Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Connaissez-vous la nèfle du Japon ?

logo de Cuisine Actuelle Cuisine Actuelle 25/06/2019 Aurélie Godin
Connaissez-vous la nèfle du Japon ? © Yulia Gusterina/iStock Connaissez-vous la nèfle du Japon ?

Si vous n'avez jamais eu la chance d'engloutir des nèfles juteuses à même l'arbre, rendez-vous vite au marché pour dénicher ce fruit trop méconnu. Avec ses faux airs d'abricot, la nèfle du Japon, c'est un vrai bonbon !

Dans ma Provence natale, les néfliers étaient légion. A l'heure des grandes vacances, je mangeais des kilos entiers de nèfles, accrochée aux branches. Mais pourquoi les nèfles, si gourmandes, sont si peu connues ?

La raison est simple : les néfliers du Japon (à ne pas confondre avec les néfliers communs, arbres du Nord et d'Allemagne) aiment les températures clémentes et poussent là où il fait chaud, c'est-à-dire dans tout le bassin méditerranéen (et aussi, comme son nom l'indique, en Asie).

Et comme la nèfle est fragile, il a longtemps été difficile de la faire voyager en dehors de son bassin de production. Donc, forcément, elle est restée discrète dans son coin, réservée à une consommation locavore.

Aujourd'hui, on en trouve plus facilement, mais sa saison reste courte : ne passez pas à côté !

La nèfle du Japon n'est pas la nèfle commune

La nèfle commune est brune et ronde. On doit la consommer blette, ce qui coïncide avec le début de l'hiver. Sa saveur particulière ne fait franchement pas l'unanimité. Voilà pourquoi les nèfles ont pris un sens péjoratif dans le langage courant. "Des nèfles !", un refus catégorique. "Être assis sur ses nèfles", si vous voyez de quelle partie du corps il s'agit...

Mais celle qui nous intéresse aujourd'hui, c'est la nèfle du Japon, autrement nommée bibace/bibasse. Et elle, elle vaut le détour ! Physiquement, c'est le sosie de l'abricot, beaucoup s'y trompent d'ailleurs. C'est un fruit de fin de printemps-été, sa saison démarre courant mai et s'achève trop rapidement en juillet.

Comment on choisit la nèfle du Japon ?

Légèrement allongée, de couleur orangée, la nèfle du Japon a un ou plusieurs gros noyaux qu'il faut absolument retirer (ils contiennent un acide toxique), notamment avant d'en donner aux enfants. Mis à part cela, ce fruit est délicat, acidulé et juteux, absolument délicieux. Sa peau est duveteuse, mais se retire aisément. Sinon, il vous suffit de la frotter pour retirer son duvet disgracieux.

Pour choisir la nèfle du Japon, fiez-vous à sa couleur. Jaune, elle n'est pas assez mûre. Orange et sans tâche, elle est à point. Sa chair reste ferme à parfaite maturité, et ne doit pas être molle.

Découvrez 10 recettes délicieuses avec des nèfles du Japon ou bibasses

Un fruit à consommer ou à cuisiner sans attendre !

La nèfle du Japon n'attend pas ! Lorsqu'elle est mûre à point, il faut la consommer rapidement, car elle est fragile et s'abîme vite. Idéalement, on achète par petites quantités à déguster nature. Mais si vous en avez davantage, tant mieux ! Elles sont parfaites pour réaliser des compotes, tartes, clafoutis, gâteaux... bref, appliquez-leur exactement les mêmes recettes de desserts qu'aux abricots !

Bien sûr, en salé, la nèfle fait merveille aussi, pour accompagner les viandes blanches ou le canard. De quoi changer des sauces à la figue ! Et à la Réunion, où elle pousse à foison, on l'utilise volontiers pour parfumer des rhums arrangés.

Publicité
Publicité

Plus d'info : Cuisineactuelle.fr

Cuisine Actuelle
Cuisine Actuelle
Publicité
image beaconimage beaconimage beacon