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À partir de ce vendredi vous ne travaillez plus pour financer les dépenses publiques

logo de BFMTV BFMTV 27/07/2018 La rédaction
Avant de disposer de 100 euros à dépenser à sa guise, le salarié moyen doit verser à 131 euros de cotisations et d’impôts en France © PHILIPPE HUGUEN / AFP Avant de disposer de 100 euros à dépenser à sa guise, le salarié moyen doit verser à 131 euros de cotisations et d’impôts en France

Cette année, le jour de "libération fiscale" arrive ce vendredi. C'est deux jours de moins qu'en 2017, mais 45 jours de plus que la moyenne européenne.

À partir de ce vendredi 27 juillet, les Français ne travaillent plus pour financer les dépenses publiques. Il s'agit du jour de "libération fiscale", date théorique où le salarié moyen arrête de payer des charges et des taxes pour disposer de ses revenus comme il le souhaite. Il est calculé depuis neuf ans par l'Institut économique Molinari (IEM) et le cabinet EY.

Pour parvenir à ce résultat, ils ont établi le "salaire complet" (salaire brut et charges patronales) d'un salarié moyen. En France, il s'élève à 56.815 euros en 2018, soit l'un des plus élevé de l'Union européenne (6e rang). Une fois l'ensemble des prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales) retirées, soit 56,73% (1er rang) ou 32.333 euros rapportés sur un calendrier de 365 jours et ils obtiennent la date du 27 juillet.

La pression fiscale et sociale commence à baisser

Ce jour de "libération fiscale" arrive deux jours plus tôt qu'en 2017, où le taux de prélèvements obligatoires était de 57,41%, preuve d'une baisse de la pression fiscale et sociale.

En effet, la suppression progressive des cotisations maladie et chômage des salariés leur a permis de disposer de 244 euros cette année - soit moitié moins que ce qui avait été annoncé lors de la campagne présidentielle- et ce montant passera à 400 euros l'année prochaine, selon l'IEM.

Passé du 26 juillet en 2010, au 28 juillet en 2014 puis au 29 juillet en 2016, ce jour de "libération fiscale" arrive plus tôt pour la deuxième année consécutive.

Six pays prélèvent plus de la moitié des revenus

Ce jour arrive tout de même bien plus tard qu'ailleurs en Europe. La France est la championne du contient pour la troisième année consécutive. L'Autiche (18 juillet) et la Belgique (17 juillet) complètent le podium. Le jour de libération fiscale en France arrive 45 jours plus tard que moyenne de l'Union européenne.

Avant de disposer de 100 euros à dépenser à sa guise, le salarié moyen doit verser à 131 euros de cotisations et d’impôts en France, contre 119 euros en Autriche et en Belgique, selon l'IEM. La moyenne de l’Union européenne, où le taux d’imposition du salarié moyen est de 44,52 %, est de 84 euros.

Dans six pays, plus de la moitié des revenus liés au travail sont prélevés au titre des impôts et cotisations. Il s'agit de la France, l'Autriche, la Belgique, l'Allemagne, la Grèce, l'Italie.

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