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Exclusif - "Lady Lucille", toute la lumière sur l'histoire de Catherine Deneuve et Johnny Hallyday

logo de Paris Match Paris Match 27/05/2020 Par Gilles Lhote
FEMME ACTUELLE -Johnny Hallyday et Catherine Deneuve : les révélations sur "Lady Lucille", une romance bien gardée
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« Catherine ? Elle a ce que les autres n’ont pas... » Découvrez un extrait exclusif du livre « Lady Lucille », qui lève le voile sur la passion de Johnny Hallyday et Catherine Deneuve. «Lady Lucille », de Gilles Lhote, paraît jeudi 28 mai, aux éditions du Seuil.

Sans Charles Aznavour et son beau-frère, le compositeur Georges Garvarentz, Catherine Deneuve et Johnny Hallyday ne se seraient sans doute jamais rencontrés et «Lady Lucille» n’aurait jamais existé ! Leur histoire débute en 1961, lorsque Garvarentz suggère à Aznavour: «Tu devrais rencontrer le môme Hallyday, il a du talent et tente d’imposer le rock en France, à la manière d’Elvis Presley.»

Aznavour va réellement devenir le père spirituel et artistique de Johnny. Il lui a fait modifier son CV de faux Américain, l’a fait évoluer en lui écrivant – avec Garvarentz – quelques tubes, dont «Retiens la nuit » et «Douce violence ». L’Olympia 1961 est un triomphe.

Aznavour apprend alors que le casting d’un film à sketchs touche à sa fin, mais que la production recherche encore un jeune premier. Les réalisateurs sont Marc Allégret et Roger Vadim, que Charles invite à dîner avec le producteur Francis Cosne. Johnny habite sur place. Il est naturellement présent.

Le rockeur est timide, impressionné par Vadim, ce créateur de stars qui a révélé Brigitte Bardot dans « Et Dieu... créa la femme » et Annette Stroyberg dans «Les liaisons dangereuses ». Vadim, le playboy, dit « le diable », épousait les actrices qu’il avait rendues célèbres: Bardot, Stroyberg, puis Jane Fonda...

Pendant le repas, Marc Allégret dévoile le pitch du film. C’est une comédie légère, construite autour de quatre histoires mettant en scène les Parisiennes, avec leur charme, leur élégance, leur séduction mais également leurs défauts. Marc Allégret a engagé Roger Vadim pour écrire et diriger le sketch « Sophie », dont l’héroïne n’est autre que Catherine Deneuve. Elle est alors une jeune comédienne débutante et la sœur de Françoise Dorléac, actrice et mannequin pour Dior. Vadim, aimanté par Catherine, vient de découvrir sa nouvelle égérie. Elle a 17 ans, il en a 33. Elle est déjà une jeune femme libre au caractère bien trempé, très en avance sur son époque.

Dans ses Mémoires, Roger Vadim se souvient: « On cherchait encore l’acteur qui donnerait la réplique à Catherine. L’idée du couple Deneuve-Hallyday a été validée par Marc Allégret et le producteur.»

Hallyday Deneuve © Sunset Boulevard/Corbis via Getty Images Hallyday Deneuve

Charles Aznavour, en homme d’affaires avisé, vient de réussir une très belle opération : non seulement il fait pénétrer son poulain dans le monde très fermé du cinéma, mais en plus, il lui fait chanter deux de ses titres: «Retiens la nuit » et « Sam’di soir », dans la fameuse séquence. Mais ce que Charles ne sait pas encore, c’est qu’il vient de faire entrer le loup dans la bergerie et a déclenché un tsunami sentimental qui n’est pas près de s’arrêter.

Le tournage démarre. Le synopsis de « Sophie » est très simple. Vadim a écrit, sur mesure, une bluette pour faire briller les yeux des adolescents en ce début des sixties. Deneuve y incarne une jeune lycéenne innocente qui se vante auprès de ses amies d’avoir un amant. Suivie par ses copines suspicieuses qui veulent connaître la vérité, Sophie se réfugie dans la chambre de bonne de Jean, un beau guitariste blond fauché, joué par Johnny. Après lui avoir chanté «Retiens la nuit », il lui fait tendrement l’amour. Le succès de ce film ne tient que par la complicité fusionnelle, l’attrait troublant du couple Deneuve-Hallyday. Leur sensualité à fleur de peau crève l’écran.

Vadim, qui paradoxalement multiplie les scènes romantiques, commence à se poser de sérieuses questions: «Mon cerveau avait dû “bugger” quand j’avais imaginé réunir Catherine et un chanteur guitariste. Apparemment, je n’avais rien appris du passé. De nombreux détails m’ont poussé à me demander si leur romance devant la caméra se poursuivait hors plateau. C’était peut-être un flirt innocent. Je n’ai jamais su si Catherine était la maîtresse de Johnny pendant le tournage. Mensonges et demi-vérités sont plus durs à vivre pour moi que la certitude d’une infidélité.»*

L’attirance tellement évidente entre Catherine et Johnny contraint Vadim à revivre des moments très douloureux, quand Brigitte Bardot l’avait quitté pour Jean-Louis Trintignant après le tournage de «Et Dieu... créa la femme » dont ils partageaient l’affiche. Ou encore lorsque Annette Stroyberg était partie avec Sacha Distel après quatre années de vie commune.

