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Le film The Ring projeté en classe de 4ème : la justice a rendu son verdict dans l'affaire de la collégienne "traumatisée"

logo de Télé Loisirs Télé Loisirs 25/11/2021 Marc Arlin
Le film The Ring projeté en classe de 4ème : la justice a rendu son verdict dans l'affaire de la collégienne "traumatisée" © SIPA Le film The Ring projeté en classe de 4ème : la justice a rendu son verdict dans l'affaire de la collégienne "traumatisée"

En avril 2019, un professeur de français avait projeté The Ring à sa classe de 4ème. Les parents d'une collégienne, qui s'était dit "traumatisée" par le film d'horreur, ont attaqué l'Éducation Nationale en réparation du préjudice subi. Le tribunal administratif de Lyon a rendu son jugement.

Quand le cinéma d'horreur s'invite dans un collège. En avril 2019, le professeur de français d'une classe de 4ème avait décidé de projeter Le Cercle - The Ring, dans le cadre d'un travail sur le thème du fantastique. Remake du film japonais Ring, le long-métrage de Gore Verbinski, avec Naomi Watts en tête d'affiche, raconte l’histoire d’une cassette vidéo maudite tuant toute personne l’ayant visionnée au bout de sept jours. Suite à cette projection, les parents d'une des élèves, âgée de 13 ans, annoncent qu'ils attaquent l'Éducation Nationale en justice. L'adolescente serait "véritablement traumatisée" après avoir visionné le film. Selon l'avocat de la famille, celle-ci serait "restée longtemps enfermée chez elle" et "n'aurait plus pu regarder la télé seule", vivant une fin d'année difficile et souffrant d'un isolement social. Un certificat médical en ferait l'état.

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The Ring à l'origine d'un "traumatisme" chez une adolescente ?

Suite à cette plainte, déposée pour "travail pédagogique défectueux" de la part de l'enseignante, les parents demandaient 11.000 euros de dommages et intérêts, au nom du préjudice subi par leur fille. Ce lundi 22 novembre, le tribunal administratif de Lyon a rendu son verdict. La plainte a été déboutée par la justice, relevant d'abord que ce film avait été interdit en salles aux moins de 12 ans, lors de sa sortie en 2002, alors que tous les élèves présents avaient alors "au moins 13 ans". Le tribunal a ajouté que sa diffusion s'était accompagnée "d'un travail d'analyse et de réflexion" sur le thème du fantastique, au programme de quatrième. Ce travail pédagogique "visait à donner aux élèves les clefs de compréhension" et à leur permettre "de prendre le recul nécessaire", écrit le tribunal, estimant que le choix du film n'avait rien d'irrégulier.

Une décision alignée sur la recommandation du rapporteur public

Selon les juges qui ont écarté toute faute de nature à engager la responsabilité de l'État, "l'enseignant et l'établissement n’avaient pas été avertis des possibles répercussions du visionnage de l'œuvre sur l'enfant qui aurait présenté une fragilité psychologique antérieure". Cette décision n'est pas une surprise puisque le rapporteur public avait prôné son refus. Selon lui, il y a eu un travail de "contextualisation" fait en amont, et les élèves ont ensuite écrit afin "d'étudier la construction de la peur dans un film et d’être amenés à prendre du recul". Finalement, ce qu'on pourrait reprocher au professeur, c'est peut-être d'avoir choisi le remake hollywoodien au film original japonais, bien supérieur...

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