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L'OCDE table désormais sur une récession de -9,5% en France en 2020

logo de BFM Business BFM Business il y a 4 jours P.L.
Le PIB français s'est contracté de 13,8% au deuxième trimestre © AFP Le PIB français s'est contracté de 13,8% au deuxième trimestre

L'OCDE s'attend à une récession moins sévère que prévu en 2020 mais également à une reprise plus modeste. Dans ses perspectives économiques publiées ce mercredi, l'organisation table sur une chute du PIB de -9,5% en France cette année, contre -11,4% dans ses dernières projections de juin. En revanche, le rebond de l'activité française devrait être de l'ordre de 5,8% en 2021, contre une première estimation de 7,7%.

Au niveau mondial, l'OCDE table sur un recul du PIB de 4,5% en 2020 puis sur un rebond de 5%. En juin, elle prévoyait une récession de 6% et une reprise de 5,2%. Après avoir accéléré au printemps, lorsque les mesures de confinement destinées à combattre la pandémie de coronavirus ont été allégées, "le rythme de la reprise mondiale a perdu un peu de son élan au cours des mois d'été, en particulier dans les économies les plus avancées", constate l'organisation basée à Paris.

Elle souligne toutefois que "ces perspectives sont très incertaines" car dépendantes "des hypothèses relatives à la propagation du virus et de l'évolution des politiques" macroéconomiques.

La France parmi les pays les plus touchés

En outre, ce chiffre global masque des "différences considérables entre les pays", entre la Chine (+1,8%) qui devrait être la seule économie du panel à afficher une croissance en 2020 et l'Inde, entrée plus tardivement dans la pandémie, dont le PIB devrait chuter de 10,2%.

Les Etats-Unis (-3,8%) devraient quant à eux faire mieux que la moyenne mondiale, et l'Allemagne (-5,4%) mieux que la zone euro (-7,9%). Avec la France, l'Italie (-10,5%) et le Royaume-Uni (-10,1%) devraient au contraire accuser fortement le coup, et rebondir moins fortement en 2021 que ce que l'OCDE anticipait en juin.

Pour autant, l'OCDE est claire: sans la réaction rapide et massive des gouvernements, sans l'intervention conséquente des banques centrales, "la contraction de l'activité aurait été nettement plus importante". Elle les invite d'ailleurs à continuer à soutenir l'activité en 2021, et ce d'autant que "l'incertitude reste élevée et la confiance fragile".


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