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Nike accuse les entreprises qui customisent ses baskets de contrefaçon

logo de BFM Business BFM Business 22/07/2021
Nike © NICOLAS ASFOURI / AFP Nike

Nike veut protéger sa virgule. Depuis plusieurs années, le marché de la customisation de baskets est florissant. Des artistes décorent de célèbres modèles de chaussures et les revendent parfois à prix d'or. Mais Nike veut mettre fin à la pratique, considérant qu'il s'agit de contrefaçon.

Il y a quelques mois, Nike avait porté plainte contre une société new-yorkaise, MSCHF, pour contrefaçon et dilution de la marque. A l'origine de l'affaire, des Air Max 97 fabriquée par Nike mais personnalisées par MSCHF en collaboration avec le rappeur Lil Nas X.

Des signes distinctifs rappelant le diable avait été ajoutés sur la basket, à l'image du pentagramme (étoile inversée à cinq branches), et une goutte de sang humain avait été injectée dans la semelle. En plus des "Satan Shoes", MSCHF avait également lancé un modèle de "Jesus shoes". L'entreprise new-yorkaise a finalement accepté de signer un accord financier avec Nike et de rappeler les baskets personnalisées.

Une "menace croissante"

L'équipementier américain veut désormais s'attaquer au marché global de la customisation. Nike affirme être confronté à "une menace croissante" de contrefaçon et de dilution de marque à cause de tiers "qui cherchent à profiter injustement" de ses succès "en exploitant la valeur" de sa marque "pour vendre de faux produits", rapporte le site The Fashion Law.

Nike a déposé une nouvelle plainte lundi auprès du tribunal fédéral de Californie contre une autre entreprise de customisation, Drip Creationz. Sur ce site, on peut notamment trouver des Nike Air Force 1 personnalisées, vendues près de 200 dollars, soit deux fois plus cher que modèle original.

Pour le géant américain, l'entreprise ne peut pas revendiquer de vendre des modèles Nike "authentiques" car lors du processus de customisation, des parties de la basket sont retirées et reconstruites. Des techniques "jamais approuvées ou autorisées". Les matériaux utilisés posent également problème, surtout quand des logos et des images appartenant à des tiers sont utilisées, à l'image du damier Burberry.

Selon Nike, cette pratique est susceptible de "créer une confusion" sur l'origine des produits. Les consommateurs pourraient en effet penser qu'il s'agit de collections limitées Nike.

"Plus des customisations non autorisées sont fabriquées et vendues, plus il devient difficile pour les consommateurs d'identifier les collaborations autorisées et les produits authentiques. A terme, personne ne saura quels produits Nike a approuvé, et lesquels ne l'ont pas été", affirme l'entreprise.

Nike n'est pas la seule entreprise à s'inquiéter de l'essor du marché de la customisation. Rolex a récemment gagné un procès similaire. En début d'année, Chanel a poursuivi une entreprise américaine qui fabriquait des bijoux avec des boutons arborant le célèbre logo.

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