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Climat : 80 pays traînent encore des pieds et refusent de voir l’urgence

logo de Ouest-France Ouest-France 02/08/2021 Christelle GUIBERT.
Patricia Espinosa, patronne d’Onu climat, ici à la COP25, de Madrid, en 2019. © Ouest-France/Thomas Brégardis Patricia Espinosa, patronne d’Onu climat, ici à la COP25, de Madrid, en 2019.

Chine, Inde, Afrique du Sud… à la date butoir du 31 juillet 2021, de grandes nations n’ont toujours pas revu leurs objectifs à la hausse

Seuls 110 des 197 pays signataires de l’Accord de Paris ont livré un plan plus ambitieux qu’en 2015 – prévu dans l’accord –pour limiter le réchauffement climatique, avant le 31 juillet 2021.

Où en sont les négociations mondiales sur le climat ?

Loin d’être satisfaisantes​, pour la Mexicaine Patricia Espinosa, cheffe de l’Onu pour le climat. Seuls 110 des 197 pays signataires de l’Accord de Paris ont livré un plan plus ambitieux qu’en 2015 – prévu dans l’accord –pour limiter le réchauffement climatique, avant le 31 juillet 2021. Cette date butoir a poussé une quinzaine de nations à déposer de nouveaux objectifs, mais il manque les efforts des plus pollueuses comme la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite…

Sans eux, c’est une Planète à 3 °C supplémentaires d’ici la fin du siècle qui guette l’humanité. Canicules et inondations se multiplient déjà au + 1,2 °C actuel.

Qui fait avancer la cause ?

Les plus volontaristes sont de petits pays déjà vulnérables aux conséquences du changement climatique, notamment dans le Pacifique ou l’océan Indien. Les vieilles nations industrielles, qui ont amorcé leur transition énergétique, comme les États-Unis et l’Union européenne, forment l’autre catégorie des bons élèves. Avec un bémol : elles rechignent à alimenter le fonds de 100 milliards de dollars par an, dédié à aider les plus pauvres à faire face à la crise climatique.

Qui refuse de voir l’urgence ?

Les plus dépendantes du charbon et des énergies fossiles. La Chine, la Russie, l’Inde, la Turquie et l’Arabie saoudite ont fait capoter les négociations sur la fin programmée du charbon, en Italie, fin juillet. L’Inde, troisième émetteur mondial de CO 2 , ne s’est même pas présentée aux pourparlers organisés ces jours-ci par Londres, hôte de la COP26. Un camouflet pour les Britanniques qui ont inscrit la suppression du charbon, parmi les quatre grands objectifs de ce sommet mondial, à Glasgow en novembre 2021.

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