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Qu’est-ce qu’une voiture hybride ? Définition, fonctionnement, avantages…

logo de Auto Moto Auto Moto 25/06/2019 Richard Burgan

Comment fonctionne une voiture hybride ? Quels sont ses avantages et inconvénients ? Toutes les réponses à vos questions.

voitures hybrides © Fournis par Media 365 voitures hybrides

Comment fonctionne une voiture hybride ? Quels sont ses avantages et inconvénients ? Toutes les réponses à vos questions.

VOITURE HYBRIDE – Au fil des années, la technologie hybride se développe continuellement, en guise d’alternative aux motorisations exclusivement thermiques. Dans la gamme de la plupart des constructeurs, de plus en plus de versions de ce type voient le jour, notamment au regard du durcissement incessant des normes anti-pollution. Pourtant, certains clients potentiels sont encore freinés dans leur désir d’achat d’un véhicule hybride, qu’il soit rechargeable ou pas, soit par le niveau tarifaire supérieur à l’équivalence thermique, des idées reçues sur l’éventuelle complexité de ces systèmes, ou la disparition des bonus écologiques depuis 2018. D’ailleurs, la technologie hybride est encore très minoritaire sur le marché français. L’an dernier, les voitures hybrides n’ont représenté que 4,89% des ventes de véhicules neufs au sein de l’Hexagone, dont 0,67% pour les hybrides rechargeables.

Voiture hybride : la définition

Par définition, la voiture hybride combine des motorisations de nature différente, thermique d’un côté, électrique de l’autre. Le moteur thermique, essence dans la plupart des cas, peut être associé à un ou plusieurs blocs électriques, situés sur le train avant et/ou sur le train arrière du véhicule. Il faut ensuite distinguer le véhicule hybride classique du véhicule hybride rechargeable (VHR). La différence fondamentale entre les deux types d’hybridation réside dans la capacité de leur batterie et leur moyen de recharge. En sachant que la technologie hybride a recours à trois architectures différentes : série, parallèle, mixte (ou à dérivation de puissance). => Voiture hybride rechargeable : quelle différence avec une hybride non-rechargeable ?

Voiture hybride : le fonctionnement

Dans le cas d’une simple voiture hybride, non-rechargeable, aussi qualifiée de « Full Hybrid », la batterie présente une faible capacité avoisinant 1 kWh. Elle augure d’une autonomie électrique limitée à quelques kilomètres et une vitesse maximale d’utilisation tournant autour de 50 km/h. La batterie est rechargée grâce au moteur thermique et un éventuel dispositif de récupération d’énergie cinétique au freinage, un type d’hybridation dédié à la conduite en ville. Pour l’hybride de série, le petit moteur thermique sert exclusivement de générateur au bloc électrique. L’hybride parallèle, davantage répandu, est baptisé ainsi en raison du fonctionnement en parallèle des moteurs thermique et électrique, tous deux reliés à la transmission. Enfin, l’hybride mixte (ou à dérivation de puissance) se charge d’opérer, selon la situation donnée, une transition entre les deux modes précités, une architecture prisée du groupe Toyota/Lexus. A l’inverse, la voiture hybride rechargeable, désignée sous le terme de « Plug-in Hybrid » embarque une batterie de plus grande capacité, en mesure d’être rechargée par le biais d’une prise à la manière d’un véhicule électrique. Sa capacité oscillant généralement entre 8 et 12 kWh donne lieu à une autonomie électrique comprise entre 20 et 60 km pour une vitesse de pointe d’environ 120 ou 130 km/h. Le moteur thermique ne prend le relais que si cette vitesse est dépassée ou si la batterie est déchargée. Pour la recharger, il faut avoir recours à une prise domestique ou une borne de recharge comme pour une voiture électrique. => SUV hybrides : quels sont les meilleurs modèles ?

