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Armes à feu, nettoyage d'appartement: les dernières révélations rocambolesques de l'affaire Benalla

logo de Challenges Challenges 01/08/2018

Les révélations se poursuivent dans l'affaire Benalla, notamment dans Le Monde qui publie mercredi des éléments de l'enquête judiciaire en cours et dans L'Obs qui évoque un "nettoyage" de l'appartement du chargé de mission de l'Élysée avant l'arrivée de la police.

Armes à feu, nettoyage d'appartement: les dernières révélations rocambolesques de l'affaire Benalla © AFP/Archives - Ludovic MARIN Armes à feu, nettoyage d'appartement: les dernières révélations rocambolesques de l'affaire Benalla

Quand Benalla parade devant les images de BFM-TV

Quelques jours après les révélations du Monde, le 18 juillet, Alexandre Benalla rend visite à Jean-Yves Hunault, officier de la préfecture de police de Paris. L'affaire fait alors la "une" des chaînes d'info en continu. Mais le conseiller de l'Élysée ne semble pas affecté. Bien au contraire. "En passant devant l’écran TV qui était sur BFM, il a pris une photo de l’écran et, d’un air très décontracté, plaisantait sur ce qui était en train de se passer", a raconté le commandant aux enquêteurs selon Le Monde.

Benalla refuse de signer son courrier de sanction

Mis à pied quinze jours par l'Élysée pour son comportement violent sur la place de la Contrescarpe, Alexandre Benalla refuse dans un premier temps de signer le courrier de sanction qu'on lui adresse. "J’accepte toutes les sanctions qu’il faut, même le licenciement s’il le faut, mais je ne peux pas signer ce courrier, car le deuxième paragraphe n’est pas la réalité, écrit l'adjoint à la sécurité d'Emmanuel Macron au directeur de cabinet, Patrick Strzoda. Je ne suis pas allé de ma propre initiative avec ma voiture et un casque faire du maintien de l’ordre, je ne suis pas fou." Aussi surprenant que cela puisse paraître, le directeur de cabinet se plie aux exigences du jeune chargé de mission et accepte de modifier le courrier dans les termes proposés par Alexandre Benalla. Ce dernier semble aujourd'hui toujours persuadé d'avoir été sanctionné "pour avoir exposé la présidence à un risque d’image" et non pour les faits eux-mêmes.

L'étrange disparition du coffre fort de Benalla

Surprise pour les enquêteurs, à leur arrivée au domicile d'Alexandre Benalla le coffre-fort ou le chargé de mission de l'Élysée rangeait ses armes, un Glock 43, deux autres pistolets, pour lesquels il assure avoir «des autorisations», et un fusil Remington, a disparu. Face aux demandes des policiers, Alexandre Benalla se trouve dans l'impossibilité de dire où est passée l'armoire. "Aucune idée répond le gardé à vue. Elle a dû être emmenée dans un lieu sûr par une personne, mais ce n’est pas moi qui me suis occupé de cela." Une version confirmée par L'Obs, qui va un peu plus loin. Selon l'hebdomadaire, le chargé de mission de l'Élysée aurait demandé à un ami de mettre en "lieu sûr" les armes qui se trouvaient chez lui. Devant les enquêteurs, Alexandre Benalla se défend de toute volonté de dissimulation. Il a simplement agi par "souci de sécurité et de responsabilité" après que son appartement a été "identifié par les journalistes".

Trois pistolets au siège de La République en marche

En plus du Glock 17 que portait Vincent Crase le 1er-Mai, et qui appartient selon lui à La République en Marche, deux autres pistolets ont été découverts par les enquêteurs au siège du parti lors d'une perquisition. Fait aggravant, les trois armes ne sont pas déclarées à la préfecture. Vincent Crase dit avoir déposé une demande, mais que celle-ci n'a pu être validée en raison d'un dossier incomplet. Il se trouvait donc en possession d'une arme le 1er-Mai sans autorisation. Ses justifications laissent les enquêteurs pantois. "J’ai toujours une arme sur moi, c’est une habitude de travail et de sécurité", affirme-t-il. Selon l'enquête, il détenait aussi à son domicile un fusil sans permis.

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