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Affaire Clémentine Sarlat : Estelle Denis demande “Est-ce qu’on licencie quelqu’un pour ça ?” (VIDEO)

logo de Télé7 Jours Télé7 Jours 03/08/2020 Télé7Jours

Après une enquête interne pour harcèlement moral et propos sexistes à l’encontre de Clémentine Sarlat, France Télévisions a licencié trois journalistes.

Après une enquête interne pour harcèlement moral et propos sexistes à l’encontre de Clémentine Sarlat, France Télévisions a licencié trois journalistes. © DR Après une enquête interne pour harcèlement moral et propos sexistes à l’encontre de Clémentine Sarlat, France Télévisions a licencié trois journalistes.

C’est en avril dernier, dans les colonnes du journal L’Équipe que Clémentine Sarlat, ancienne co-présentatrice de Stade 2 sur la chaîne publique, exposait en détail les actes de sexisme et de discrimination qu'elle avait subi. “Un jour, lors d’un duplex, j’ai entendu dans l’oreillette un homme en régie dire: ‘Tu crois qu’elle suce elle aussi?’ C’est violent», avait-elle notamment révélé à nos confrères de L’Équipe avant d’ajouter: “On côtoie des gens géniaux, mais aussi des gros cons. Avec les vieux, dès que je mettais une jupe, j’avais forcément le droit à une réflexion”.

"J'allais à Stade 2 en pleurant"

Des actes qui l'avait poussée à démissionner en 2018. Le lendemain, France Télévisions ouvrait une enquête interne "conformément au principe de tolérance zéro appliqué avec rigueur dans l'entreprise (...) pour faire la lumière sur les faits évoqués". Vendredi 31 juillet, le groupe audiovisuel communiquait les résultats de cette enquête : "L'entreprise a décidé de mettre fin à la collaboration de trois salariés appartenant à la direction des sports. Un quatrième a reçu un blâme".

Invitée ce lundi 3 août sur Europe 1, Estelle Denis a réagi à cette décision. Si la journaliste sportive reconnaît des “vannes nullissimes” et “déplacées”, elle s’interroge sur la sanction : “Est-ce que l’on licencie quelqu’un pour ça ? Moi je ne sais pas”. Estelle Denis s’explique : “Pour l'instant on a qu'un son de cloche. Moi, j'aimerais entendre les garçons licenciés pour voir ce qu'ils en disent (...) A un moment, si vous dites à quelqu'un ’tu as fait cette remarque il y a deux ans, et aujourd'hui t'es viré’, je trouve que c'est dur". 

"Il y a aussi des mecs chouettes dans notre travail"

De son côté, la journaliste affirme ne jamais avoir subi quelconque harcèlement ou remarques sexistes… “Cela fait 20 ans que l’on m’appelle 'ma chérie', jamais je n’ai trouvé ça dégradant. J’ai toujours vu ça comme une marque d’affection”. Elle ne veut surtout pas que cette histoire ne laisse penser que tous les journalistes sportifs sont des “porcs”. “Je bosse dans une rédaction avec des mecs élégants, sympathiques. Il y a aussi des mecs chouettes dans notre travail (…) On est en train de jeter l'opprobre sur toute une profession”, regrette-t-elle. 

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La Rédaction

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