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"On ne va pas en faire un fromage!": le député LaREM Jean-Jacques Bridey "va rembourser" ses notes de frais payées deux fois

logo de BFMTV BFMTV 10/09/2019 Hugo Septier

Pour le député, il s'agit d’une "simple erreur d'inattention sur quelques doublons."

Jean-Jacques Bridey à l'Assemblée nationale le 29 mai 2018. © Philippe LOPEZ / AFP Jean-Jacques Bridey à l'Assemblée nationale le 29 mai 2018.

Mis en cause ce lundi par Mediapart, le député LaREM du Val-de-Marne Jean-Jacques Bridey aurait bénéficié, sur la période courant de 2016 à 2017, d’un double remboursement de certaines de ses notes de frais.

Alors qu’il était président de la Société d’économie mixte locale d’aménagement de Fresnes (Semaf) et maire PS de la commune de Fresnes, il se serait fait rembourser à deux reprises, par ces deux organismes, des notes du restaurant "À la marée", situé au marché international de Rungis, qu'il fréquentait régulièrement.

"Quelques doublons" 

Interrogé à ce sujet par Le Parisien, l'élu de 66 ans a tenté de minimiser les faits: "On ne va pas en faire un fromage", a-t-il tout d’abord expliqué, avant d’assurer qu’il allait "rembourser" les notes de frais. Selon lui, il s’agirait d’une "simple erreur d'inattention sur quelques doublons."

Un axe de défense déjà utilisé auprès de Médiapart, qui avait interrogé le député dans le cadre de son enquête. Jean-Jacques Bridey avait expliqué au site que lors de ses déplacements, il "demandait un doublon" des tickets adressés à la mairie qu’il "rangeai[t] avec [ses] autres justificatifs de frais".

"Il est alors peut-être arrivé que je transmette ces justificatifs en même temps que les notes de frais Semaf". Le député a également affirmé s’être peut-être trompé sur "quelques doublons."

Une explication qui a surpris Mediapart, qui évoque "près d’une trentaine" de doublons "sur deux ans tout de même".

Visé par une enquête l'an passé

Ce lundi, Jean-Jacques Bridey a annoncé son intention d’adresser, dès ce lundi, un "courrier à la Semaf pour demander à ce que ses services se rapprochent de ceux de la mairie" pour vérifier les investigations de Mediapart.

L’an passé, ce même Jean-Jacques Bridey avait été soupçonné d'avoir perçu des sommes indues via le cumul des indemnités de ses différents mandats lorsqu'il était membre du Parti socialiste.

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