Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Spectaculaire recul du prix du pétrole

logo de Le Figaro Le Figaro 03/12/2018 Frédéric de Monicault

Après un pic au début de l'automne, le prix de l'or noir affiche un très net recul. Une réunion de l'Opep doit avoir lieu jeudi et vendredi à Vienne.

figarofr: Les installations pétrolières de Saudi Aramco à Ras Tanura (Arabie saoudite). Selon plusieurs spécialistes, il faudrait que l'Opep et ses partenaires annoncent un recul d'au moins un million de barils par jour pour faire rebondir les prix. © Ahmed Jadallah/REUTERS Les installations pétrolières de Saudi Aramco à Ras Tanura (Arabie saoudite). Selon plusieurs spécialistes, il faudrait que l'Opep et ses partenaires annoncent un recul d'au moins un million de barils par jour pour faire rebondir les prix.

C'est une baisse qui pourrait contribuer à calmer la colère des «gilets jaunes». Après avoir atteint un pic au début de l'automne, le baril est aujourd'hui en très net recul. Vendredi à Londres, le brent a clôturé à 58,71 dollars, en baisse de 22 % sur le mois de novembre, soit le recul le plus important en un mois depuis dix ans. Idem pour le WTI à New York, qui se situe juste au-dessus de la barre des 50 dollars.

Les observateurs sont désormais tendus vers la réunion de l'Organisation des pays producteurs (Opep), jeudi et vendredi à Vienne, pour savoir dans quelle mesure le cartel va tenter de freiner la chute des cours. La baisse des livraisons est un scénario récurrent mais qui n'a pas encore reçu l'aval de la Russie. Contrairement à l'Arabie saoudite, Moscou, par la voix du ministre de l'Énergie, Alexandre Novak, considère que la fourchette de prix reste encore satisfaisante à la fois pour les pays producteurs et les pays consommateurs.

160.000 barils de moins

Par rapport au mois d'octobre, le mois de la plus forte production de l'Opep depuis deux ans, l'Organisation a légèrement freiné en novembre: 33,11 millions de barils par jour (mbpj) ont été extraits, soit 160.000 barils de moins. Mais cette réduction n'a eu aucun impact sur l'évolution des cours, tant les investisseurs restent préoccupés par l'offre mondiale jugée surabondante. Selon plusieurs spécialistes, il faudrait que l'Opep et ses partenaires annoncent un recul d'au moins un million de barils par jour pour faire rebondir les prix.

Une fois de plus, l'Arabie saoudite jouera un rôle prépondérant dans ce dossier: en octobre, le leader de l'Opep a établi un record à 11 millions de bpj. Jusqu'au rendez-vous de Vienne, ce début de semaine devrait être riche en rumeurs. 

AUSSI SUR MSN : Carburant : la fin des ventes à prix coûtant ?

Relire la vidéo

Téléchargez l'application Microsoft News pour Android ou iPhone, et soyez ainsi toujours au courant de l'actualité.

Publicité
Publicité

Plus d'info : le figaro.fr

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon