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Carlos Tavares dévoile sa stratégie pour redresser Fiat

logo de BFM Business BFM Business 03/03/2021
. © Sébastien Bozon / AFP .

Après avoir redressé PSA, au bord du gouffre il y a 7 ans, Carlos Tavares peut-il sauver Fiat. Le patron du groupe Stellantis, issu de la fusion entre PSA et FCA, est revenu sur le sujet après la présentation des résultats annuels dans une interview aux Echos.

Le constructeur italien est en effet identifié comme un maillon faible du nouveau groupe, avec notamment d'importantes surcapacités de production. Carlos Tavares évoque ainsi des investissements non rentabilisés du fait de l'absence de volumes de ventes importants ou encore "des enjeux de logistique interne évidents".

Ces problèmes-là sont très semblables à ceux qu'on avait trouvés chez PSA il y a 7 ans, et chez Opel il y a 4 ans. Ce sont des axes de progrès importants", souligne le dirigeant.

Quid du site britannique d'Opel/Vauxhall?

Autre site menacé après les usines Fiat, l'usine britannique d'Opel/Vauxhall à Ellesmere Port. Sur ce point, il rappelle le contexte politique autour de ce site:

Le gouvernement anglais a décidé de bannir les ventes de véhicules thermiques à partir de 2030 : la conséquence immédiate a été de geler tous nos plans d'investissements sur ce site", note Carlos Tavares.

Il ajoute que la réflexion actuelle est de savoir si cette usine peut être convertie à l'électrique, laissant la balle dans le camp du gouvernement de Boris Johnson.

"Si nous le faisions, il faudrait que ce soit avec le soutien des autorités locales. Ce soutien doit être concret, engageant, et qui ne soit pas un simple effet de communication. Nous attendons que le gouvernement anglais se prononce"

"Adapter l'entreprise le plus vite possible"

Le patron de Stellantis se veut toutefois rassurant vis-à-vis des syndicats français, inquiets dans le contexte d'une fusion qui amène à de nouvelles sources d'économies.

Je vais les rencontrer très prochainement. Il est préférable que je vienne les voir après avoir fait un premier tour de piste chez FCA, pour leur expliquer ce que j'ai vu en Italie et en Amérique du Nord. Les partenaires sociaux français n'ont aucune inquiétude à avoir sur le plan de charge des usines hexagonales, explique Carlos Tavares. Néanmoins, il faut prendre conscience de l'amplitude et de la vitesse du changement auquel nous sommes confrontés (...). La seule chose que je puisse faire, c'est construire une entreprise qui s'adapte le plus vite possible".

Prudent sur l'électrification

Parmi les changements en cours, l'électrification des modèles pour répondre à des règles antipollution de plus en plus contraignantes.  Un changement de modèle pour le secteur, sachant que les marges sont pour le moment réduite sur ces véhicules de nouvelle génération:

"La marge dans l'électrique n'est pas aujourd'hui aussi bonne que celle de la mobilité conventionnelle", souligne Carlos Tavares aux Echos avant de rappeler le contexte d'aides publiques qui soutiennent (pour le moment) les ventes:

"Les subventions vont aller en s'amenuisant, et il faudra les remplacer par une réduction des coûts accélérée, ce qui va mettre de la tension dans une industrie déjà soumise à de multiples sollicitations."

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