Vadim est un homme que l’on quitte, comme Johnny d’ailleurs... Christian Blondieau, dit Long Chris, l’ami intime et confident de Jean-Philippe Smet depuis le temps du square de la Trinité et du Golf Drouot, raconte : « Johnny tomba amoureux de la belle Catherine. Un amour platonique, langoureux, lui rongea les sens. Une émotion enflamma son visage. Une passion s’installa au cœur de l’âme.»** Père d’Adeline et un temps beau-père de son ami historique, il conclut en évoquant d’autres ruptures: «Chaque fois que Johnny laisse quelques plumes dans une désastreuse histoire d’amour, il frappe à la porte du cœur de Catherine.»

Catherine Deneuve et Johnny Hallyday en couverture du livre «Lady Lucille» de Gilles Lhote. © DR / Éditions du Seuil © Fournis par Paris Match Catherine Deneuve et Johnny Hallyday en couverture du livre «Lady Lucille» de Gilles Lhote. © DR / Éditions du Seuil

(Le livre «Lady Lucille », de Gilles Lhote, vient de paraître aux éd. du Seuil.)

Catherine Deneuve : «C’est pour moi seule que Johnny a chanté “Retiens la nuit”»

J’aborde franchement ce souvenir, à bord du « Only You », le bateau que Johnny avait affrété pour sillonner les Caraïbes, histoire d’oublier son demi-succès (ou semi-échec, au choix) à Las Vegas, en 1996. Il m’avait alors confié la rédaction de son autobiographie, « Destroy », parue aux éditions Michel Lafon. Nous en étions au chapitre des confessions amoureuses et à la création de la chanson «Lady Lucille ». Qui était-elle ? Le mystère se voulait entier, mais je tenais plus d’un indice en réserve. Lâcher le nom de Catherine Deneuve était mon défi. A Johnny de le relever!

Je sais qu’avec lui, il faut toujours guetter le bon moment, le saisir, et ne pas insister. J’attends patiemment mon heure. Je le laisse d’abord distiller une foultitude d’anecdotes et s’étendre longuement sur son mariage récent avec Laeticia. Naturellement, j’ai toujours mon idée en tête, le sujet «Lady Lucille » est loin d’être clos.

La première fois que je tente à nouveau ma chance, c’est à Miami, en 1997, avant le départ du « Only You » pour Porto Rico. L’écriture de « Destroy » touchait presque à sa fin et je n’en savais toujours pas beaucoup sur elle. Ma botte secrète ? J’avais embarqué dans ma documentation un numéro de Paris Match de juin 1993, très utile. Un collector vraiment symbolique, puisque les deux monstres sacrés fêtaient simultanément leurs 50 ans. Johnny se lançait alors à l’assaut du Parc des Princes; Catherine embrasait le cinéma international.

Pour fêter les « golden fifties » de l’artiste, Match lui avait confié la rédaction en chef de la rubrique «Les Gens ». Il avait carte blanche pour le choix des thèmes, des invités, des photos et la relecture des textes. J’avais soigneusement découpé le sujet et mis de côté son aveu. Je l’avais lu et relu : « Catherine Deneuve est le grand amour de mes 18 ans. Pour nous, le temps a suspendu son vol bien plus d’une nuit. Nous sommes amis pour la vie. Maintenant elle est la Deneuve qui illumine les César, les Oscars et Cannes. Mais pour moi, elle est Catherine à jamais », écrit Johnny par-dessus une photo d’André Rau – sa préférée de l’actrice – avant de la dédicacer et de dessiner un cœur transpercé du mot «Love ». De son côté, la comédienne répondait en écho : « C’est pour moi, pour moi seule, que Johnny chante “Retiens la nuit”

Dans le soleil couchant de Miami, le ciel rose est strié de longues traînées orange, jaunes, rouges et bleues. Nous sortons sur le pont pour admirer le spectacle en dégustant un cocktail au rhum. Le rockeur est hilare. Il vient de relire les chapitres concernant les drogues, les concours de lignes avec Nanette Workman pendant le très haut perché « Johnny Circus », une histoire de « speedball » avec Gérard Depardieu.

D’excellente humeur il me demande : «Ça avance bien, non? On aura fini à temps, tu crois ?

– Pas de problème ! Tiens, au fait, j’aimerais te montrer un article que j’ai retrouvé dans les archives de Match.

– Fais voir...»

Nous rentrons et il redécouvre ces pages où Mlle Deneuve, sublimée par l’objectif d’André Rau, envoûte les lecteurs en les fixant de ses incroyables yeux noisette. Très curieusement, sa première réaction n’est pas de parler immédiatement de Catherine, mais de resituer l’époque : «C’était juste avant le Parc des Princes, quand j’avais failli me faire étouffer par la foule de mes fans en traversant la fosse jusqu’à la scène... Une période bizarre, au top artistiquement et à l’agonie sentimentalement, un mariage et un divorce avec Adeline, puis une passade avec Karine, tu te souviens d’elle ? Avant un remariage et un nouveau divorce avec Adeline... Mais ça, nous en avons déjà parlé. En fait, c’est Lady Lucille qui t’intéresse...

– Qui nous intéresse, Johnny. Elle fait partie de ta vie et me semble indispensable dans ton autobiographie.»

Alors, le rockeur recyclé en marin se décide, à son heure, à actionner la machine à remonter le temps et revit le bon vieux temps du tournage des «Parisiennes », aux studios de Boulogne, là où la magie a commencé...

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* « Bardot, Deneuve, Fonda », de Roger Vadim, éd. Warner Books.

** « Johnny : à la cour du roi », de Christian Blondieau, éd. Filipacchi.


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