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INTERVIEW - Lucie Lucas actrice engagée : "Le coronavirus n'est qu'une péripétie"

logo de Gala Gala 03/05/2021 Thomas Monnier
INTERVIEW - Lucie Lucas actrice engagée : "Le coronavirus n'est qu'une péripétie" © Pierre Perusseau / Bestimage INTERVIEW - Lucie Lucas actrice engagée : "Le coronavirus n'est qu'une péripétie"

À l'occasion de la diffusion de la fin de la saison de Clem, sur TF1, ce lundi 3 mai, Lucie Lucas nous a accordé une interview. La comédienne dévoile vouloir faire une pause dans sa carrière, et nous raconte ses combats.

Dix ans que les Français suivent ses aventures dans la peau de Clem, dans la série du même nom sur TF1. Lucie Lucas est devenue une personnalité phare du petit écran. La comédienne se décrit volontiers comme une citoyenne du monde, et pour cause, elle se bat pour une planète plus propre, un monde plus écologique. Pour être en phase avec ses idées, elle a emménagé dans la campagne bretonne il y a quelques années avec son mari Adrien et ses trois enfants, Lilou (11 ans), Moïra (9 ans) et Milo (3 ans). Pour Gala.fr, à l'occasion de la diffusion de la fin de la saison de Clem, sur TF1, ce lundi 3 mai, Lucie Lucas se confie et répond cash à toutes nos questions.

Gala.fr : Dans cette saison, vous devenez grand-mère. Ca vous a chamboulé ?

Lucie Lucas : La boucle se boucle, mais ce n'était pas si perturbant que ça à jouer. Une actrice de 43 ans m'avait dit il y a quelques années qu'elle rêvait de devenir grand-mère, ce qui vu son jeune âge m’a surprise. Mais finalement je suis d’accord avec elle. C’est quelque chose dans lequel je me projette facilement.

Gala.fr : Même si vos enfants sont encore petits, vous êtes-vous projetée ?

Lucie Lucas : Même si l’expérience me tente, j’avoue que c’est encore un peu tôt (rires). En tous cas c'était agréable à jouer, même si j’appréhende toujours de tourner avec des bébés. Pas envie de les déranger dans leur cycle, mais tout s'est bien passé.

Gala.fr : Clem, c'est plus qu'un rôle, ça peut être un exemple !

Lucie Lucas : En effet, Clem est un bel exemple de résilience. Elle a encaissé des chocs, des traumatismes qu’elle a su surmonter pour avancer et se construire.

Gala.fr : Plusieurs personnages phares ont quitté la série. Qui regrettez-vous ?

Lucie Lucas : Tous, car ils ont chacun apporté des choses à la série. Après, je ne veux pas être dans le regret car s'ils sont partis, c'est pour de belles aventures. C'est la vie, je garde les bons souvenirs, mais oui, ils me manquent. J'adorerais qu'on se retrouve tous dans un film ou un épisode.

"Je suis ouverte à Danse avec les stars"

Gala.fr : Êtes-vous restés en contact tous ensemble ?

Lucie Lucas : Oui, nos liens sont très forts, même si nos vies sont chargées et que la crise sanitaire n'aide pas à se voir.

Gala.fr : Y aura-t-il une nouvelle saison en 2022 ?

Lucie Lucas : On espère ! On attend le go officiel de la chaîne. Nous sommes en écriture, et si tout va bien, on tourne cet été.

Gala.fr : Avez-vous d'autres projets à la télévision ou au cinéma ?

Lucie Lucas : Pour tout vous avouer, là, je me pose un peu car je n'ai jamais autant travaillé que cette année : oui, j'ai eu de la chance. Par contre, je suis vraiment épuisée donc il faut que je prenne du temps pour me ressourcer. En parallèle, j'écris un livre pour parler de mon combat pour l'écologie. Puis pour la rentrée, il y aura une surprise, mais vous le saurez au moment voulu.

Gala.fr : D'ailleurs, chaque année, votre nom est évoqué pour Danse avec les stars. Qu'en est-il ?


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Lucie Lucas : (Elle rit) Je ne sais pas, on verra. Mais c'est vrai que cette année, je suis un peu plus ouverte à tenter l'expérience.

Gala.fr : Avez-vous été contactée ?