Voiture hybride : les avantages

Le principal avantage d’un modèle hybride concerne évidemment sa sobriété par rapport au modèle thermique équivalent, sur le volet de la consommation de carburant et de rejets d’émissions polluantes, sans être autant limité sur le plan de l’autonomie que la plupart des voitures électriques. Ainsi, une Yaris Hybride de 100 ch est créditée de 3,3 l/100 km et 84 g/km de CO2, tandis que la version essence de 111 ch revendique 5,0 l et 113 g/km de CO2. Pour le Honda CR-V, c’est 5,3 l/100 km et 119 g/km avec 184 ch en hybride, contre 7,1 l/100 km et 158 g/km avec 193 ch en essence. Le véhicule entièrement thermique génère une déperdition d’énergie cinétique sur les phases de décélérations et freinages, alors que son homologue hybride se charge de récupérer cette énergie pour alimenter la batterie. En conduite urbaine, une voiture hybride s’appuie sur les atouts de son bloc électrique, en matière de fluidité dans les manœuvres et de silence de fonctionnement. De surcroît, ce type d’hybridation est avant tout destiné aux personnes qui n’ont pas l’assurance de disposer d’une prise de recharge. Pour les autres, il est plus intéressant de se tourner vers l’hybride rechargeable, à condition d’exploiter au maximum son mode « zéro émission » en ville. En l’absence de bonus depuis 2018, l’achat d’une voiture hybride rechargeable neuve est assortie d’une prime à la conversion de 2500 euros pour un ménage imposable et 5000 euros pour un ménage non-imposable. => Toyota hybride : C-HR, Corolla, Yaris… les modèles, leur prix

Voiture hybride : les inconvénients

Le revers de la médaille de la sobriété concerne le niveau tarifaire élevé d’un modèle hybride par rapport au 100% thermique, de l’ordre de plusieurs milliers d’euros. Même si la variante non-rechargeable demeure plus abordable que la rechargeable, elle présente l’inconvénient d’être limitée par la faible capacité de sa batterie. Cette dernière restreint son autonomie en tout électrique à quelques kilomètres de conduite urbaine. De son côté, un véhicule rechargeable réserve une autonomie supérieure, mais nécessite d’être rechargé pour exploiter au mieux son potentiel. Sans oublier que son potentiel n’est pas ou peu exploité sur autoroute, où le poids du moteur électrique est synonyme d’une légère surconsommation. Par ailleurs, aucun bonus écologique n’est accordé depuis 2018 à tous les types de véhicules hybrides, qui pour certains, doivent même composer avec un malus. Sur le volet de la conduite, certains modèles peuvent générer un manque de sensations, une insonorisation moyenne en lien avec un bloc thermique bruyant, ou du patinage sur des modèles équipés d’une boîte à variation continue (CVT). => Voitures hybrides et hybrides rechargeables 2019 : tous les modèles, leur prix, leur autonomie

Voiture hybride : les modèles actuels et futurs

Actuellement, le marché français rassemble 43 modèles hybrides dont 23 sont rechargeables. Les constructeurs asiatiques sont nombreux dans ce domaine, avec Toyota, Lexus, Hyundai, Kia, Mitsubishi et Honda, suivi par leurs homologues allemands représentés par BMW, Mercedes, Porsche et Volkswagen, tandis que Volvo dispose aussi de plusieurs modèles hybrides dans sa gamme. Pour l’heure, les constructeurs français ne sont pas présents, hormis sur de l’hybride léger, mais cela va rapidement changer avec les arrivées de plusieurs SUV hybrides rechargeables : Renault Captur, Peugeot 3008, DS 7 Crossback et Citroën C5 Aircross. => Futures voitures hybrides : tout le monde s’y met (CALENDRIER)

Nos essais hybrides :

Essai Toyota RAV4 Hybride – VIDEO : le retour du roi Essai Honda CR-V Hybrid – VIDEO : mission émissions Essai Mitsubishi Outlander PHEV restylé : au courant de tout

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