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En plein hiver, le courant ne passe plus au Kazakhstan… à cause du bitcoin

logo de Le Figaro Le Figaro 01/12/2021 Ingrid Vergara
Image d’illustration. © 137503787/Worldwide Pictures - stock.adobe.com Image d’illustration.

Le Kazakshtan, pays d’Asie centrale, très riche en hydrocarbures, est devenu en 2021 le deuxième pays au monde pour le minage de bitcoin, derrière les États-Unis. Cette activité désigne les sociétés qui, équipées de puissants ordinateurs, assurent la sécurité des transactions sur le réseau décentralisé bitcoin. Boutés brutalement hors de Chine au printemps dernier, les mineurs ont migré en masse vers le Kazakhstan, attirés par son électricité très bon marché issue en majorité de ses centrales à charbon, ainsi que le climat frais des steppes nécessaire au refroidissement des machines.

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Conséquence de ce boom: la demande en électricité a bondi de 8 % depuis le début de l’année, selon le ministère de l’Énergie, contre 1 à 2 % de croissance les années précédentes. Avec l’arrivée de l’hiver, les pics de consommation sont ingérables et le réseau ne suit pas. Dans la capitale, Noursoultan (photo), le gestionnaire national du réseau électrique Kegoc a prévenu qu’il allait rationner l’énergie des 50 sociétés de minage enregistrées.

Mais un certain nombre d’autres fermes de minage se sont installées en toute illégalité, et pompent le système hors de tout contrôle. En attendant de pouvoir renforcer ses capacités de production d’énergie, le pays veut mieux profiter de la manne de cette nouvelle industrie en pleine croissance. À partir de 2022, les mineurs officiellement déclarés devront payer un surplus de 1 tenge kazakh (0,00200 €) par kilowattheure consommé.

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