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Tchad: les leaders de Wakit Tama relâchés mais sous conditions

logo de RFI RFI 13/10/2021 RFI
Marche, à Ndjamena, à l’appel de la coalition Wakit Tama, pour un changement de cap de la Transition au Tchad, le 7 août 2021. © Madjiasra Nako/RFI Marche, à Ndjamena, à l’appel de la coalition Wakit Tama, pour un changement de cap de la Transition au Tchad, le 7 août 2021.

Au Tchad, les leaders de la coalition d’opposition et de la société civile, Wakit Tama, convoqués depuis lundi à la police judiciaire ont été présentés au procureur ce mardi. Ils avaient été inculpés lundi pour « attroupement ayant provoqué un trouble à l'ordre public », « atteinte à l'intégrité corporelle » et « destruction de biens », en lien avec une manifestation de la coalition d'opposition à la transition militaire en cours. Ce mardi les trois opposants ont été relâchés... mais sous conditions.

avec notre correspondant à Ndjamena, Madjiasra Nako


Vidéo: Éric Dupond-Moretti: \ (BFMTV)

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Gardés à vue lundi soir dans les bâtiments de la coordination de la police après leur audition par la police judiciaire, les trois leaders de la coalition Wakit Tama, Barka Michel, Sitack Yombatinan Béni et Félix Marting ont été présentés ce mardi au procureur de la République. Lequel a décidé de les confier à leurs avocats le temps de boucler la procédure. En français facile, ils ont été libérés mais la justice pourrait demander à leurs avocats de les ramener chez le juge à tout moment. 

Ce qui bloque en ce moment c’est que deux des avocats sont concernés par la plainte du ministère de l’Intérieur qui accuse ces activistes de trouble à l’ordre public, atteinte à l’intégrité corporelle et destruction des biens sur plainte du ministère de la Sécurité publique après la manifestation dispersée le 2 octobre dernier parce que les organisateurs et la police ne se sont pas entendus sur l’itinéraire.

Mais pour pouvoir interroger les avocats Maîtres Maxvelt Loalngar -par ailleurs président de la Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme- et Mbainaissem Koudé, la justice a besoin de l’accord du Barreau de l’ordre des avocats du Tchad. Le barreau doit se réunir dans les jours à venir mais pour le moment le bâtonnier est absent du Tchad, enseigne une bonne source. « On cherche à décapiter Wakit Tama, déclarait lundi sur notre antenne Maître Maxvelt Loalngar, les trois camarades incriminés n'ont pas été pris sur le fait et n'avaient pris part à aucune marche, la marche n'ayant pas eu lieu... Le motif avéré de cette cabale est simplement de décapiter Wakit Tama ! »

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