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La Nouvelle-Zélande veut aussi des accords entre ses médias et les géants du numérique

logo de Le Figaro Le Figaro 03/03/2021 www.lefigaro.fr
Le ministère chargé des communications a commencé un dialogue avec Facebook et Google. © DENIS CHARLET / AFP Le ministère chargé des communications a commencé un dialogue avec Facebook et Google.

L'Australie l'a fait, la Nouvelle-Zélande veut suivre. Le ministre néo-zélandais des communications, Kris Faafoi, a expliqué avoir rencontré Google et Facebook afin de les inciter à nouer des accords de licence avec les médias du pays. Une entrevue décidée à la suite du récent vote d'une loi australienne obligeant les géants de la Tech à rémunérer les médias traditionnels.

Le ministre a cependant affirmé privilégier la conclusion d'accords, dans le cadre de négociations entre les groupes de presse du pays et les géants américains, plutôt que l'adoption d'une règlementation contraignante. «Je suis convaincu que les discussions commerciales qui ont lieu entre les médias traditionnels et les plateformes numériques vont également commencer en Nouvelle-Zélande et je les encourage», a déclaré Kris Faafoi devant le Parlement. Mais il ne ferme pas la porte à une action législative en fonction de l'avancée des échanges entre éditeurs et plateformes.

Suivre le modèle australien

L'Australie a croisé le fer avec Facebook et Google pour les contraindre de rémunérer les médias afin de compenser leur prédation sur le marché de la publicité en ligne. Après avoir menacé de quitter le pays, Google a fini par signer de nombreux accords avec des éditeurs australiens, pouvant atteindre les 100 millions d'euros.

Facebook, lui, a effacé les médias australiens de son réseau social durant cinq jours pour obtenir des concessions de la part du gouvernement. Il est en train de signer des accords avec la presse du pays, dont les articles seront mis en avant dans le nouvel onglet Facebook News. De plus, le groupe de Mark Zuckerberg a annoncé investir «au moins 1 milliard de dollars» dans le contenu d'actualité dans les trois prochaines années.

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Le gouvernement australien a remporté son pari grâce à une mesure clé de sa loi : en cas d'échec des négociations entre plateformes et éditeurs, un arbitre externe tranchera entre les deux offres finales. Il s'agit d'une épée de Damoclès pour contraindre Google et Facebook à signer des accords généreux, plutôt que de risquer voir l'arbitre choisir la demande financière des éditeurs.

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L'Union européenne a, elle, adopté en 2019 l'instauration de droit voisin. La France a été le premier pays à transposer la loi, et un premier accord vient d'être signé entre Google et la presse quotidienne après de nombreuses difficultés.

Des voix s'élèvent pour que les éditeurs européens puissent aussi bénéficier du système d'arbitrage australien, qui rééquilibre le rapport de force dans les négociations. Microsoft s'est engagé le 22 février dernier à soutenir la presse européenne dans ce nouveau combat.

Si l'initiative du ministre Kris Faafoi est une étape marquante, elle n'est pas la première action de son gouvernement. Au mois de février une enveloppe de 55 millions de dollars a été ouverte pour soutenir le «journalisme d'intérêt public».

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