Lucie Lucas : Oui comme tous les ans, on s'appelle et on se demande si c'est le bon moment. Là, on verra.

Gala.fr : Vous êtes comédienne et citoyenne du monde. Vous êtes engagée pour le climat et l'écologie. Vous pouvez nous parler de ce combat ?

Lucie Lucas : Depuis petite, je ne supporte pas l'injustice et je me bats contre. Je suis donc investie dans toutes les causes qui me tiennent à coeur et me révoltent. Mais j'ai l'intime sentiment que l'écologie est une belle réponse à beaucoup de problématiques sociales et démocratiques. Je vis à la campagne depuis un peu plus de deux ans, on fait du maraichage bio et on commence à vendre nos légumes. On veut construire chez nous un tiers-lieu où il y aura un bar citoyen, un petit centre de soin... C'est un gros projet qui prend du temps.

Gala.fr : N'avez-vous pas peur que les gens ne viennent que pour vous voir ?

Lucie Lucas : Ce ne serait pas grave au contraire, j’ai envie de partager cet amour de la nature qui m’anime. Je ne fais pas de séances de dédicaces, donc si les gens veulent me rencontrer, qu'ils viennent chez moi, ce sera plus enrichissant qu'une simple photo et un autographe.

Gala.fr : Qu'est-ce qui révolte le plus écologiquement ?

Lucie Lucas : L'attitude des gouvernements et des multinationales qui minimisent le problème et qui n'osent pas prendre des mesures fortes et concrètes. Je trouve qu'en ce moment, on a les outils et les solutions pour construire un monde plus équitable, juste, respectueux et on en est empêchés pour des mesures politiques et financières.

Gala.fr : On se dit que vous devez être draguée par les politiques !

Lucie Lucas : Ca arrive, mais pour le moment, je préfère rester sans étiquette et de toutes façons je pense que le changement viendra plutôt par l’éveil des citoyens.

Gala.fr : Comment votre famille perçoit ce combat écologique ?

Lucie Lucas : Mes parents m'ont élevée dans l'amour de la nature mais c'est vrai que mes combats ont pu leur faire peur. Ils m'aiment fort mais ont peur que je m'expose à des menaces, de la méchanceté, car c'est déjà arrivé, surtout quand on parle d'écologie. Mais ils trouvent notre mode de vie cohérent et nos combats nécessaires.

Gala.fr : Vos enfants doivent être comblés par la nature qui les entoure.

Lucie Lucas : Ils sont très heureux et ne voudraient pas retourner à la ville. Moi qui suis souvent en tournage, ça me rassure de les savoir dans cet environnement-là. Je sais qu'ils s'épanouissent, sont heureux et gagnent en autonomie. Comme on ne sait pas de quoi sera fait demain, c'est toujours ça de pris.

Gala.fr : Le monde que vous allez laisser à vos enfants vous inquiète ?

Lucie Lucas : Evidemment. C'est mon principal moteur d'autant plus que mes enfants n'ont pas demandé à être sur terre, c'est moi qui les y ai fait venir. Il n'est pas question de les abandonner à un avenir sombre et incertain, il est encore temps de construire un monde juste et sain. Je veux simplement leur donner les outils et les armes pour nous y aider.

Gala.fr : En quoi votre vie a changé à cause du coronavirus ?

Lucie Lucas : La vie de tout le monde a changé. Notre époque est en pleine mutation. C’est vrai que quand j’ai récupéré mes enfants à l’école pour la dernières fois le jour du premier confinement, il y régnait une ambiance de fin du monde. Et puis on s’habitue à tout. Je considère que le coronavirus n’est qu’une péripétie par rapport à tous les défis que nous devons et devrons relever prochainement.

Gala.fr : Enfin, vous avez révélé sur Instagram avoir été victime de deux viols et de harcèlement sexuel. Il fallait du courage pour se livrer ainsi.

Lucie Lucas : En vérité on ne choisit pas vraiment le moment où l’on peut parler… Il faut réaliser qu'un traumatisme, c'est tout un processus... Il faut déjà reconnaître qu'on a été victime, qu'on ne pouvait pas se protéger, identifier que la situation n’était pas normale et que ce que nous avons vécu n’était pas notre faute. Cela est difficile et prend du temps, parfois des années, mais je n’encourage personne à garder ses blessures au fond de lui.

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