvelle ma demande de respecter la vie privée de la famille de Sergio», a-t-il ajouté.

FCA avait expliqué samedi que Sergio Marchionne avait souffert la semaine passée «de complications inattendues alors qu'il se remettait après une opération, qui ont sérieusement empiré ces dernières heures». Hospitalisé à Zurich depuis une opération fin juin à une épaule, il aurait vu sa situation se «détériorer» vendredi, «cette fois-ci sans retour. Le patient ne réagit plus», affirmait La Repubblica, dimanche dernier.

Une minute de silence à la Chambre des députés

Son décès intervient alors qu'il venait de céder sa place aux commandes de Fiat Chrysler (FCA) et Ferrari, qui avaient respectivement désigné samedi les patrons de Jeep, Mike Manley, et de Philip Morris, Louis Carey Camilleri, pour lui succéder. Le manager italo-canadien aux éternels pulls ou polos noirs, qui avait pris les commandes de Fiat en 2004, prévoyait de passer les rênes de FCA dans le courant de l'année 2019. En 14 ans, il a profondément remodelé le groupe, d'abord en redressant Fiat, en l'alliant en 2014 à l'américain Chrysler, tout en détachant d'une part les activités gros engins/camions en 2011 pour créer CHN Industrial et d'autre part le joyau Ferrari en janvier 2016.

Depuis l'annonce de son décès, les hommages commencent à se multiplier. L'ancien président du Conseil des ministres et désormais sénateur, Matteo Renzi, s'est exprimé sur Twitter: «Une étreinte affectueuse à la famille de Sergio Marchionne». «Marchionne a été un acteur majeur de la vie économique des quinze dernières années. Avec lui je partageais beaucoup (...). Il a réussi à donner un avenir à Fiat alors que cela semblait impossible», avait-il indiqué samedi dernier.

«Merci pour le travail, la fatigue, les résultats. C'est l'orgueil italien porté dans le monde», a twitté l'ancien président du Conseil italien, Paolo Gentiloni. «Sergio Marchionne a été un géant, il a innové, il a fait sortir Fiat d'une crise qui semblait sans issue, il a créé des emplois, et comme il est normal il a fait quelques erreurs. Sa vision et son oeuvre resteront dans l'histoire», a commenté Andrea Marcucci, responsable du Parti démocrate (PD, centre-gauche). À Rome, la Chambre des députés a observé une minute de silence en hommage à Sergio Marchionne. Le moment de silence, qui a interrompu l'examen d'un texte controversé visant à favoriser l'emploi, s'est terminé par des applaudissements.

Publicité
Publicité

Plus d'info : le figaro.fr

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon