Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Les femmes sous-représentées dans les publications scientifiques

logo de Le Figaro Le Figaro 29/06/2022 Camille Cornet-Guigonis avec AFP
Si les femmes sont de plus en plus nombreuses dans le monde de la recherche, elles manquent encore souvent de reconnaissance. © vectorfusionart / stock.adobe.com Si les femmes sont de plus en plus nombreuses dans le monde de la recherche, elles manquent encore souvent de reconnaissance.

Les femmes occupent une place de plus en plus importante dans les domaines scientifiques, et notamment dans la recherche. Toutefois, certains stéréotypes et préjugés sexistes persistent dans ce milieu resté très longtemps masculin. Les femmes sont souvent soumises à des discriminations, plus ou moins visibles, qui se répercutent notamment dans la place qu'on leur attribue.

» LIRE AUSSI - Quand l'absence de femmes affecte la recherche scientifique

Dans une étude publiée mercredi dans la revue Nature, une équipe montre par exemple que les femmes sont assez largement sous-représentées dans les signataires des publications scientifiques. Pour parvenir à cette conclusion, le professeur Julia I. Lane, économiste à l'Université de New York, qui a encadré ces travaux, a passé au crible près de 40 000 articles et 7000 brevets, provenant de plus de 10 000 équipes de recherche sur une période de quatre ans, soit un total de 120 000 chercheurs.

Résultat : si près de la moitié de cette «cohorte» était féminine (48%), les femmes ne représentaient que 34% des signataires des articles et des brevets. Autre manière de présenter les choses, une femme a 13% de chance de moins qu'un homme d'être nommée dans un article scientifique et 58% dans un brevet, alors même qu'elle y a contribué.


Vidéo: Une femme prétend être "physiquement attirée par une cloture" (Dailymotion)

Relire la vidéo

« C'est un phénomène très répandu, avec un écart large et persistant de traitement entre les genres, observable dans toutes les disciplines et à tous les niveaux de responsabilité », commente Raviv Murciano-Goroff, co-auteur de l'étude et professeur d'économie à l'Université de Boston. Et quel que soit l'âge également. « Les jeunes diplômées voient bien qu'elles ont moins de reconnaissance que les jeunes diplômés, et que c'est aussi le cas pour les chercheuses senior », précise ainsi le Pr Lane.

Responsabilités

Malheureusement, cette différence de traitement entre hommes et femmes ne se résume pas à un problème de citation. L'attribution des responsabilités au sein d'un même laboratoire ne se fait pas de manière totalement paritaire. « Seules 14% des postes importants sont occupés par des femmes ce qui constitue une inégalité flagrante », s'insurge Alexandra Palt, directrice de la fondation L'Oréal qui œuvre à la promotion des femmes dans le milieu scientifique, en partenariat avec l'Unesco.

« Les femmes sont aussi moins reconnues dans les grandes découvertes scientifiques que les hommes », appuie Françoise Combes, astronome à l'observatoire de Paris, qui constate elle aussi des inégalités au quotidien dans la représentation des femmes, aussi bien dans les signataires des publications scientifiques que dans les nominations aux plus hauts postes. «Mais on observe aussi une nette progression, les femmes sont de plus en plus présentes et à des niveaux de responsabilité de plus en plus importants», estime-t-elle. Un signe d'espoir pour le futur.

Publicité
Publicité

Plus d'info : le figaro.fr

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon