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Emmanuel Macron ironise sur "Jojo avec un gilet jaune"

logo de L'Express L'Express 01/02/2019

Le chef de l'Etat a ironisé sur les chaînes qui accordent le même statut à "Jojo avec un gilet jaune qu'à un ministre".

Le Président Emmanuel Macron au cours de sa conférence de presse avec son homologue burkinabé à l'Elysée le 17 décembre 2018. © afp.com/BENOIT TESSIER Le Président Emmanuel Macron au cours de sa conférence de presse avec son homologue burkinabé à l'Elysée le 17 décembre 2018.

Il avait pourtant promis d'en finir avec les "petites phrases". Emmanuel Macron a pris cet engagement jeudi lors d'une rencontre avec une poignée de journalistes reçus à l'Elysée. Las, cette résolution n'a pas tenu bien longtemps, selon des propos rapportés depuis par les interlocuteurs du président.

Dans cet échange informel, le chef de l'Etat a critiqué, comme souvent, les chaînes d'information en continu, et leurs "commentaires permanents". Sur leurs antennes, selon lui, "Jojo avec un gilet jaune a le même statut qu'un ministre ou un député !". 

La révélation de cette petite phrase a relancé le procès en mépris social instruit par les adversaires du président de la République.

"Mépris pour le peuple"

"La République c'est précisément de penser que 'Jojo' mérite la même considération qu'un député ou un ministre. Et même qu'il peut devenir l'un ou l'autre", s'est indigné sur Twitter le premier secrétaire du PS Olivier Faure.

"Les Français veulent de l'écoute et de la considération, #Macron leur sert encore du mépris avec ses propos jojo avec un gilet jaune", abonde Lydia Guirous, porte-parole des Républicains. L'oratrice nationale de La France insoumise Martine Billard évoque, elle, un "mépris pour le peuple".

Lors de cet échange à l'Elysée, Emmanuel Macron assurait pourtant que ces petites phrases ont nourri "un procès en humiliation".

"Cela suppose une conversion personnelle, a-t-il relevé, en jugeant que "dans le système où nous vivons, cette franchise n'est peut-être plus possible". Et même si son intention était de faire preuve de sincérité, ajoutait-il, son "statut de président rend sans doute cette parole asymétrique."



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